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Histoire du jour

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Noires nouvelles du réel par André Birse

Nous n’avons pas fini de voir des images. Un selfie, quelques minutes avant l’accident,
au milieu du bonheur, au centre de l’horreur. La victime était en reportage inconscient de
ses derniers instants. Son sourire fait le tour du monde parce qu’elle l’a rendu visible avant,
juste avant de disparaître. La banalité du quotidien terminal. Nous sommes en train de creuser,
pour trouver, pour saisir, de nouvelles images dans l’avenir dramatique de nos individualités.

Et ça intéresse ceux qui restent, ça les impressionne et leur fait peur. Le tout-un-chacun reporter
est un pas dans l’immédiateté, vers l’abjection des images qui nous attendent, qui seront à prendre,
sur l’instant à venir et disparu. On ne s’imagine pas, justement, en deçà et au-delà du réel,
ce qui nous attend pour être offerts en pâture à nos regards. Nous sommes les malicieux et
distraits archéologues de l’avenir illustré. Les corps, les effrois, les sourires, les postures macabres,
tout y sera.

Nous verrons le pire et nous n’aurons rien trouvé. Nos smartphones ne nous aurons pas branchés
à l’essentiel et moins encore aidés à le définir, à en devenir éventuellement curieux. Communion
et communication autour de la sphère, inimitié et fatalité au centre indéterminable de l’évanescente
infinité. Nous aurons une idée de la multiplicité multipliée par l’innombrable. Nous saisissons de
nouveaux ciels, nous les fixons. Mais, sous les ciels, immuablement, nous réduisons notre part de
présumée innocence, avec l’aide du réel, du hasard et de la technologie.
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