Créé le: 11.10.2026
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Une aventure au cœur d’un hôtel de luxe
17. Le cœur d’Éléonore
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Vous redescendez au bar, espérant que Mme Ducan y soit encore. Jimmy, derrière son comptoir, vous la désigne d’un petit signe de connivence : elle ne semble pas au mieux de sa forme…
Vous vous asseyez en face d’elle, tranquillement, comme on revient auprès d’une cliente qu’on veut apaiser.
– Ah… vous êtes là…
– Oui, Mme Ducan. Et… peut‑être avec de bonnes nouvelles.
Elle relève les yeux. Une lueur d’espoir traverse ses prunelles. L’irritable millionnaire arrogante que tout le monde fuit s’est muée en vieille femme soucieuse, fragile. Ses doigts tremblent légèrement autour du verre, comme si sa bague était devenue trop lourde pour elle.
– J’ai retrouvé votre fils, dites‑vous doucement.
– Hervé ? Il… il accepte enfin de m’accueillir, de me voir ?
– Je crois qu’il en a envie, oui.
Vous soufflez, pour ne pas brusquer ce moment. Vous choisissez vos mots avec soin :
– Pas en Directeur… en fils. Un fils qui veut vous parler autrement. Un fils qui veut essayer de se rapprocher.
Elle sourit, puis se raidit, méfiante :
– Comment avez‑vous réussi à le convaincre ?
Vous n’avez aucune certitude, seulement des impressions. Mais ce que vous avez perçu vous donne le courage de parler. Vous lui prenez délicatement la main et admirez la morganite qui s’accorde à son doigt.
La gemme, d’un rose vif et saturé, semble respirer comme si elle cherchait votre rythme.
– Vous savez… cette pierre révèle souvent ce qu’on garde trop longtemps pour soi, murmurez‑vous. Et votre cœur est sensible, Éléonore. Je l’ai senti.
Vous reprenez, d’une voix douce :
– La morganite adoucit les blessures. Vous avez été blessée… et Hervé aussi. Différemment.
Elle veut répliquer, mais vous poursuivez pour ne pas briser l’élan :
– La femme qu’il aime… n’est pas une menace : elle l’apaise, elle le transforme.
Elle fronce les sourcils, agacée. Vous restez calme :
– Sophie est première femme de chambre ici, au Colombus. Elle n’est pas née avec une cuillère en argent dans la bouche. Elle a construit sa vie pas à pas. Elle a travaillé, elle a gravi les échelons. Et… ce qu’elle a le mieux réussi, selon moi, c’est d’ouvrir le cœur de votre fils. Je l’ai vu rire, aider, partager… ce que je n’avais jamais vu avant.
Mme Ducan semble étonnée. Vous sentez sa carapace s’effriter, ses a priori se fissurer.
Vous continuez :
– Éléonore… votre morganite est une pierre de tendresse, mais aussi de vérité. Elle révèle ce qu’on cache derrière les apparences. Et je crois que vous n’êtes pas la femme insensible ou orgueilleuse que l’on pourrait croire. Votre cœur est plus tendre que vos mots. Et vous savez, au fond, que l’amour n’a jamais eu de statut social.
Ses yeux se voilent un instant, comme si une vieille certitude venait de se fissurer sous le poids de vos mots.
Vous vous levez, doucement :
– Votre fils est prêt à vous parler, à vous présenter Sophie. Il a compris que l’amour d’une mère est aussi important que celui d’une femme aimée.
Elle vous regarde, elle vous sourit.
Vous lui proposez, quand elle se sentira prête, de vous rejoindre dans sa suite.
Marcel – qui l’attend à la réception – l’accompagnera jusqu’à sa chambre.
Vous, vous y allez déjà pour préparer les retrouvailles. (20)
OU
Il n’y a pas d’autre choix. Vous partez avant elle, portée par l’espoir qu’elle vous suivra, et en priant pour que tous les protagonistes soient au rendez-vous. (20)
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