Lorsqu’elle avait entendu le déclic signifiant la fin de la conversation avec Giovanni, après qu’il lui ait raconté son horrible rêve des oisillons étranglés, Violette avait pensé qu’il avait une personnalité étrange et que, comme beaucoup d’artistes, il ne montrait aucun intérêt pour ce qui ne le concernait pas directement. C’est elle qui l’avait appelé, il aurait au moins pu s’enquérir des raisons de sa démarche. Mais il avait raccroché son téléphone, brusquement, sans même lui demander comment elle allait. Elle s’était alors promis de tourner cette page d’un passé appartenant exclusivement à sa mère ; elle allait...