9. Dans la rue, le souffle coupé

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Vous sortez du Colombus, marchez dans la rue, essoufflée, en boitant. Vous avez perdu un talon dans la lutte.

Soudain, l’absurdité de la situation vous frappe. Un rire vous échappe. Vous avez perdu plus qu’un talon : votre dignité et votre job, celui pour lequel vous vous êtes tant battue. Trois pertes en une minute.

Vous vous dites : si le Colombus avait un tableau des records, celui-ci serait encadré dans le hall.

 

Vous sentez une liberté nouvelle, dangereuse, presque grisante : tout peut basculer maintenant, mais en même temps vous regrettez votre impulsivité. Depuis des semaines, vous teniez debout par miracle ; aujourd’hui, vous avez explosé.

 

Que faire maintenant ?

 

Une pensée vous traverse : si vous pouviez revenir juste avant que tout ne dérape… pas au début de la journée, non, mais au moment où vous étiez encore en contrôle, encore professionnelle.

Vous voulez récupérer votre job ? Redevenir Cassiopée 2.0 ?

Revenez au comptoir de votre hôtel et faites les bons choix. (6)

 

OU

 

Vous allez vous débrouiller, comme d’habitude – et vous savez que si vous revenez, tout recommencera : les humiliations, les plannings impossibles, les caprices des riches, l’indifférence du Directeur.

Et après ce qui vient de se passer, vous savez que vous ne pourriez plus faire semblant. Pas question de remettre les pieds au Colombus. C’est plutôt l’occasion rêvée de revenir au Club Océan. Ou mieux, de bâtir votre propre complexe.

En avant ! (11)

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