Le cadavre gît à ses pieds, baigné dans une mare de sang. La scène, faiblement éclairée par le seul candélabre à l’extrémité ouest du terrain vague, illumine partiellement les orbites vides de Rooney. Des torrents d’eau s’abattent sur Hell’s Kitchen. Dante en a pleins ses chaussures italiennes payées au prix fort chez les macaronis. Son pardessus ; imbibé, sent le vieux cabot mouillé, son Borsalino ; plaqué sur sa tête, a cessé de le protéger des pluies diluviennes. Il frissonne. Les yeux vitreux l’observent, la bouche ; étirée dans un rictus absurde, laisse apparaître une sorte de satisfaction...