Pour une fois, je vais tenter de parler d'actualité heureuse, sans jamais prononcer ce nom qui commence par c... (et finit par oronavirus)! Pas facile...
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Où es-tu, bonheur ?

 

Chers confinés et prisonniers en tous genres.

J’ai pris la décision d’écrire ce texte sans évoquer « celui-dont-je-ne-veux-pas-prononcer-le-nom » ni ses terribles effets sur la population. Cela ne va pas être facile. D’une part, mon moral étant au plus bas, j’ai tendance à noircir le tableau… Et les journalistes ne m’aident pas vraiment, eux qui ne parlent que de « ça » ou presque! Je peine à trouver une information qui fasse mon bonheur et que je pourrais partager avec vous tous. En feuilletant la dernière édition de mon quotidien, le premier article qui fasse exception se trouve en page 7 : un chêne libéré de son enveloppe de béton après 2 ans de confinement dans le cadre d’un joli projet de remise en verdure dans la cour d’un Cycle d’orientation, en collaboration avec la RTS et Monsieur Jardinier. Tiens donc ! Les pieds pris dans un bloc de béton ? Ça me fait penser à quelque crime mafieux…

Puis une demi-page qui évoque un horrible double crime en Gruyère  (ça me rappelle quelque chose…): un agriculteur a vendu deux tracteurs et, après avoir touché l’argent, a tué ses deux acheteurs qui voulaient récupérer leur bien. Je respire ! Rien à voir avec mon roman « Crìme double en Gruyère » !

A l’exception des publicités, de plus en plus maigres, plus rien jusqu’en page 10 avec une rubrique traitant des fake news médiévales véhiculées par les séries télévisées. Bof, tout le monde sait qu’au Moyen Age, les rois ne tuaient pas les dragons, voyons. C’étaient les chevaliers qui s’en chargeaient, non?

Pour ce qui est des sports, il faudra se contenter de la page 11 où l’on découvre des sportifs qui prennent leur retraite dans l’anonymat à cause du c… bien sûr ! Et, en page 13, un article ressorti des archives journalistiques datant de 1954 et qui relatait la fête cantonale de gymnastique à Bulle!  Passionnant. On y apprend que Jean Poffet établit un nouveau record cantonal de saut à la perche (à haricots ?) en franchissant 2 m. 70 !  Ensuite, à l’exception du programme TV (je l’ai lu trois fois) rien qui ne fasse pas référence à…  ce mot de 11 lettres, même dans les articles nécrologiques. Et surtout rien de réjouissant, à part une pleine page de magnifiques dessins d’enfants qui traitent de ce sujet avec humour, sensibilité et innocence. Un vrai bonheur !

Mais, comme promis, je ne vais pas évoquer la triste période que nous vivons tous, ni prononcer ce vilain mot qui nous fait peur et commence à nous gonfler !

Voici donc quelques bonnes nouvelles : la planète se porte de mieux en mieux, le ciel est bleu, sans traces d’avions, le printemps semble enfin de retour, les oiseaux chantent et commencent à nicher, les primevères, crocus et perce-neige foisonnent le long des ruisseaux, les arbres bourgeonnent et le jaune des forsythias nous offre un magnifique contraste avec les gazons déjà bien verts. Et en prime, la bise est tombée, ce qui m’incite à sortir un peu dans la rue sans craindre le refroidissement (même si je suis une personne à risque, comme ils disent!). Quel émerveillement! Les rues sont quasi-vides et calmes comme jamais et on n’entend plus l’autoroute. Et, comme un bonheur n’arrive jamais seul, je vois débouler mon pote Georges qui, avec un petit clin d’œil malicieux, me lance: « On va prendre l’apéro à la Croix ? »

Et badaboum !

Connard de virus…

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