Créé le: 15.08.2024
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Vivre à corps et à cris

Fiction, Nouvelle — Au-delà 2024

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© 2024-2026 Jean Cérien

Le pain et le vin

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Le verbe manger était encore d’usage par un étonnant hasard, il n’était évidemment pas question de détruire son environnement pour acquérir une nouvelle énergie, un tel comportement aurait horripilé les convives. Ni viandes, ni légumes ou fruits : manger était un moment de méditation. Cette modification de la conscience permettait de transférer une partie de l’énergie que les plantes les plus fortes avaient créée par la photosynthèse. Cette énergie était transmise à l’état pur aux vivants. Même les animaux avaient été génétiquement modifiés pour ne plus avoir besoin de consommer à des fins nutritionnelles. Il n’y avait ni prédateur ni proie. Boire l’eau des rivières était toujours nécessaire, mais il y en avait en abondance, le climat étant géré par les supercalculateurs centraux, de plus personne ne s’en occupait depuis des lustres, ils se géraient tous seuls.

Le premier à se mettre à table, expression qui avait perdu son sens littéral, était Paul, dès que l’on s’organisait pour méditer, il s’installait confortablement et se mettait dans un état mental au-delà de l’imaginable. Il appelait ses voyages dans d’autres états mentaux ses échappées vers son paradis.

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Commentaires (1)

Starben Case
28.09.2026

A la relecture de ce texte, j'en découvre les subtilités. L'idée qu'en regardant l'horizon, on bute sur un cercueil, point de démarrage d'un récit étrange et vraisemblable si on intègre la longévité et même l'immortalité à l'espèce humaine. La finalité est bien ce qui donne de la valeur à la vie, malheureusement on ne dirait pas que le vivant est précieux aux yeux des sapiens. Merci Jean.

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