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Dans les bois vers la rivière par André Birse

“Encore cinq minutes”. Un jeune gardien du centre de détention a refermé la porte du parloir qu’assombrissait un grand soleil d’automne partout présent à cette heure parfaite pour parler de déchirements à un détenu, jeune aussi, mais tardive sans réserve aux yeux du hiérarchique supérieur. « Nous sommes ici dans une prison » me rappelle le jeune gardien qui ne dira pas autre chose. Je perds mon calme, lui oppose quelques phrases faites pour le bousculer et me ravise sur le champ. C’est vain, on ne changera rien. Ne pas se demander si c’est juste, si c’est bien. Il faut repartir. Saluer les yeux disciplinés qui ne vous regardent plus et laisser les portes s’ouvrir et se refermer. La prison est une fabrique, me dis-je, mais on ne sait pas de quoi, plantée dans une zone industrielle de campagne. On la voit depuis le train, dans un pays qui invite à en descendre - c’est ce que je ferai à ma prochaine visite, je prendrai le train - à faire un tour dans pays, à ne plus penser aux affres des vérités judiciaires ou policières ni à toutes les autres qui semblent tenir à un fil.

A l’instant, dans ce midi d’automne, le soleil est une aubaine dont émerge un sentiment de perfection du jour. Je décide d’aller balader ma perplexité, de trouver un lieu, un village, un chemin de forêt, me laisser surprendre par leur présence séculière faire quelques pas, revenir à l’essentiel, chercher dans ce pays qu’on dit perdu un peu d’agrément dès lors que je me suis extrait de la prison, des brumes et, pour quelques heures, du carcan que l’on s’impose, le jour, la semaine, la vie. Une route, puis une autre, vers cette église là-haut, comme un appel vertical, une surprise couleur pastel.
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