Comment ne pas aimer cette ville si mystérieuse, si romantique, si mélancolique... comme un air de fado?!
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Les rouelles sillonnent comme des vagues ondoyées sous mes pas.
Je me laisse enivrée par ce labyrinthe, heureuse comme un enfant.
Je ne l’ai pas vu encore mais je sais que, tôt ou tard,
Les rouelles vont m’amener vers lui.
L’attente me donne des frissons de plaisir.
Je m’arrête et je ferme les yeux :
J’entends un bruit des talons sur le pavé, un froissement de robe,
Une porte qui s’ouvre et qui laisse passer, pour un bref instant,
Une douce lamentation de fado.
Très proche, passe le rire enlacé d’un couple d’amoureux.
Quelques mouettes se disputent avec des cris stridents,
Elles me font sourire.
Dans les narines j’ai l’odeur d’iode et de sel,
De poissons grillée et de cannelle.
Sur mes lèvres, l’air est salé ; il m’ouvre l’appétit de vivre.
La brise humide de soir rafraichie ma robe
Et emmêle délicieusement mes cheveux.
La chaleur du soleil est seulement un souvenir sur ma peau brulante.
Sa lumière et maintenant douce et apaisante :
Elle me montre un chemin qui monte vers des ruines.
J’accepte son invitation avec le cœur battant.
Les maisonnettes aux fenêtre colorées qui bordent la route
m’encouragent à poursuivre mon ascension.
En haut, mon souffle et coupé…d’émerveillement :
Je le vois enfin : immense, d’un bleu profond,
Tellement calme et troublant en même temps !
J’ouvre mes bras et je me laisse enlacer :
Je suis la ville embrassée par l’océan.
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