La tentation de la chrysalide

Quand sa vie bascule vers l’inconnu, Hugues décide de se retirer. Mais un destin ne se décide pas...
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Hugues observe le groupe des trois sapins qui se balancent légèrement en contrebas. Il fait froid mais Hugues est maintenant acclimaté et le soleil du matin tiédit en douceur la couverture qu’il a passée sur ses épaules. Derrière la porte, à l’intérieur, on entend le feu qui a repris en crépitant. Hugues prend conscience du temps écoulé car il se tient exactement à la même place, sur la chaise en bois qu’il occupait il y a un an et demi. De cette place, il peut constater que la ramure des arbres garnie de pives cache le mur du barrage de Cleuson, en face, sur l’autre versant de la vallée du Rhône. Il le voyait pourtant parfaitement à ce moment-là, c’était le 29 février 2020.

En ville, les commerces avaient mis en place une campagne publicitaire qui invitait les passants à la dépense avec le slogan : “Samedi 29, le jour en plus! Faites (-vous) un cadeau :-)”. Lui n’avait plus de cadeaux à faire ni à se faire. Il était déjà hors du monde. Tout ce qui arrivait devant lui était en moins. Trois jours plus tôt, le professeur Kremer plein de cette empathie convenue mais d’une cruelle imprécision avait confirmé ses propres conclusions: “Six mois? Une année …?”. Et après un silence réfléchi il avait ajouté: ” Pour cette raison, personnellement, je tenterais cette opération.” Mais Hugues hésitait. Il n’arrivait pas à se projeter dans ce futur sans futur. Il avait demandé un délai de quelques jours avant de répondre. Adepte de la méditation, il avait cherché sans y parvenir, à écarter le voile qui troublait tous les chemins intérieurs dirigés vers demain. Il s’était rendu compte alors qu’il avait besoin d’aide.

Alors Hugues a appelé Adja. Adja était devenue une amie depuis qu’il avait eu besoin de son savoir pour le soulager d’une douleur chronique de la nuque. Plus tard, ils avaient approché ensemble la pratique de l’hypnose. Avec  elle, il avait appris à comprendre ce que son intuition lui chuchotait et à parcourir les chemins intérieurs parfois tortueux de l’esprit. Ces moments d’intimité les avaient emmenés jusqu’aux aux frontières troubles de l’attirance magnétique entre deux êtres. Mais tacitement, tous deux avaient choisi de garder leur place, ce dont parfois, Hugues avait le regret. Lors de son appel, Adja avait perçu de l’inquiétude dans la voix de Hugues et elle l’avait reçu en privé, chez elle. Au cours du long entretien qui suivi la séance d’hypnose, Hugues avait exprimé son expérience dans un désordre révélateur de son état de confusion, mais avec l’aide de Adja, il avait pu mettre en mots deux souvenirs qui avaient un sens. Curieusement, il avait d’abord rencontré Gandalf. Il n’avait discerné que son regard, mais il savait, dans ce savoir inhérent à tout état modifié de conscience, que ces yeux plissés lui appartenaient. Ses paroles étaient restées par contre très précisément imprimées dans sa mémoire: “L’important n’est pas de savoir combien de temps il nous reste. Tout ce que nous avons à décider, c’est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti.” Puis les yeux s’étaient dissous pour faire place à l’image de son grand-père, assis sur son banc de bois qui le regarde et lui dit : ”L’è dinche* (*C’est comme ça, on n’y peut rien) … Alors? Que vas-tu faire?”

Absorbé par cette question, Hugues ne suivait plus ce que disait Adja. Une évidence s’imposait dans sa conscience et il sursauta quand à son tour elle demanda : “Et toi, que…” La réponse, instantanée et presque bourrue, avait coupé la question : “Je dois repenser mon avenir.” En prenant Adja par les épaules, il avait ajouté pour tempérer sa froideur: “Merci pour tout”. Et il était parti sans voir le reflet triste dans les yeux de Adja.

Le 16 mars, Alain Berset décrétait le confinement national. Personne ne savait encore que l’extermination sournoise avait commencé. Hugues s’était déjà  retiré dans son mayen sans but précis, il devait juste momentanément s’extraire. Pour des raisons différentes, lui et le monde environnant s’étaient cloîtrés.

Il fallut quelques semaines à Hugues pour s’équiper d’un véhicule électrique léger et robuste. Il avait encore son réseau de contacts professionnels d’avant son arrêt de travail imposé. Ainsi, avant que le confinement eut désorganisé les chaînes de production des biens, il put acquérir  dix batteries et autant de panneaux solaires. Avec ce matériel, il allait pouvoir être indépendant sur le plan de l’énergie. Jusqu’à la fin de l’été, il fut très occupé à organiser ce qu’il considérait désormais comme son gîte. Les besoins primaires étaient couverts.  L’approvisionnement en nourriture était garanti par l’Auberge de la Tsandra tenue toute l’année par Fernand. Hugues avait trouvé chez Fernand, un homme de la montagne, taciturne mais qui, en même temps, lui partageait généreusement ses ressources. Dans sons mayen doté maintenant d’électricité, il pouvait maintenir l’autonomie de son  véhicule, de son ordinateur et de son téléphone portable. Avec ces moyens, il gardait un lien possible avec ses proches. L’automne fut consacré au conditionnent des quatre stères de bois qu’il s’était fait livrer. Parce que sans vraiment se l’avouer, Hugues songeait à passer l’hiver dans son ermitage.

En bas, le confinement avait été levé au début de l’été. Mais en septembre, le nombre de nouvelles infections se multipliait à nouveau. La polémique enflait à propos de toutes les prescriptions promulguées par la classe dirigeante. Tout était sujet à discussion voire à rébellion : le port du masque, la quarantaine, le vaccin, les manifestations annulées, les rassemblements limités. Un vent de révolte soufflait sur la population qui perdait confiance en la validité réelle des constats du monde scientifique. La revendication pour la liberté de pensée et d’action inscrite dans l’ADN de la culture occidentale prenait le pas sur la peur. Hugues regardait cela de loin, en spectateur d’un monde qu’il tenait à distance pour ne pas souffrir le jour où il devrait le laisser.

Dans ses méditations, il entrevoit parfois cette lueur qui pulse au loin, à l’horizon de sa vie passée. Mais elle ne se manifeste qu’au prix d’un examen volontaire et il la range dans un coin de son jardin. Ce n’est pas le moment. Quand viendra le temps, il saura et fera ce qu’il aura à faire. A la fin, sans y prendre garde, son esprit s’en retourne invariablement au maintenant, au ici de cette vie reculée. Il est toujours aussi surpris de constater que la contemplation de toutes ces vies minuscules qui l’entourent est une tâche qui lui demande le temps entier. D’ailleurs ce jour-là, il devait mettre la main sur la mouche qu’il déposerait délicatement sur la toile de son araignée.

Et l’hiver vint avec ses longues nuits. Contrairement a ce qu’il avait craint, Hugues ne ressentit pas la solitude. Ses courtes journées étaient remplies par le travail nécessaire pour assurer l’agrément de son habitat. Se chauffer, cuisiner, relire tout Auster, Druon, Tolkien, Faulkner, Eco et un peu de musique avaient suffi à combler tout l’espace. Quand il entendit siffler les premières marmottes dans la vallée, il sut que le printemps était là. Sur la Morge en amont, la falaise est fendue verticalement et plusieurs pitons se présentent comme de fines colonnes de pierres empilées sur leurs fentes. Un jour de dégel, l’une d’elles a chancelé et est venue s’adosser contre la falaise derrière elle, comme pour se reposer encore avant la chute. Hugues perçut au coin de son œil cette légère altération du paysage hiératique des rochers. “Elle va s’effondrer” se dit-il et il eut, à ce moment, l’intuition que cet événement serait un signe.

 

Le 13 avril 2021, Hugues reçut un mail qui le laissa perplexe. Il émanait de l’hôpital et était signé du professeur Kremer:

 

Réserves sur diagnostic

13/04/2021 – 09:18

De : Johann Kremer

 

Bonjour Monsieur Rivière,

 

Je fais référence à votre dernière consultation et vous communique la teneur des informations reçues ce jour du laboratoire Swislab concernant les analyses sur lesquelles s’est appuyé le dernier diagnostic de votre état de santé. Celui-ci a été établi sur une donnée décisive concernant le taux de lymphocytes T contenu dans la moelle osseuse. Le laboratoire indique que dans une fourchette de date, les résultats d’analyse ont pu être altérés.

Le rapport d’analyse vous concernant a été élaboré dans cet intervalle. Le diagnostic ne peut dès lors plus être fiable. Cette situation exige une analyse complémentaire pour garantir une identification démontrée de la pathologie. Suivaient les salutations d’usage.

 

Hugues ne sut que penser de cette nouvelle. Devait-il s’en réjouir? Cette opération lourde et délicate du thymus pouvait-elle être évitée? Quel était son état en vérité? Ce diagnostic pouvait donc être totalement erroné. Dans ce cas, il n’avait plus rien à craindre de funeste. … Ou pas. Son esprit s’emballait. Hugues regardait la forêt qui verdissait sous le soleil. Au dessus de lui, dans l’air froid, une buse planait en cercles patients et une marmotte siffla au loin. “Savoir ce que l’on va faire du temps qui nous est imparti”. Le mot important était “imparti”. Il forçait son regard à se tourner vers ce qu’il avait. Si à la question “Combien de temps?” il ne pouvait pas répondre quel que soit son état, les questions du “Quoi?” et “Comment?” étaient elles, à sa portée et toujours d’actualité. Il se rendit compte que penser en ces termes modifiait sa posture. Il ne subissait plus l’incertitude d’un avenir dissimulé, il le construisait. Alors Hugues avait décidé. Il ne répondrait pas à ce message. Sa vie dans cette nature isolée avait pris un sens qu’il n’avait jamais connu. Le soir, à l’Auberge de la Tsandra, le vin avait eu un goût de fruit qu’il n’avait plus ressenti depuis longtemps et Fernand le Taciturne fut conquis par ce moment amical de fête imprévue. Bien tard, en arrivant à son mayen, Hugues abandonna son véhicule électrique tout en travers du chemin d’entrée.

Puis à la fin avril, le monde bascula dans l’obscurité. Quand le taux journalier d’infections se stabilisa, la certitude de la victoire contre la maladie s’était enracinée dans les consciences. Une victoire en demi-teinte car on n’avait pas encore trouvé une parade fiable au virus, mais au moins, la maladie se stabilisait dans sa capacité de progression. Et la course du monde vers l’expansion universelle reprit. Jusqu’à la mutation fulgurante du SARS-CoV-2 en SARS-CoV-3, plus contagieux, plus infectieux.  En 2020, la Suisse, dans sa grande sagesse, avait pré-commandé chez Moderna, sous condition d’homologation des grandes instances médicales nationales et internationales, 4,5 millions de doses du vaccin promis.  Non seulement celui-ci se révélait maintenant inefficace contre cette nouvelle souche, mais cette dernière avait une capacité de transmission accrue et le taux de morbidité explosa. La population alors se cliva en deux groupes férocement opposés. Le premier avait gardé sa confiance dans le monde scientifique et dans les informations diffusées par les médias établis. Le second attirait dans ses rangs tous les mécontents, les sceptiques et les impatients. On y retrouvait tous les partisans du yavèka, falèkon et autre zavèka. Ils mettaient en doute toute information qui allait dans le sens d’une prise en compte rationnelle et mesurée de la situation. Ils attendaient une explication simple qui apporte des solutions simples et rapides. Attisée encore par la puissance de communication immédiate des réseaux sociaux, la polémique s’amplifia jusqu’à plonger le pays dans un mélange d’informations toutes plus vraies les unes que les autres et inversement.  Mais la foi échappe à toute preuve et tentative de vérification. On était entré dans un moment où  ne prévalait plus que ce que l’on croyait. Les courants étaient si opposés et si nombreux que l’on se mit à croire en tout et n’importe quoi. L’unité de la communauté humaine ne résista pas à ce nouvel obscurantisme qui finit par dresser les générations les unes contre les autres. Et tout se referma: les frontières des pays, les frontières entre les parents et leurs enfants et les frontières gardiennes des certitudes personnelles. Entraînée par la spirale négative, l’économie mondiale sombra dans l’anarchisme du sauve qui peut. Dès lors, ce fut la porte ouverte au chaos. La laideur de l’âme est fille de la peur et l’on vit, dès ce moment, se multiplier des événements abjects comme des actions salutaires et courageuses. A cause du manque de confiance et de bonne volonté, les instances dirigeantes devaient faire face à une division profonde de la population et leurs décisions ne furent que le reflet des fractures existantes.

En bas, les priorités des habitants avaient aussi muté et tous commençaient à s’organiser pour leur survie. Hugues, ébranlé par l’ampleur du fléau, avait cédé au besoin irrésistible d’informations et s’était astreint à recouper toutes les nouvelles qui lui parvenaient. Puis l’inutilité de cette démarche se fit jour et il ne consulta plus que quelques sources qui, à ses yeux, étaient dignes de confiance. Un nouveau confinement n’avait pas été imposé, il aurait entraîné une atrophie économique effroyable et le pays luttait pour préserver son activité. Mais le rythme de travail ne pouvait pas être soutenu. Les absences pour cause de maladie avaient amoindri toutes les capacités de production. A l’été, on comptait un nombre consternant de chômeurs qui ne faisait qu’augmenter. La détresse et l’indigence s’étaient installées. Du fond de sa vallée, Hugues s’aperçut un soir que les lumières Nendaz avaient disparu. Il en avait déduit une panne du réseau électrique, mais quand, le soir suivant, à la même heure, Nendaz fut plongé dans la nuit, il avait ressenti un petit pincement d’inquiétude. Cette nuit-là, il ne put se connecter sur Internet. Au matin, il apprit que les entreprises locales d’électricité avait dû se contraindre à une économie de sa production énergétique journalière, le personnel nécessaire n’étant plus à même de garantir la fourniture sans interruptions.

Malgré la dissolution du tissu de tous les services, Internet était resté encore utilisable malgré la perte inexorable des collaborateurs techniques de  Swisscom. Hugues conservait par ce moyen, une connexion indirecte avec les autres vivants. Témoin de la dégradation progressive de leurs vies, il éprouvait quelque chose comme de la compassion et de la colère face à leur condition, mais à aucun moment il ne ressentait le désir de rejoindre la communauté sociale. Il savait qu’il ne reviendrait plus à sa vie d’avant, à la vie du monde. Tout ce qu’il avait trouvé depuis un an était à ses yeux sans prix. Il avait juste à vivre, juste à être dans ce nouveau monde qu’il avait hérité comme un cadeau. L’autre, l’ancien, était un monde englouti dans le chaos d’une pandémie qui tournait au génocide planétaire. Telle était sa foi à lui, même si, dans ses moments de méditation, il apercevait toujours cette clarté qui pulsait comme un cœur et qui semblait lui faire signe. Il y avait là-bas quelque chose qui le concernait et qui l’attendait.

Le 3 septembre deux événements simultanés firent éclater les convictions de Hugues.

Il était 11 heures 14 et quelque chose d’anormal se passait. Une, puis des marmottes s’étaient mises à siffler de manière continue. Plus bas, des chevreuils aboyaient puis une cacophonie de cris d’oiseaux se fit entendre. Il semblait que toute la nature environnante avait été prise de convulsions. A ce moment, la montagne éructa un grondement rocailleux et profond. Hugues ressentit dans ses os, la trépidation de la terre. Même si le séisme fut court et de faible magnitude, Hugues en eut le souffle coupé. Les quelques secondes qui suivirent restèrent figées de stupeur et un silence absolu resta en suspension. A ce moment, le piton rocheux dans les hauts de la vallée s’effondra. Un nuage de poussière s’élevait du fond du vallon et la falaise présentait une cicatrice claire. Hugues avait repris u peu de ses esprits et il sortit précipitamment son téléphone portable pour prendre une photo du phénomène. Dans la confusion de ses pensées il se souvint cependant que cette disparition devait avoir une signification. Mais il n’eut le temps que d’une seule prise de vue. Dans ses mains, l’appareil avait vibré et une fenêtre d’information avait occupé brièvement son écran l’avertissant qu’il avait reçu un message de Adja Mazari. Pris de vertige Hugues leva la tête vers le ciel murmura : “Mais bon sang, que se passe-t-il?” Il lut les premiers mots et ce fut son âme qui se mit à trembler. Adja! Adja était revenue. Adja l’avait contacté. Adja, la seule personne au monde qui avait des clefs qui pouvaient ouvrir les portes murées.

 

Appel à l’aide

03/09/2021 – 11:13

De : Adja Mazari

 

Bonjour à vous qui recevez ce message,

L’association “Accueil Médic” en service depuis plus de trois mois a offert à ce jour 1000 consultations médicales à la population qui  se trouve dans l’impossibilité de pouvoir payer des soins.

La pénurie et le prix des produits pétroliers entraînent aujourd’hui une carence grave dans le domaine de la mobilité et le transport de personnes dans le besoin devient critique mettant ainsi en danger les malades.

Nous sommes à la recherche de tous les moyens possibles qui pourraient nous aider dans notre mission. Si vous possédez ou pouvez proposer un moyen qui nous apporte une solution, alors ce message vous concerne.

Merci de tout cœur pour vos suggestions, idées, initiatives.

Nous avons tous le même slogan : “Nous voulons juste vivre!”

Adja Mazari médecin

 

Hugues contemplait la brèche laissée par le rocher disparu. Puis son regard fit le tour de tout l’espace environnant. Autour de lui, tout était plus net et il lui sembla que la lumière s’était augmentée. La nature sortie de sa stupeur avait commencé à revivre et brusquement, sous le coup d’une impulsion fébrile, il répondit au message.

 

RE:Appel à l’aide

03/09/2021 – 11:13

De : Hugues Rivière

Bonjour Adja, je pense avoir quelque chose…

 

Quelques secondes plus tard, le texto de Adja pulsait sur l’écran de Hugues:

 

Surprise et heureuse de te savoir en vie. Suivait un emoticône avec un grand sourire.

Je t’attends.

 

Hugues se retourna vers son mayen dont la toiture garnie de panneaux solaires scintillait au soleil. Il eut un début de sourire. Puis rejetant sa tête en arrière il se laissa submerger par un fou rire formidable. Quand il fut calmé, le sourire  resta sur son visage. C’était une sensation curieuse que ses joues et ses lèvres n’avait plus éprouvées depuis des mois. Dans un profond soupir, il se dit à lui-même: “Allons-y, il y a du boulot.” parce que aujourd’hui, il savait ce qu’il avait à faire du temps qui lui était imparti. Il savait d’où venait cette lueur dans ses horizons intérieurs. Il savait pourquoi il y avait plus de lumière qu’hier. D’un pas décidé, il alla chercher les outils pour démanteler son installation. Il allait en avoir besoin en plaine, pour sa voiture électrique.

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