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Translucidités par André Birse

En roulant dans la campagne, couleurs d’été, vers la prison. Sur les ondes choisies, une chanson,
qui revient, « Rivière du temps », joliment répétitive, depuis longtemps. Le chanteur s’adresse
à une rivière, lui demandant « où sont tes moulins d’amour et l’eau bleue qui fait le tour » avec
une mélodie qui interroge, qui espère et se lamente aussi. C’est un chanteur d’ici. Il ne se produit plus. Il peint maintenant. « Rivière du temps », ça doit faire un moment. De mémoire, au moins trente ans. Elle est revenue, toute fraîche et toute claire, translucide. Je l’aimais bien sa chanson.
Je l’écoutais disponible, je l’avais souvent en tête et la fredonnais. Je revenais à elle et la laissais
revenir à moi. Je l’ai mieux réécoutée hier, dans ce moment entre deux mondes, défait par le temps
et la lucidité. Peu enclin à parler aux rivières et, fort de cette évidence sans couleur, trouvant à ce
texte résolument léger une certaine profondeur. C’est vrai ça, ce que dit la chanson, où sont
les moulins d’amour de la rivière du temps ? Des êtres ont disparu. Le temps d’une chanson,
même répétitive, même répétée, est furtif. Et j’ai poursuivi ma route vers la réalité d’un tiers qui,
comme nous, peine sans surprise à en faire le tour. Les mots sont toujours ceux d’autrui, tiers,
chanteur, et soi intérieur.


(22 juillet 2012)
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