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J’aurais dû faire marche arrière… J’aurais dû refuser de sortir avec le petit-fils du général qui avait condamné à l’exil mon propre grand-père convaincu de haute trahison. J’aurais dû faire marche arrière et ne pas plonger dans nos mémoires communes à la recherche de la vérité. J’aurais dû… Mais je n’ai pas pu…
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J’aurais dû faire marche arrière… J’aurais dû refuser de sortir avec le petit-fils du général qui avait condamné à l’exil mon propre grand-père convaincu de haute trahison.

J’aurais dû faire marche arrière et ne pas plonger dans nos mémoires communes à la recherche de la vérité. J’aurais dû… Mais je n’ai pas pu…

Août il y a un an, garden-party chez L, chaleur écrasante, robe bleu ciel moulante à la Kennedy.

« Vous êtes la petite fille du Général N ? » l’homme à l’allure de colosse qui me pose cette question alors que je sirote une coupe à bulles sous le grand saule pleureur, un présage penserai-je plus tard, a un sourire joyeux que contredit son regard grave posé sur moi. Mon grand-père, sujet tabou, sujet qui fascine ou révulse, mais toujours sujet de conversation. Selon l’humeur du jour je rembarre, combats ou méprise. Là je me contente de le regarder alors que le vent léger me rafraîchit enfin, décollant presque le tissu de ma robe qui semble avoir pénétré ma chair à la rendre brûlante. « Autant que vous le sachiez de suite avant qu’un malotru ne vienne vous le dire comme un secret honteux ou pire ne nous présente en attendant que nos noms révélés ne déclenchent votre ire. Je suis Alban J, le petit-fils du général J » La gorgée dorée et fraîche se fait soudain morsure en ma gorge, je la sens descendre en moi tel un torrent de feu. Je le regarde toujours et je m’entends d’une voix claire lui rétorquer que l’on n’est pas responsable des actes de ses pères, même s’ils sont iniques. Quand il m’apparut qu’aux yeux de son petit-fils ils ne devaient pas l’être.

« – Je crois que chacun de nous campera sur ses positions pensant détenir la seule et unique vérité. Même si, bien sûr, ma version est la seule et unique vérité. » continuai-je l’air faussement détaché alors que je bouillais, que je n’entendais même plus le brouhaha des invités au loin, que le vent léger que j’avais recherché m’apparaissait à l’instant comme un ennemi de plus qui m’agressait tout comme cet homme si grand qui me faisait face.

– Je le crains, dit-il. C’est pour ça que nous ne devrions pas aborder ce sujet.

– C’est pour ça que nous ne devrions plus jamais nous adresser la parole » rajoutai-je en un souffle. Il fallait que je m’éloigne, que je fuie ce rappel du passé qui jamais ne passera vraiment. – J’aime beaucoup vos articles, ils sont si pleins d’humour, si décalés, on ne sait jamais quel vent vous mène. C’est toujours si surprenant. » J’en restai coite. Il lisait la presse féminine ? Lui ? Ce colosse buriné, aux mains en forme de battoir ? « J’ai été marié vous savez. Alors forcément… » Sourit-il.

– On tombe sur des articles de fonds… » achevai-je, souriant malgré le fantôme de mon grand-père qui s’agitait derrière lui. Août 62, la chaleur était accablante le jour du verdict. Condamné à l’exil avec exécution immédiate de la sentence. Nul n’avait eu le droit d’accompagner mon grand-père sur le quai de ce port qu’il connaissait si bien. Nul ne l’avait vu embarquer pour toujours loin de sa patrie et des siens. Ma mère adolescente avait juste pu imaginer cette scène, tout comme elle tenta toute sa vie d’imaginer celle où son père, gravissant la rambarde du navire, préféra périr en mer plutôt que de subir cet injuste déshonneur.

Août de cette année. Alban et moi sommes assis dans mon salon aux fines boiseries claires. Nous venons d’achever la lecture de la dernière lettre. Nous regardons les sept lettres qui sont étalées sur le tapis blanc telles des taches jaunes obsédantes que nulle javel ne pourra faire disparaître. Nos mains pour une fois se détachent l’une de l’autre. Nous savons et nous n’osons plus nous regarder. J’aurais dû faire marche arrière, ne pas tomber amoureuse du petit-fils de l’homme qui avait fait condamner mon grand-père.

Août de l’an passé. Nous avons gravi ensemble les marches menant vers la terrasse où étaient rassemblés la plupart des invités. Les regards se posaient sur nous, surpris, parfois choqués, souvent amusés mais la plupart attendant qu’un drame se produise. Un drame qui ferait les beaux jours des soirées d’hiver à venir, des dîners mondains où l’on se rend, où l’on s’ennuie mais que l’on ne manquerait pour rien au monde. Alban et moi devisions comme deux vieux amis des dérives de la presse féminine qui nous encourage à toujours plus d’indépendance vis-à-vis des hommes tout en nous apprenant à ressembler à leurs fantasmes. Déjà nous savions que nous glissions… déjà nous avions glissé… Le mois s’acheva léger comme une bulle, nous étions enivrés de nous aimer comme si nous avions établi nos vies au sein même d’un jéroboam de champagne millésimé. Nous savions malgré nous que ce n’était qu’un répit. Mais nous ne savions pas que la trêve du passé s’achèverait par l’arrivée d’un mot glissé sous ma porte avec, tracés à l’encre violette, ces quelques mots :

“ Malheur à ceux qui ignorent, malheur à ceux qui n’auraient pas dû s’unir même un instant. Retrouvez les sept lettres jaunies par les ans et vous saurez ce que vous auriez dû ignorer. Retrouvez les sept lettres des généraux. ”

Le rêve d’un été s’achevait. Nous avions décidé d’ignorer cette missive. Mais voilà, le démon de la curiosité comme celui de midi est pernicieux et puissant, et rien ni personne ne peut lui résister. Nous étions enlacés, silencieux, ma tête reposant sur le puissant torse de mon amant.

Août 62. Sept généraux réunis à huis clos sans assesseur ni gardien, seuls. Des sept généraux un seul est accusé, les six autres le jugent.

Août de l’an passé. Nous convenons que les sept lettres doivent être celles des sept généraux.

« – Mais mon grand-père n’avait pas le droit d’écrire, même à sa famille. Dès qu’il fut mis en cause, ton grand-père l’a fait mettre au secret et toute correspondance fut purement et simplement interdite. » Je ne me rends même pas compte que je pointe Alban du doigt alors que ma voix se fait plus âpre et accusatrice. Je suis debout face à lui, sa grande carcasse se tasse sur le canapé. J’ai inversé les rôles. Je représente ma famille, je suis l’accusatrice et l’homme que j’aime est l’accusé.

– Ton grand-père a avoué avoir donné des informations à l’ennemi. » Sa voix calme presque douce est pourtant sans appel.

– Un vague compte-rendu mal tapé à la machine, sans date, sans signature ne prouve rien et tu le sais, son soupir de lassitude dès que nous abordions ce sujet aurait dû m’alerter. Bien, retrouvons donc ces satanés lettres avant qu’elles ne nous séparent. » Il se lève, déplie sa masse imposante dans mon petit salon et m’enlace. Je tente vainement de me dégager sans grande conviction alors que ses bras m’emprisonnent tendrement mais fermement.

– Décidément, c’est une habitude familiale de nous mettre en cage, à mes mots rancuniers il se contente de rire, d’un rire qui ressemble au grommèlement d’un ours. Qui de nos jours écrit à l’encre violette à part une ou deux près-ado ? » J’ai posé la question à haute voix, elle n’attend pas de réponse.

– Ma grand-mère, répondit Alban le plus naturellement du monde. Elle écrit depuis toujours à la plume, d’une encre violette qu’elle commande à un vieux fournisseur d’un âge encore plus canonique que le sien. »

Je ne fus pas invitée à l’entrevue entre Alban et sa grand-mère dont je connaissais la sinistre réputation. Petite-fille d’un président du conseil, fille d’un général qui devint ministre, épouse d’un général qui devint ministre, mère de deux généraux et d’un ministre. Elle était surnommée la reine douairière et je l’imaginais mal se faufilant en douce une nuit pour glisser sous ma porte ce mot aux faux airs menaçants mais au vrai poison dans nos esprits. Alban me tenait la main mais refusait obstinément de me narrer les détails de la confrontation avec la douairière. Malgré sa quarantaine bien entamée et son corps de géant, je devinais que face à cette redoutable aïeule il était redevenu le petit garçon qu’elle empêchait de jouer avec les voisins de sa maison de campagne qui possédaient une piscine, ultime preuve de leur arrivisme et donc infréquentables. Alban se montrait buté, borné, têtu, imprenable dans ses retranchements, une citadelle de secrets dans laquelle il m’était défendu de pénétrer. Ce que j’avais pris jusqu’alors pour de la discrétion m’apparut comme un refus impérieux de me laisser entrer plus avant dans sa vie. J’étais hors tout, je n’avais accès qu’à des bribes de lui. Je fus très remontée quand il se contenta d’un résumé laconique.

« – Elle a bien écrit ce mot, notre relation ne lui plaît guère, elle y voit même un signe funeste du destin. Elle refuse d’en dire plus. Pour elle, si nous nous aimons vraiment nous ne devons pas tenir compte de ces lettres.

– En sachant qu’il existe peut-être des preuves de l’innocence de mon grand-père ? Elle a envoyé ce mot exprès. Elle sait parfaitement qu’on ne peut plus faire marche arrière. Moi, je ne le peux pas.

– Des preuves de son innocence ou de sa culpabilité… Ne crie pas, tu sais bien que cette possibilité existe aussi.

– Non ! tempêtai-je. Il est innocent et ça rend la reine douairière malade que je puisse apprendre que son époux vénéré a fait condamner un innocent. Son soupire exaspéré n’augurait rien de bon.

– Elle pense surtout que si nous nous aimons vraiment nous ne chercherons pas à savoir. Quelle importance après tout, ce qui compte c’est nous.

– Alors si on s’aime vraiment on glisse le passé avec tous ses secrets sous un tapis poussiéreux. Les secrets sont des poisons, la boîte de pandore finirait par s’ouvrir.

Je devinais une esquisse de sourire malgré sa barbe fournie qui lui donnait un air d’homme des bois. La douairière avait donné une liste, celle des six généraux qui avaient jugé mon grand-père. Classés secret défense ces noms étaient inconnus de tous jusqu’à ce dernier jour d’août qui voyait mourir aussi bien les vacances que ce semblant d’insouciance que je cultivais comme une forcenée.

Août de l’an passé voyait périr également les secrets les mieux gardés. Cinq nouveaux noms surgissaient, jusque là seul celui du grand-père d’Alban était connu de tous. Ces généraux avaient voté à l’unanimité la condamnation de mon grand-père, ces noms m’hypnotisaient et l’un d’eux était celui du propre frère de mon grand-père.

Alban poussa de nouveau un profond soupir, un grognement de dépit. Un des noms était celui de son père qui venait d’être nommé général. En quelques lignes d’une encre noire délavée apparaissait une trahison fraternelle, un mensonge d’état, le tout englobé dans une histoire de famille.

« – En août 62 le général Pierre K, Alban secoua la tête avant de poursuivre, était fiancé à ma tante depuis deux mois.

Deux grands-pères, un frère, un fils, un gendre. Je pointais du doigt les deux patronymes restants.

– Jean S était le parrain de ma sœur aînée, et Louis H, le témoin de mariage de ton grand-père si j’en crois les explications de ma grand-mère qui outre une volonté de fer a une mémoire redoutable.

– Nous sommes donc en pleine histoire de famille. Mais que fait une histoire de famille au milieu de la grande histoire ? J’étais si abasourdie que tout mon sarcasme coutumier et protecteur semblait s’être enfui. Alban se contenta d’enserrer mes mains dans les siennes.

Des sept ne restait nul survivant. Je commençais par fureter chez les petits-enfants de mon grand-oncle sous le fallacieux prétexte de retrouver de vieilles photos de famille. L’expérience familiale m’avait appris à ne pas faire mention de documents écrits, source de bien des fantasmes et d’angoisses qui m’auraient fermé les portes des vielles malles range-souvenirs et fatras en tout genre. J’eus beau plonger dans les greniers étouffants, les caves humides, braver les blattes, les araignées et les bestioles qui s’abreuvent du suc des vieux souvenirs, rien. Je rentrais chez moi couverte de poussière, de résidus de toiles d’araignées et de je ne sais quoi encore. Nous passâmes ainsi des mois à chercher, à trouver des prétextes pour nous introduire chez nos familles et relations respectives dont, fort heureusement, nul ne semblait penser que nous formions un sombre dessein.

Le pire de tout, faire ressurgir nos fantômes qui en semblaient ravis si j’en croyais mes nuits hantées. Alban et moi étions vampirisés par notre quête, nous ne parlions plus que du mystère des sept lettres, j’échafaudais mille théories qu’il se contentait de commenter par un laconique leitmotiv « Attendons de savoir » sur un ton lénifiant qui me mettait hors de moi. Nos disputes, ou plutôt les miennes, se faisaient de plus en plus régulières et avec une violence dans le verbe qui allait crescendo. Il restait stoïque mais je devinais la brèche entre nous qui, peu à peu et si nous n’y prenions garde, se transformerait en un canyon infranchissable.

Août 62. Coupable, sur aveu du prévenu, exécution immédiate de la condamnation. Une vague signature. Pas de jour, pas d’en tête, juste l’année. Le néant. La presse rend compte de la condamnation : ” Le général N est reconnu coupable de haute trahison, il a prévenu l’ennemi de l’attaque de grande ampleur que notre armée allait lancer sur la ville de O pour la reprendre aux rebelles. L’argent ne semble pas le motif de cette haute trahison. Dans les milieux autorisés on parle d’un coup de folie passagère du général N probablement dû à la perte récente de son fils ainé mort en héros sur le champ de bataille lors de la grande bataille de mars. ”

Août de cette année. Presque une année à chercher ces lettres. La distance entre Alban et moi devient chaque jour plus palpable, elle est comme le troisième larron de l’histoire.

« – Mieux que des reproches, plus efficace que la pression familiale pour que nous rompions… Ta grand-mère est l’être le plus machiavélique qui soit. Depuis des mois ce n’est plus « nous » qui comptons mais « elles », ces maudites lettres. Le mieux serait de les oublier si nous voulons rester ensemble.

– Tu sais bien qu’il est trop tard pour en faire abstraction. Trop tard.

Bien des années plus tard je me demanderai encore si son deuxième « trop tard » concernait les lettres ou notre avenir commun.

Août de cette année. Loin de la canicule, dans notre bar d’hôtel préféré qui a abrité notre premier baiser. La déco noire et or presque kitch a quelque chose de rassurant. Nous sommes assis côte à côte sur la petite banquette des premiers émois, les lettres essaient bien de s’y assoir mais je me colle à mon amant pour ne pas les laisser s’immiscer une fois de plus entre nous. Mais voilà, elles sont les plus fortes, une fois de plus. Et le groom qui dépose sur notre table une boite empaquetée dans du papier kraft ne se doute pas qu’il vient de sonner la fin d’une journée où la paix même fragile semblait s’être de nouveau installée. Nous n’avons pas fini notre déjeuner, nous sommes rentrés chez moi. La boîte ajourée contenait sept lettres jaunies d’épaisseur inégales et un mot d’une fine écriture à l’encre violette :

“Puisque vous avez bravé le sort, voici les sept lettres.”

Elles étaient toutes datées du 14 août 1962. Elles étaient signées par ceux qui les avaient écrites et sous chaque signature le paraphe des six autres était apposé, y compris celui du condamné. Elles étaient un puzzle de faits que nous passâmes la journée à déchiffrer. Elles ne relataient pas seulement l’épisode du mois de juin 1962, où mon grand-père aurait prévenu les rebelles d’une attaque d’ampleur. Cela commençait au mois de mars de cette année là, par la mort de mon oncle, jeune militaire promis à un brillant avenir. Et rien de ce que nous lisions ne correspondait aux légendes communes. Nous les classâmes par ordre chronologique.

Mon oncle Etienne n’était pas mort en héros. Il s’était amouraché de la cause des rebelles et leur avait fourni informations et armes des mois durant provoquant maintes pertes dans nos rangs. Pourquoi avait-il agi ainsi ? Dans sa lettre, il apparaissait que mon grand-père pensait que son fils se rebellait d’une éducation trop stricte, d’un avenir que d’autres avaient tracé pour lui. Il se l’expliquait ainsi mais ne l’excusait pas. Quand le grand-père et le père d’Alban, mon grand-oncle, mon grand-père et les trois autres généraux apprirent qu’Etienne avait trahi, ils le passèrent par le peloton d’exécution. Ils furent les juges et les bourreaux.

Quant à la trahison pour laquelle mon grand-père fut condamné là encore la légende diffère des faits. Il faut remonter à la fin mai de cette même année 1962, le ministre des armées et ses conseillers spéciaux avaient décidé contre avis de l’état major d’une attaque d’ampleur contre les rebelles retranchés dans la ville de O. Décision prise dans la précipitation, alors que le ravitaillement faisait défaut, que les hommes étaient en sous effectif et que la ville assiégée, sans moyen de grand ampleur, était considérée comme imprenable. Une telle attaque était donc vouée à l’échec, des milliers de nos hommes allaient périr. Les sept rédacteurs des lettres s’y étaient opposés avec force mais le pouvoir politique et les élections prochaines avaient eu raison de la raison. L’attaque était programmée pour le 4 juin. Les généraux se réunirent. Leur plan était simple, prévenir les rebelles de l’attaque puis rendre publique une pseudo trahison et enfin faire désigner un coupable pour ne pas jeter la suspicion sur l’ensemble de l’état-major. Mon grand-père, meurtri par la trahison de son fils et ses conséquences, meurtri par la condamnation et l’exécution de ce dernier auxquelles il avait participé, décida d’endosser le rôle du traître et de se sacrifier.

Bien sûr au plus haut niveau personne ne fut dupe. Mais la mystification se mit en place. Le coup de folie passagère de mon grand-père entra dans la sombre légende.

Comme il fut reconnu « irresponsable » de ses actes, son déshonneur ne fut pas prononcé et ma famille ne fut pas vraiment mise au ban de la bonne société.

Les sept lettres regagnèrent la boîte qui semblait les avoir toujours abritées. Instinctivement Alban et moi cherchâmes la main de l’autre, et nous récitâmes la dernière phrase identique des lettres de nos deux grands-pères :

” Surtout que nos deux épouses n’en sachent rien. Elles se détestent depuis leurs années de pensionnat. ”

J’aurais dû faire marche arrière… J’aurais dû refuser de sortir avec le petit-fils du général qui avait condamné à l’exil mon propre grand-père convaincu de haute trahison, m’étais-je répété tout au long de l’année. Mais après tout, j’avais bien eu raison de ne pas faire marche arrière.

– FIN –

Commentaires (1)

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Webstory
14.05.2016

"Les sept Lettres" a gagné le Prix du Public du concours Webstory 2013. Il a été publié dans le livre Webstory I, disponible auprès de Webstory. A ce jour, il reste en tête de liste des plus lues. Un grand bravo!

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