Créé le: 15.08.2024
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Vivre à corps et à cris
L'oasis et l'iris
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Nous plongeâmes tous dans cet état extatique qui nous ressourçait autant que l’arrivée dans une oasis après une longue traversée du désert.
Comme à l’accoutumée, Pierrette, Jeannette, Lucette n’avaient pas accumulé suffisamment d’énergie pour atteindre la période suivante de ressource. Ce n’était pas très grave, leurs corps s’étaient mis en hibernation et ressemblait à un iris. Il suffit de les entourer pour qu’elles reprennent conscience et continuent cette vie qui était vraiment sans fin.
À l’opposé, bien que chacun se demandait comment les humains pouvaient mourir, il fallait régulièrement aller rechercher quelques âmes perdues qui essayaient de mettre fin à ce qu’elles considéraient comme un supplice : la poursuite d’une vie infinie. La plupart de ces cas avait déjà atteint l’âge approximatif de cinq cents ans, d’autres débutaient cette égarement plusieurs siècles plus tard. Aucun n’appartenait à notre groupe, bien heureusement.
Néanmoins, pour tous, cette idée d’une fin nous taraudait régulièrement d’autant plus quand nous n’avions pas la chance de tomber sur un divertissement comme le macchabé du jour.
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Commentaires (1)
Starben Case
28.09.2026
A la relecture de ce texte, j'en découvre les subtilités. L'idée qu'en regardant l'horizon, on bute sur un cercueil, point de démarrage d'un récit étrange et vraisemblable si on intègre la longévité et même l'immortalité à l'espèce humaine. La finalité est bien ce qui donne de la valeur à la vie, malheureusement on ne dirait pas que le vivant est précieux aux yeux des sapiens. Merci Jean.
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