Portrait de webwriter Yveline Magnante

6 mai 2020 – TéléZoom Lyon – Genève

Etant donné que les interviews se font toujours dans un bistro et qu’Yveline habite Lyon, il était difficile de se rencontrer. Le confinement a des bons côtés. Nous avons profité de nous rencontrer sur l’écran – très tendance – et réaliser ce portrait prévu depuis si longtemps.

Pour lire Yveline, il faut aimer la musique . C’est par là que l’inspiration lui vient, comme un souffle de la Muse Euterpe. C’est depuis le premier concours d’écriture Quelle Muse m’a piquée ce matin? qu’Yveline a sauté à pieds joints sur Webstory.
A l’image des cinq textes publiés pour le premier concours, elle s’amuse à sauter dans les flaques. Ma muse m’amuse… vous invite à l’accompagner de rime en rime… ruses… infuse… fuse… m’use… Suze… avec une légèreté naturelle.

Quelle Muse l’a piquée ? J’écoute la chanson Comme un boomerangde Gainsbourg, chanson qui a déclenché chez Yveline une rafale de mots qu’elle a posés dans La fille du gang. Une chanson, des mots, une ambiance… un cocktail agité, à savourer d’un coup ou lentement. D’un coup, pour entendre les sons et lentement pour débusquer les expressions typiques d’Yveline : une princesse Ming en Chanel tongs ; elle t’épingle de son Dior rouge aux ongles ; des fringues bling-bling brodées de mustang…
Parfois, le texte tient en six mots : trois au début Juste une inspiration et trois mots à la fin Pour conjurer l’expiration, deux lignes liées entre elles par une cascade de rimes jouées par un musicien fou.

Dans son parcours en quarante-trois textes, Yveline fait une pause avec Oxygène, la 21ehistoire pour trouver une réponse à la question : Pourquoi j’écris ? Elle prend conscience que c’est pour lâcher une frustration, celle de ne savoir jouer du piano, ce qu’elle regrette profondément. Quelle belle image. Transformer son désir de jouer du piano en mots noirs et blancs, véritables textes à chansons : Bulle marine, Macadam, Robe noire & Tapis rouge… Yveline joue du clavier comme une pianiste qui chante le blues dans un bar. Une troisième lecture s’impose dans ses poésies, celle des rimes en fin de portée uniquement : un son à part entière qui ajoute un rythme en vibration avec le sujet. Relisez les trois textes ci-dessus et vous entendrez cette pulsation, comme pour rappeler qu’au commencement était le son. Tous les bruits du monde.

Aux notes s’ajoutent des couleurs : rouge, noir, bleu… une véritable discothèque posée sur l’arc-en-ciel. Lorsqu’elle visite une exposition d’artiste qu’elle aime, elle rédige un hommage en forme de poème  Claire obscure au féminin Quand Macha peint Estampe
Cette recherche d’harmonie dans un monde humain désordonné l’interpelle. Le monde du travail n’échappe pas à sa partition. Requiem pour le travail Autopsie d’un burn-out Yveline transforme le monde en un orchestre symphonique ou cacophonique passant de l’humour aux larmes avec toujours son sens de la mesure.

Et puis un jour, en 2018, pour l’édition de la Fête des Lumières de Lyon, elle reçoit la mission de rédiger un texte qui sera déclamé par une comédienne pour l’animation de l’Hôtel des Postes de Lyon Bellecour lors de la visite de la Fresque murale de Louis Bouquet, une œuvre de 1937 mesurant 54 mètres de long et 4.50 mètres de haut. Ce tour du monde devait refléter la magie du progrès à une époque où les missives étaient envoyées aux quatre coins du monde par voie postale. Ce sera une double révélation. Pour les lyonnais qui découvraient des œuvres insoupçonnées de leur patrimoine et pour Yveline, qui exerce son talent sur une œuvre concrète et reconnue. Tellement qu’elle sera aussi chargée de réaliser le documentaire sur la restauration de la fresque en 2019. Ce sera son premier pas dans la catégorie Histoire, patrimoine de Webstory.

Plutôt le deuxième. Car le 11 février 2014, Yveline prend le train pour se joindre au rendez-vous des webwriters organisé au Café Nyamuk. Déambulant à Genève, elle se se rend Au Musée Patek Philippe où l’art se mesure au temps. En quelques instants, elle traduit ses émotions en vers fluides.

Ce qui nous amène à la dernière facette de cette percussionniste des mots… le temps. Aux heures d’Ombres et de lumière, Yveline égrène les heures, les jours, les saisons de cette symphonie cosmique qui nous berce depuis la nuit des temps. Eternités  Brises du temps En écoutant attentivement le son de l’eau, les aiguilles qui sautent de seconde en seconde, l’écoulement du Sablier d’argile, dont le titre est un poème à lui tout seul…vous entendrez les rimes fluides de la vie.

Quelle chance pour ses lecteurs qu’Yveline soit insomniaque !

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