12.11.2014 6316 0 Nuit d’été

Erotique

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© 2020 Mouche

Deux femmes se connaissant à peine se livrent leurs secrets et explorent leurs désirs...
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Nuit d’été – 1

Je t’ai déjà parlé de cette femme si belle que j’ai connue ce printemps, elle m’avait offert du feu à la fin d’une conférence que nous avions trouvée obtuse et prétentieuse ; nous en avions ri, complices. Rencontre sans lendemain. Pourtant, aujourd’hui, nous coïncidons à nouveau et elle propose de me ramener en voiture ; laissant là mon vélo, j’accepte avec plaisir. Eblouissante sous sa chevelure d’un noir de corbeau, ses courbes mises en valeur par une robe légère aux couleurs vives, elle est très en verve. Audacieuse, elle me raconte, sous le sceau du secret, ses aventures salaces avec des inconnus. J’en suis ravie et l’encourage des yeux et du sourire : je comprends fort bien ses pulsions, qui font écho aux miennes…

Tout en conduisant adroitement, elle me conte par le menu, sans craindre les détails grivois, une rencontre déjantée avec deux hommes qui un soir se sont unis pour la faire jouir. J’admire sa maîtrise… elle ne semble pas troublée, et pourtant elle m’offre le spectacle d’une sensualité largement débridée : ses lèvres se retroussent quand elle parle, sa langue pointe, sa poitrine se soulève, je me sens emportée par son récit diablement jouissif – imaginaire ou réel, peu m’importe. Arrêtée à un feu rouge, elle me regarde. Elle semble doublement excitée, et par le souvenir évoqué et par la conscience de ce qu’elle provoque en moi ; j’ai l’impression qu’elle m’invite à la rejoindre. Je suis émoustillée et me glisse vers elle, m’approche en douceur, effleurant ses lèvres qui se tournent vers moi… nos souffles se mêlent, quelques secondes qui durent une éternité, j’ai l’impression de boire à la source de toute vie.

 

Nuit d’été – 2

Elle sourit, plonge ses grands yeux noirs dans les miens. Sa main droite quitte le manche, caresse doucement ma joue, rapproche mon visage. Nos lèvres se joignent, se goûtent, je me délecte de leur fraîcheur, de leur saveur légèrement épicée. De la pointe de la langue elle entrouvre mes lèvres, et joyeuse comme un jeune chiot la mienne la rejoint quand

le feu passe au vert et, non sans me lancer un regard mi-tendre mi-coquin, elle redémarre et entame la description d’une nouvelle aventure. En visite dans une galerie d’art, elle avait vite compris que la pièce la plus intéressante était le jeune artiste lui-même, anxieusement assis sur un bout de chaise et qui la suivait du regard pour tenter de savoir si enfin il allait être compris…

– Tu parles de ses œuvres ? demandai-je en riant.

– Tu rigoles ?! Oui, bien sûr, il y avait de ça, mais c’était tout son être qui quémandait l’amour… et à dire vrai, il offrait un doux mélange de races, yeux verts en large amande, peau caramélisée, des lèvres sensuelles sur un fragile sourire…

– Pauvre homme ! J’imagine que tu n’as pas résisté à une demande aussi pressante !

– Pas vraiment, non !

 

Nuit d’été – 3

Nous rions de bon cœur, nous nous sentons complices. Elle persiste, me confie qu’elle a aimé allumer son regard, a feint de s’intéresser à un petit tableau caché derrière une colonne, s’est exclamée ; il s’est approché, elle encore plus… en quelques échanges, un regard brûlant, peu de mots, leurs mains leurs lèvres leurs membres s’expriment, s’explorent, se dévorent… « Je l’ai découvert plus tard, bien qu’il ne parle pas français, sa langue aussi était fort habile ! »

Cette femme me fait craquer. D’un coup d’œil elle vérifie que je bois ses paroles ; aucun doute, je les bois ! Excitée, j’ai discrètement glissé ma main sous ma jupe et je me caresse langoureusement, mes doigts mêlant mes sucs à ma salive. Je m’imagine vivre l’aventure qu’elle raconte ; or, curieusement, ce n’est pas l’homme, mais bien elle que je désire de plus en plus vivement. D’ailleurs je n’y tiens plus et, en remerciement de cette belle histoire, je lui offre mon doigt… qu’elle hume, suçote, puis gobe goulûment, le garde dans sa bouche ; jouant avec sa langue, elle l’aspire comme une verge. Je fonds.

Elle achève son récit et, tout en conduisant, sa main libre se dirige vers ma nuque qu’elle explore, joue avec mon oreille, câline ma gorge et se glisse dans mon décolleté pour caresser mes seins. Je vibre sous ses caresses, et souhaite de toutes mes forces pouvoir lui faire de même.

 

Nuit d’été – 4

Enfin ! Nous sommes en pleine campagne ; elle gare la voiture dans un arrêt de bus et arrête le moteur. Se tournant vers moi, une clarté magnifique illuminant ses yeux, sans un mot elle encadre mon visage en effleurant mes lèvres. Nous nous embrassons, nos langues tournoyant avec fougue et mes mains gourmandes découvrent la rondeur, la fermeté parfaite de ses seins ; je commence à comprendre pourquoi les hommes aiment tant les caresser ! S’étirant en travers de moi, elle bouge quelques manettes pour reculer et abaisser mon siège. Sa bouche s’attarde sur ma gorge, plonge dans mon décolleté, elle mordille mes tétons puis descend lentement le long de mon ventre, l’intérieur de ma hanche. Je ne peux retenir un immense soupir. D’une souplesse de couleuvre elle se glisse entre mes jambes et retire lentement délicatement ma petite culotte, la faisant glisser dans une longue caresse. Puis ses lèvres font le chemin inverse, savourant à petits suçons chaque parcelle de mes jambes. Je tremble d’impatience. Elle se fraye un chemin entre mes cuisses, qui instinctivement s’ouvrent pour l’accueillir, pose enfin ses lèvres sur les miennes ; elle en écarte les pétales, peu à peu, et sa langue comme une délivrance atterrit large et chaude sur mon clitoris. Pure jouissance, je m’offre tout entière…

Elle s’empare de ma chatte avec ardeur, sa langue m’explore et me caresse dans un rythme progressif, profond, idéal. C’est sans doute ma dernière pensée cohérente : bien sûr, elle est femme et sait ce qui nous plaît ! Relevant la tête pour plonger ses yeux dans les miens, comme pour vérifier si je la désire – comment pourrait-elle en douter ! –, elle me pénètre d’un doigt, puis de deux, sa bouche avale mon clitoris et je tressaille et vibre… un rire de joie m’échappe en éclatant.

 

Nuit d’été – 5

Elle semble surprise de me procurer tant de plaisir, surprise aussi de son propre désir… Ses doigts toujours introduits en moi, m’explorant joyeusement, sa langue remonte, dessine mon aine, titille mon ventre avec gourmandise. Elle coulisse vers mes seins qu’elle saisit et mordille. Mes mains griffent un peu ses épaules, se perdent dans sa ténébreuse chevelure et, heureuse de pouvoir enfin la câliner aussi, j’attire son visage vers le mien, l’embrasse passionnément. Elle me couvre de tout son long, je l’enlace et la serre contre moi. Couchées l’une sur l’autre nous savourons le contact de nos peaux soyeuses, de nos seins allumés, nos pubis en étroit contact se frottant de désir. Nos regards à nouveau se joignent, émus et sans gêne aucune, nous sommes deux femmes libres heureuses de partager ce moment fou, inattendu – tellement délicieux. Mes paumes la caressent de la nuque au bas de ses fesses, je susurre à son oreille tout le plaisir, toute l’envie qu’elle provoque en moi, quand

un bruit soudain nous fait sursauter : il y a un homme à la fenêtre ! Paniquée, mon amie se soulève et quitte mon embrassade, nous tentons tant bien que mal de remettre un peu d’ordre dans nos vêtements, mais l’homme a un sourire pur et généreux, des yeux qui pétillent et, te reconnaissant, je la calme d’une caresse et ouvre la portière. Venu à ma rencontre, tu nous as repérées et nous reluques depuis un bon moment. Nos jeux d’amour ont éveillé ton propre désir et, puisque la nuit est douce, que les étoiles scintillent, je te la présente et tu l’embrasses à pleine bouche, nous serrant toutes deux dans tes bras grand ouverts, tu ris d’une aussi belle rencontre.

 

Nuit d’été – 6

Ma délicieuse partenaire semble déconvenue, elle fait mine de vouloir nous laisser tous les deux. Mais je l’aime désormais, je veux la voir heureuse, qu’elle jouisse pleinement elle aussi, et tu sembles être arrivé à point pour le lui offrir. M’écartant de toi je me glisse derrière elle, mes lèvres suçotent le lobe de son oreille, embrassent sa nuque, le haut de ses épaules, et je me colle de tout mon long dans son dos, dont je caresse la partie inférieure – ses fesses sont splendides et tellement vibrantes ! Tu nous enlaces et lui roules un de ces baisers passionnés dont tu as le secret. Mêlant vos sucs et vos caresses elle répond fiévreusement, tout son corps ému tremblant de désir. Sa beauté, ses fragrances t’enivrent et tes lèvres descendent dans son cou, s’emparent de ses seins que je prends à pleines mains pour te les présenter. Baisant, léchant, suçant, mignotant et mordillant, tu éveilles chaque parcelle de sa chair. Suivant des mains et des lèvres les courbes généreuses de son corps offert, tu te mets à genoux et dévores son ventre et ses cuisses, puis remontes vers son entrejambe qui t’attend impatiemment. Elle soulève une jambe pour mieux recevoir ta langue, tes lèvres, tes dents, et reste arcboutée, reposant ses épaules contre mon corps qui la soutient, l’enlace, ses bras hissés haut s’agrippant à ma nuque. Son bassin répond généreusement à ton désir, notre chaleur combinée éveille en elle d’inouïes sensations, et son sexe s’offre à ta langue qui le lape sauvagement, l’emportant sur d’immenses vagues de plaisir. Je lui susurre des mots salaces à l’oreille, je câline et malaxe ses seins qui m’enivrent, me bouleversent. Ta langue, tes lèvres font merveille entre les plis de son humide vagin, tout son corps en vibre et luit sous la lune, elle gémit de plaisir quand

 

Nuit d’été – 7

une voiture passe, ses phares nous éblouissent. Réagissant en femme pratique, elle s’empare d’une couverture, referme la voiture ; j’admire son sang-froid. Derrière l’arrêt du bus, la terre chaude nous appelle et nous nous y rendons, unis tous les trois, mains caressantes et lèvres enfiévrées, pour y rouler ensemble. Nos membres s’emmêlent, nous nous embrassons à bouche que veux-tu. Follement excité, tu dévores mes seins puis les siens, descends savoureusement le long de nos flancs, jouant avec son ventre, câlinant la chair tendre de mon aine, provoquant notre désir. Tes lèvres enfin rejoignent son entrejambe qui tressaute de plaisir et tu bois à sa source, savourant son clito, puis passes au mien tout proche, explorant de tes doigts parfaitement lubrifiés toutes les cavités qui s’ouvrent à ton désir. Enlacées, partageant cet homme qui nous caresse si bien, nos bouches se dévorent, ma main pince son sein et la sienne rend le mien fou de désir ardent. Sous nos assauts conjoints, elle se tord de plaisir, elle est belle et m’émeut.

Pour mieux te l’offrir, et assouvir aussi mon désir d’homme, mon amour de toi, ma bouche quitte la sienne et, glissant le long de son corps splendide, elle rejoint tes lèvres avides qui s’en emparent, au-dessus de sa chatte. Nos langues se retrouvent, se savourent, jouent ensemble. Je te sens vif et fort ; me lovant sous toi, mes lèvres câlinent puis avalent ton sexe fièrement brandi, ma langue tournoie autour de ton gland que mes dents ont décalotté, mes doigts caressent tes boules trépidantes, je stimule ton désir et t’invite à la prendre. C’est peut-être curieux : je ne ressens aucune jalousie, nous nous donnons l’un l’autre, buvant sa beauté, alimentant notre amour de celui qu’elle nous offre.

 

Nuit d’été – 8

Et tandis que ta langue remonte lentement le long de son corps, la mienne titille et fait rouler tes boules, puis explore ton anus, qu’elle humecte et pénètre ; une vibration intense parcourt tout ton corps. Je remonte dans ton dos, me place derrière tes fesses, sentant la sueur de ta peau sous la mienne, tes muscles tendus d’excitation, je cajole tes bijoux de famille si précieux et si tendres. Notre amie s’enflamme, écarte largement ses cuisses et soulève son bassin pour mieux t’accueillir. Ton gland titille sa chatte, la pénètre puis ressort, entre à nouveau, s’emballe, l’empale profondément, elle gémit sous le choc puis t’avale pleinement, t’attire au plus profond, ses mains griffant tes hanches. Tu accélères le rythme, la transperces et la bourres dans un désir qui tourne au délire. Elle vire à la folie, sa tête frappe le sol et son corps rutile. Qu’elle est belle ainsi !

Vibrant d’une envie folle, je reviens vers elle, suçant là un sein, ici une gorge tremblante ; mon bras se glisse sous sa tête, je l’enlace passionnément. Nos lèvres se cherchent, se trouvent, nos corps enflammés lèvent vers toi nos deux chattes qui quémandent la visite de ta verge bienfaitrice. Trop heureux tu nous prends tour à tour, ton sexe fouillant les nôtres, il se laisse malaxer attirer avaler, disparaissant dans son vagin vibrant, revenant à l’assaut du mien, nos membres follement mêlés, nos mains nos ongles complétant ce festin sensuel. Fusionnés dans une folle sarabande, ma langue s’enroule avec la sienne et ton mât nous pénètre dans une furie joyeuse, jusqu’à nous fondre tous trois dans un plaisir divinanimal.

 

Nuit d’été – 9

Son orgasme nous transperce les tympans, le mien fait vibrer tes fibres les plus intimes. Et toi, majestueux, superbe dans ton bonheur, nous aimant toutes deux, tu te donnes complètement dans un dernier assaut et, avec un rire immense, tu nous offres ton miel au-dessus de nos bouches qui l’accueillent avidement. Nous léchant les babines, nous partageons cette manne, nous délectant de sa saveur douce-amère, nos langues joueuses saisissant ton gland pour en tirer les dernières gouttes. Tu t’écroules sur nous et, tendrement emmêlés, nous chevauchons la lune, emportés par des vagues et des vagues de jouissance profonde.

Puis, sous la grande voute du ciel où les étoiles font écho à notre joie, nos souffles s’apaisent, arrivent les caresses tendres, les sourires lumineux. Le calme descend enfin sur la terre chaude de cette belle nuit d’été.

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