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18. Le rêve de Violetta: La colère de Jeanne par Anne-Marie Gabella

Après avoir quitté le centre de la ville, Julia s’engage sur une route de campagne puis elle emprunte une allée en terre qui traverse un parc à l’abandon et débouche devant un bâtiment en bois d’allure vétuste. Un panneau indique « Osteria », auberge. L’endroit n’est pas désagréable car le bâtiment est entouré de châtaigniers majestueux mais la maison elle-même pourrait servir de décor à un film d’épouvante, vitres cassées, persiennes pourries, façade délabrée. Une immense porte noire ouvre
sur un interminable couloir sombre dans lequel s’engouffrent les deux visiteuses. Elles le parcourent rapidement pour se heurter à une seconde porte, fermée à clé, semble-t-il. Julia esquisse un sourire car elle a de la peine à croire que l’on puisse louer de son plein gré une chambre dans pareil lieu. Peut-être les rares clients sont-ils enfermés à l’intérieur pour éviter qu’ils ne s’enfuient. Mais pourquoi donc sa nièce s’est-elle réfugiée dans l’antre de Barbe Bleue? Enfin, puisque c’est là qu’elle se trouve, il suffit de découvrir quelle est la porte qui la cache.
A ce moment surgit une ombre immense dont l’humeur bienveillante reste à prouver. C’est un homme d’une quarantaine d’années qui leur demande d’une voix brusque ce qu’elles cherchent.
Comme il s’agit bien d’une « Auberge », selon le panneau extérieur, Julia demande au probable tenancier s’il a encore deux chambres pour passer la nuit. Mais celui-ci semble se méfier.
« Tutto completo » marmonne-t-il en italien, il n’a pas de place pour elles.
Jeanne constate que sur le tableau des clés derrière son dos, il n’en manque que deux et qu’une bonne dizaine d’autres sont pendues aux crochets. Elle insiste :
- J’ai rendez-vous avec ma fille qui m’a donné cette adresse. Je veux l’attendre ici.

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