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Histoire du jour

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L’enfant qui caressait les arbres par Aydan

Mon prénom était-il prédestiné à la souffrance ? Je n’en savais rien. Ce qui est certain c’est que jamais je n’avais imaginé vivre une chose pareille. Cette histoire, mon histoire, était maintenant devenue un conte que l’on se transmit de génération en génération.
Je m’appelle Essis. Digne et fier descendant des guerriers Mbete. Je m’étais uni à une jeune femme de mon peuple. Sa beauté était telle qu’elle détrônait toutes les merveilles de la nature. Elle s’appelait Njukami. Non seulement elle était belle mais elle était aussi intelligente et douce. Trop douce pour être vraie. Je vivais à travers et pour elle. J’allais chercher l’eau à la rivière Ogooué qui était à une demie journée de marche pour qu’elle ne se fatigue pas. Les autres guerriers se moquaient mais cela m’était égal. Elle était mon alter-égo et non mon esclave.
Un jour. Je vis grossir son ventre. J’étais le plus heureux des hommes. Elle allait m’offrir le plus beau des présents. 
La naissance de Thierno fut un choc pour nous tous. L’enfant avait les cheveux dorés comme le soleil et ses yeux ressemblaient aux profondeurs de la rivière. Sa peau était blanche comme le ventre d’un potto. Les premiers temps nous étions exclus du village. Ils avaient peur de Thierno.
Comment pouvait-on avoir peur de Thierno ? Un enfant certes différent mais tellement plein de vie ! Lui si joyeux, si aimant. Cet exil forcé pesait sur ma compagne. Elle était habituée à avoir toutes les attentions du village, de part sa beauté, et ne supportait pas lorsque les autres la repoussaient.
Petit à petit, elle se mit à délaisser notre fils. Puis elle devint distante, froide, toujours mécontente. Rien n’était suffisant à ses yeux. Elle me reprochait tout et rien. D’être trop présent et de ne pas l’être assez. J’étais perdu. Je ne la reconnaissais plus.
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