15.02.2013 27233 0 Mots de poète

Textes à chansons

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© 2020 Thierry Villon

Un recueil de chansons et poèmes pour tous les goûts
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Mots de poète (1)

Où sont les mots des poètes ?

Disparus ?

Derrière ces phrases toutes faites

Qui nous tuent

Plus qu’elles ne nous font vivre ?

La vie sans poésie…

Nue comme une rivière sans eau

Vide comme une chambre sans berceau

Comme un bateau ivre

Où est passé le silence ?

Remplacé ?

Par cette clameur immense

Qui nous soûle

Plus qu’elle ne désaltère

La vie sans silence…

Mal, comme un baiser sans amour

Seul, comme un aller sans retour

Comme une enfance sans mère

 

Mot de poètes (2)

D’où nous parvient la vraie lumière

Pas ces lueurs éphémères

Qui aveuglent

Plus qu’elle ne nous éclairent

La vie sans vraie lumière

Longue comme un tunnel sans fin

Sombre comme une forêt sans chemin

Comme ton pire souvenir

Laisser aux poètes la place

Pour entendre leurs mots

Donner au silence l’espace

Pour écouter son coeur

Laisser entrer la vraie lumière

Et réparer ses erreurs…..

 

Faire semblant (1)

Et puis si jamais

Tu passais

Du côté de chez moi

J’aimerais oublier

Ces années gâchées

Et rien qu’un instant

Juste toi et moi

Pouvoir faire semblant

Et si tu jouais

La chanson

Qui brillait ce jour-là

Sur notre bel amour

A nul autre pareil

Revivre un instant

Juste toi et moi

Pouvoir faire semblant

 

Faire semblant (2)

Je rêve, tout éveillé

Je rêve, que je t’ai aimée

Si tu pouvais poser

Doucement

Ta main sur la mienne

Et si tu me laissais

Effleurer tes doigts

Puis goûter l’instant

Sans nous dire un mot

Pouvoir faire semblant

Semblant d’être vivant

 

Grégoire (1)

Tu disais que la vie est belle

Y’a qu’à se laisser pousser

Une fleur derrière l’oreille

Y’a qu’à se laisser bercer

Mais attention gare au réveil

Quand tu va quitter ton sommeil

Faudra voir à voir

Mon vieux Grégoire

Tu dis plus que la vie est belle

Depuis que tous les matins

Tu vas chercher dans les poubelles

Ton pain quotidien

Mais attention gare au réveil

Quand tu as quitté ton sommeil

T’étais pas beau à voir

Mon vieux Grégoire

 

Grégoire 2)

Tu dis que la mort est belle

Depuis que tu couche dans une ruelle

Depuis qu’ils disent que tu n’es rien

Tous tes anciens copains

Mais attention gare au réveil

Quand ils vont quitter leur sommeil

Attention la bagarre

Mon vieux Grégoire

Tu dis que la vie est belle

Depuis que tu vis dans le ciel

Et que du soir au matin

Tu chantes du blues avec les séraphins

 

La fleur de vie

si on pouvait être comme la fleur

la vie serait merveilleuse,

renaître tous les jours à l’aurore

rendre les gens heureux d’un seul regard

et le soir venu , refermer ses pétales

pour un repos bien mérité

sans se demander de quoi sera fait le lendemain

 

Qu’on nous laisse (1)

Comme l’oiseau effrayé par le canon

L’amour s’est enfui de la terre

Comme l’enfant

Abattu dans sa maison

L’espoir s’est endormi pour longtemps

Au-milieu des fleurs

Que des gosses en larmes

Ont déposé sur ses yeux

Déjà prêts de s’éteindre

Qu’on nous laisse

De l’amour à aimer

Qu’on nous laisse

Des raisons d’espérer

Des lendemains qui chantent

Un paradis retrouvé

 

Qu’on nous laisse (2)

Comme l’oiseau effrayé par le canon

L’amour s’est enfui de la terre

Comme une fleur

Piétinée sans raison

L’avenir a perdu son sourire

Au-milieu des ruines

Où des corps sans vie

Ont dessiné à grands traits

Les haines qui ne s’éteignent pas

Qu’on nous laisse

De l’amour à aimer

Qu’on nous laisse

Des raisons d’espérer

Des lendemains qui chantent

Un paradis retrouvé

 

Bal des ombres (1)

Un petit chemin, une rue en pente

Des maisons aux toits gorgés de soleil

Au loin la mer

Et cette île battue par les vents

Où personne n’habite depuis longtemps.

Il paraît qu’un certain soir

Quelqu’un aurait cru la voir

La silhouette frêle

Une femme y marcher lentement

Le silence est roi,dans la salle déserte

Où jadis sonnaient les musiques de la fête

Sous la poussière, dort

Le parquet ciré

Où personne ne danse depuis longtemps

Il paraît qu’un certain soir

Quelqu’un aurait cru les voir

Un couple d’ombres enlacées

Y glisser lentement.

 

Bal des ombres (2)

Des stèles et des noms effacés par le temps

Veillent encore sur de derniers sommeils

Les tombes s’ennuient

A l’ombre d’une église endormie

Où personne ne prie depuis longtemps

Il paraît qu’un certain soir

Quelqu’un aurait cru le voir

Visage en larmes, un homme

S’y incliner lentement

Au bal des ombres

Sortis de la pénombre

Tous nos souvenirs

Font pleurer ou sourire

 

Rêve

Je l’avais serré dans mes bras

C’était un rêve encore une fois

Mes bras ont enlacé le vide

La nuit est redevenue liquide

Je l’avais oublié parfois

Mais ce n’était pas bien connaître

L’espoir soudé au fond de moi

De voir l’amour enfin renaître

Si j’ai hurlé dans la nuit

J’avais si froid dans ce lit

Seule la réponse du silence

Comme écho de ton absence

Quand j’ai marché dans ces rues

A la recherche de l’oubli

La mémoire m’est revenue

Me rappeler nos envies

Je n’guéris pas de toi Comment oublier tant d’amour ?

Aurai-je encore assez de jour Pour t’effacer, toi de moi ?

 

Et si c’était l’amour (1)

Et si c’était l’amour

Qui pouvait tout sauver

Rallumer les étoiles qui meurent

Consoler les enfants qui pleurent

Et si c’était l’amour

Qui pouvait nous faire échapper

A l’envie de détruire

Et de trop haïr

Ce que l’on a trop aimé

A la recherche d’un nouveau souffle pour continuer

On a tout fait, on a tout dit, on a même crié

A la recherche d’un nouveau souffle pour continuer

Qu’est-ce qu’on n’a pas cherché ?

 

Et si c’était l’amour (2)

Je me doute

En marchant sur ma route

Que tout ce temps qui passe

Pour un peu nous casse

J’ai des doutes

En calculant le coût

Que l’on ne pourra pas

Tenir longtemps comme ça.

Et si c’était l’amour

Qui pouvait nous faire rappeler

Ces jours où l’on s’aimait

Ces jours où l’on chantait

Sans pouvoir s’arrêter

Et si c’était l’amour

Qui pouvait nous faire oublier

Cette envie de détruire

Et de trop haïr

Ce que l’on a trop aimé

 

Et si c’était l’amour (3)

A la recherche d’un nouveau souffle pour continuer

On a tout fait, on a tout dit, on a même crié

A la recherche d’un nouveau souffle pour continuer

Et qu’est-ce qu’on a trouvé ?

C’est tout ce qu’on a trouvé : aimer

 

Big Roger (1)

Et puis quoi encore

Pourquoi pas des chasses au trésor

Sur terre et sur mer

Après tes chimères

Tu cours

Dès le point du jour

Après l’amour

Tu cours

Big Roger

De soleil en pluie

Tu voudrais réinventer la vie

Mais à ta manière

Sans chasse aux sorcières

Tu rêves

D’un monde idéal

Sans tâche et sans mal

Tu rêves

Big Roger

 

BigRoger (2)

Tu l’avais pourtant voulu

Pour l’avoir tu t’es battu

Tu n’as rien à regretter

Seuls ceux qui n’ont rien fait

N’ont pas d’histoire

Bon, allez ! Ciao !

Tu n’vas pas rester là KO

Quand l’amour t’appelle

L’occasion est belle

D’aimer

Sans se faire de mal

Quoi de plus normal

Tu aimes

Big Roger

 

Chanteur sans visage (1)

Quand vient la nuit

Quand tout s’enveloppe de gris

Tu veux faire résonner tes notes

Et que le vent les emporte

Tout là-bas, très loin de toi

Retour au jour

Quand la lumière te joue des tours

Tu veux faire raisonner tes rimes

Et que le temps les dessine

Sur un coin de ciel bleu

Chanteur sans visage

Qui donne au passage

Un mot un refrain

Un son des images

Pas toujours très sages

Mais qui nous font tant de bien

 

Chanteur sans visage (2)

Un homme debout

Quelque part dans la ville

Un homme debout

Devant la foule qui défile

Un inconnu parmi des anonymes

Chanteur sans visage

Avec comme unique message

Un espoir pour demain

Qui soigne les chagrins d’amour

Des jours sans retour

Et quand tu repars

Quand tu disparais nulle part

Qui essuie nos yeux humides

Nous fait oublier ta place vide ?

Ta chanson dans nos cœurs

 

Angelina Gomez (1)

Elle cherche sa bonne étoile

Que les ombres se dévoilent

Et qu’enfin se dilue sa peur

Lolita de Mexico

Déteste tous ces cadeaux

Et tant de gestes indécents

S’enfuir loin des yeux noirs

Salis de désirs menaçants

Ne plus jamais les voir

Ceux qui lui volent

Le droit d’être une enfant

Sauver, elle veut se sauver

Trouver la lumière

Pour se libérer

 

Angelina Gomez (2)

Elle danse sous des étoiles

Qui n’en ont que l’apparence

Tout autant que son bonheur

Lolita reine de la nuit

Rêve d’une autre vie

Auprès de son âme sœur

S’enfuir loin des miroirs

Témoins de tant de jours amers

Ne plus jamais les voir

Ceux qui lui volent

Le droit d’être une mère

Sauver, elle veut se sauver

Quitter la lumière

Pour se libérer

 

Angelina Gomez (3)

Pour les gamins des rues

Elle est redevenue

Angelina Gomez

Contre tout ce qu’on ne veut pas voir

Que nul ne veut savoir

Elle se bat comme une tigresse

Les tirer des rues noires

Qui terrorisent leurs cœurs d’enfants

Et redonner l’espoir

A ces vies brisées

Ces cœurs ballants

Sauver, elle veut les sauver

Porter la lumière

Pour les libérer

 

J’avais rêvé (1)

J’avais rêvé des mots d’amour

J’avais rêvé des matins de première

Imaginé des bras tendus

Des yeux qui brillent, des bravos, des vivats

J’avais rêvé de contre-jours

Sur tes cheveux qui piégeaient la lumière

Et prononcé des mots émus

Nos souffles unis au-milieu de nos bras

Qu’est-ce qui t’a pris

Tu as brisé le rêve

Tu as rompu la trêve

Oublié tout ce qu’on s’était promis

Qu’est-ce qui t’a pris

Tu m’as coupé les ailes

Bien éteint mon zèle

Oublié tout ce qu’on s’était promis

 

J’avais rêvé (2)

Rêver qu’on vole, rêver qu’on vole

De beaux désirs en souvenirs

En inventant ce qu’on aurait pu dire

Et ces moments dont il faudra bien rire….

J’avais rêvé des nouveaux jours

J’avais rêvé une nouvelle terre

Imaginé des paysages

A perte de vue, du bonheur sans nuage

J’avais rêvé d’un grand retour

Et des passions qui allumaient la fièvre

Fantasmé les plus beaux bijoux

De l’or, des pierres tout autour de ton cou

 

J’avais rêvé (3)

Qu’est-ce qui t’a pris

Tu as brisé le rêve

Tu as rompu la trêve

Oublié tout ce qu’on s’était promis

Qu’est-ce qui t’a pris

Tu m’as coupé les ailes

Bien éteint mon zèle

Oublié tout ce qu’on s’était promis

 

Nos secrets (1)

Secrets, nos secrets

Cachés dans des jardins

Discrets

Secrets, nos secrets

Exhalent leurs parfums

Qu’on met

A l’abri des regards indiscrets

Et des pans entiers de notre longue histoire

Perdus pour la mémoire

Cachés dans des tiroirs

Secrets

S’endorment bercés par l’ennui

Pour toujours engloutis

Sous la poussière de nos oublis

 

Nos secrets (2)

Nos secrets, nos secrets

Ceux qu’on ne dit jamais

Nos secrets, nos secrets

Ceux de mai

Ceux de juillet

Certains si beaux

D’autres tellement laids

Ni toi, ni moi, ni personne ne pourrait

Rejouer le film à l’envers

Revenir en arrière

Repeindre les ciels en bleu

Changer la fin, changer la fin

Souviens-toi un arbre qui ploie

 

Nos secrets (3)

Nos secrets, nos secrets

Enfouis par amour

Souvent

Nos secrets, nos secrets

Emportés par le vent

Qui efface

Toutes les traces

Dans le temps.

Et des pans entiers de notre longue histoire

Perdus pour la mémoire

Cachés dans des tiroirs

Secrets

S’endorment bercés par l’ennui

Pour toujours engloutis

Sous la poussière de nos oublis

Souviens-toi, un arbre qui ploie

Un enfant qui pleure

Souviens-toi, et si c’était toi l’enfant…

Op. 2 – Mots de poète

Commentaires (1)

We

Webstory
04.12.2016

Le poète favori des lecteurs sur Webstory. MOTS DE POETE figure dans les TOP dix des histoires les plus lues. La poésie a encore un bel avenir. Nous en avons tant besoin!
Lisez aussi: PARCE QUE VOUS DISIEZ,  2e prix du concours Webstory 2012

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