05.08.2019 1519 0 La brique disparue

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© 2020 Frank Desco

Le capitaine Jeanrenaud faisait voiles sur son brick “la Noiraigue” pour un ultime retour de Chine à l’automne 1879. En plus du fret habituel dans les trajets au long cours vers l’Europe, sa cargaison comprenait toutes sortes d’objets d’art dont l’exotisme était fort apprécié des amateurs occidentaux.
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Retour de Chine

Le capitaine Jeanrenaud faisait voiles sur son brick-goélette “la Noiraigue” pour un ultime retour de Chine à la fin de l’été 1879. En plus du fret habituel dans les trajets au long cours vers l’Europe (riz, épices, thés, opium, porcelaines, soies et tissus variés),  sa cargaison comprenait toutes sortes d’objets d’art dont l’exotisme était fort apprécié des amateurs occidentaux.

 

A soixante ans passés le commandant, qui naviguait depuis l’adolescence, se tenait encore bien droit à la manoeuvre mais la fatigue accumulée lui donnait l’apparence d’un vieil homme au teint rougeaud, le visage finement ridé jusqu’aux oreilles, les yeux bleu délavé au regard un peu désabusé. Le bateau aussi n’était plus de première jeunesse, toutefois il sortait d’une révision en cale sèche qui avait permis le remplacement du mât de misaine,  un nouveau calfatage et des modifications du gréement qui lui conféraient un air  fringant aux allures porteuses.

 

Entre Colombo et Aden, l’océan indien devint très agité et des vents violents rendirent la navigation difficile. Une tempête s’annonçait et une réduction de la voilure fut réalisée non sans risques pour les gabiers . Des bruits inquiétants émanaient de la cale du bateau qui semblait souffrir dans sa structure.

Le capitaine était à la barre. Le second apparut sur le pont, c’était un marin d’expérience qui naviguait depuis des années sur la Noiraigue. 

 

–  Commandant, le mât de misaine a été  mal calé à sa mise en place et les haubans peinent à le retenir.

 

– Et voilà, maugréa le capitaine, de nos jours on ne peut plus faire confiance aux chantiers navals.

Je vais venir au vent pour décharger la mature. Essayez donc de remettre le pied en place au moment de  la manoeuvre. Dépêchez vous mon vieux !

Dans la cale, le charpentier du bord était déjà à pied d’oeuvre, mais quelques caisses mal arrimées se déplaçaient au gré du tangage en entravant ses mouvements. Parant au plus pressé, le second  se saisit d’une brique qui dépassait d’un coffre  au couvercle endommagé par les chocs répétés des vagues contre la coque. Cette brique pesait au moins vingt kilos; à eux deux, ils parvinrent  à la faire pénétrer au maillet dans la bride de fer de l’emplanture du mât. La gîte du bateau diminua aussitôt et les craquements cessèrent. En outre, le vent faiblissait.

 

A l’escale d’Aden, le capitaine Jeanrenaud vint lui même inspecter l’état du bateau et du fret. Le connaissement en main, il retrouva le nom du propriétaire du coffre endommagé, coffre qu’il fit monter dans sa cabine pour en vérifier le contenu et réparer le couvercle.  Il se prit à rêvasser. 

 

Il revoyait très nettement cet Alfred Bertrand , rencontré  un soir dans un bar de la concession internationale à Shanghaï, qui lui avait confié ce coffre en insistant sur la valeur de son contenu et les précautions à prendre.  Le jeune homme ne devait guère avoir plus de vingt à vingt cinq ans; d’allure svelte et sportive, le regard franc et la mine assurée,  il effectuait un tour du monde  qui ne s’était pas déroulé selon le programme de croisière prévu. Le voyage, organisé à forfait, devait se dérouler en 320 jours et une trentaine d’escales, en incluant  quatre grandes excursions terrestres sur différents continents. Le tour avait attiré une vingtaine de participants, tous très fortunés.

Après être parti de Marseille, le steamer La Junon, affrété par la Société de voyage d’étude autour du monde (SVEAM), avait suivi le plan proposé en suivant les côtes africaines et sud américaines jusqu’au détroit de Magellan pour remonter vers Panama. Le voyage avait alors pris fin abruptement, à la suite d’un désaccord financier entre la SVEAM et les propriétaires du navire.

Les vingt compagnons de Bertrand s’étaient alors dispersés, la plupart regagnant l’Europe par les Etats Unis. Tenace et sans aucun souci pécuniaire, le jeune homme avait décidé  de poursuivre l’aventure malgré tout. Avec un camarade, il avait rejoint San Francisco pour continuer vers le Japon et la Chine. Il revenait d’un périple à Pékin jusqu’en Mongolie intérieure lors de la rencontre avec le capitaine Jeanrenaud.

       

Il se disait photographe et voyageur passionné, avec l’espoir que la foi chrétienne puisse se propager pour éclairer les populations du monde et améliorer les conditions de vie des malheureux  qu’il avait  croisés sur sa route. Ses impressions de voyage  en Chine concernaient le désastreux état des routes, l’inconfort et la saleté de l’hôtellerie, l’infecte qualité de la nourriture, la misère physique et morale des populations rencontrées, l’énormité des contrastes sociaux et les miracles accomplis par les missionnaires catholiques et protestants en matière d’éducation et de soins hospitaliers.

 

Même si il venait d’un pays protestant lui aussi, le commandant  se méfiait  des jugements hâtifs et la fréquentation de certains  donneurs de leçons occidentaux lui laissait des souvenirs mitigés quant à leur mission civilisatrice. Il mit sur le compte de la jeunesse l’idéalisme de son interlocuteur et l’orienta vers la description de la grande muraille dont ils partageaient  une vision enthousiaste.

Ils passèrent ensemble une joyeuse fin de soirée dans des vapeurs alcoolisées , familières pour le vieux marin, initiatiques pour l’explorateur débutant.

 

Revenant à l’inventaire du coffre, le capitaine Jeanrenaud fut impressionné par le sérieux de son propriétaire. Alfred Bertrand avait non seulement établi la liste détaillée de tous les objets du contenu, mais chacun était photographié, avec un commentaire sur la provenance, le lieu et la date d’acquisition.  Rien ne manquait.  Rien sauf une  brique, ainsi répertoriée :

“Brique de la Grande Muraille, Chine, Gubeikou N.-E. de Pékin. Détachée sur place le 7 mai 1879”

 

Le commandant restait songeur. Ainsi la Grande Muraille, dans son rôle de protection des populations, avait-elle retrouvé une nouvelle opportunité quelques siècles plus tard auprès de l’équipage du brick en danger dans les eaux de la mer d’Oman. Ce fait de navigation plaisait au commandant. “Une brique vient au secours du brick” releva-t-il dans son journal de bord .

Il était  impossible de la récupérer jusqu’à l’arrivée au port de Marseille, elle  était maintenant  intégrée à la structure du bateau et l’on ne pourrait  pas l’extraire de l’emplanture du mât sans la briser.

 

Le capitaine Jeanrenaud referma pensivement le coffre de Bertrand. Il lui  faudrait trouver une explication qui satisfasse le jeune homme quand il découvrirait la disparition de sa brique. Lui faire remarquer qu’il l’avait lui -même fait  disparaitre de la Grande Muraille ne paraissait pas un argument convaincant. Proposer une indemnisation n’avait aucun sens. Le commandant restait perplexe et pour une fois, l’invocation du patron des marins tardait à lui suggérer une issue élégante.

 

Un siècle plus tard

Au mois de  mai 1979, une délégation scientifique  était en visite officielle à Pékin. J’en faisais partie avec une dizaine de collègues professeurs représentant les différents domaines des sciences de l’ingénieur qui, à l’époque,  intéressaient particulièrement les chinois. Le Président de notre Ecole dirigeait  la délégation, accompagné en permanence par un Haut responsable du Ministère de l’éducation chinois et  quelques fonctionnaires, dont deux interprètes et un  discret observateur désigné par le Régime. En dehors des conférences données  dans les universités où nous étions invités, le temps libre ( libre mais planifié ) permettait des excursions culturelles. Nos épouses ou compagnes y participaient, alors qu’un programme spécial leur était réservé pendant nos périodes de travail.

 

Ce matin du 7 mai , nous étions à pied d’oeuvre sur la Grande Muraille , le temps était encore frais et les brumes qui s’estompaient progressivement accentuaient la magie des lieux. Les autres visiteurs matinaux étaient exclusivement chinois, tous en costumes Mao bleu réglementaire. Beaucoup d’entre eux devaient voir des européens pour la première fois, et les femmes blondes de notre groupe semblaient les fasciner,  au moins autant que le paysage environnant. L’heure du tourisme de masse n’avait pas encore sonné.

 

Comme dans les courses d’école enfantines, il y avait parmi nous des trainards qui ne se préoccupaient guère de suivre le groupe ni du respect de l’horaire. Au détour d’un changement de direction de l’ouvrage monumental qui suivait un caprice du terrain, je me retrouvai un peu isolé avec notre spécialiste du domaine des matériaux, visiblement préoccupé.

-Tu sembles avoir perdu quelque chose, lui fis-je remarquer.

 

– C’est à dire que je cherche au contraire à emprunter quelque part un élément représentatif de cette muraille, à des fins purement scientifiques. Vois-tu, les ingénieurs chinois prétendent que la farine de riz incorporée comme liant dans la fabrication des briques des parements leur confère une résistance supérieure à celle de nos bétons modernes et avec différentes analyses…

 

– Autrement dit, tu t’apprêtes à voler ici une brique pour la ramener dans ton laboratoire !

 

– Tout de suite les grands mots, se fâcha-t-il. Voler, voler, c’est beaucoup exagéré. Regarde bien, certaines de ces briques sont en partie désolidarisées des bordures de chaussée, si on les laisse en place, elles ne vont pas tarder à tomber d’elles-même dans les fourrés là en dessous. 

 

– Et bien peut être, mais elles font partie intégrante d’un des plus célèbres  monuments  que l’homme aie jamais construit et tu voudrais…imagine que chaque visiteur s’y prenne de la sorte.

 

Baissant la voix car le discret observateur chinois venait de se matérialiser et nous observait, nous continuâmes à nous disputer à coups d’arguments contradictoires.

D’un côté, le nombre quasi infini de briques de la Muraille, le fait que des milliers de paysans chinois aient au cours des siècles récupéré des quantités de ces briques pour construire ou consolider leur habitat, l’intérêt d’une étude physico-chimique des briques, celui de leur datation, les bénéfices à espérer pour l’histoire des constructions en général.

 

De l’autre, l’éthique scientifique, l’extraordinaire développement prévisible  du tourisme de masse en Chine dans les années à venir et les dégradations environnementales qui en découleraient, la capacité de nuisance des touristes avérée dans de nombreux cas de sites ou de monuments, et le code  du voyageur responsable qui restait sans doute à établir.

 

Un dernier argument l’emporta,  d’ordre pratique difficilement réfutable. Sachant que le poids d’un bagage admis dans les transports aériens était de  20 kilos, et que celui d’une brique de 40cmx20cmx10cm était équivalent, le voyage du retour eut été problématique.

 

Le soir même  à Pékin, au terme d’un repas bien arrosé où nos hôtes chinois nous entrainèrent dans une succession de toasts à l’amitié internationale aussi interminable que l’étendue de la Grande Muraille, le délégué du Ministère fit d’un pas hésitant le tour de la table et nous remit à chacun une petite boite en carton de mauvaise qualité mais joliment décorée . Elle contenait un fragment de brique dont il n’eut  pas à préciser la provenance.Voilà qui réglait la question d’un prélèvement illicite.

 

                                                                               

 

Quarante ans après

En sortant d’une visite au Musée d’ethnographie de Genève, sans doute impressionné par l’ordre qui régnait dans la présentation des objets de la collection permanente,  je décidai de sortir du fond d’une armoire le fatras que j’avais récupéré dans le laboratoire lors de mon départ en retraite. Longtemps remis à plus tard, l’inventaire s’avéra décevant et la poubelle se remplissait plus vite que l’étagère destinée à la conservation de documents ou d’objets de valeur.

 

Quand je remis la main sur la boite chinoise reçue à Pékin  quarante ans plus tôt,  son contenu me laissa perplexe. Le fragment  de brique que je détenais  semblait bien correspondre à l’objet exposé dans une des  premières vitrines du musée. Il m’avait d’autant plus frappé que sa description précisait  que la brique de la Grande Muraille  de Chine avait été  “détachée sur place par Alfred Bertrand le 7 mai 1879” .  Le souvenir  de ma visite du  site et de la discussion au sujet d’un emprunt analogue me revint à l’esprit, d’autant plus que la notice du musée précisait :

“Aujourd’hui considérée comme du vandalisme, la pratique consistant à rapporter un morceau de monument était alors monnaie courante “. 

 

Je n’en avais peut être pas fini avec ce ” morceau de monument”. Tant qu’à pratiquer des inventaires et consulter ma mémoire, je remontai plus loin dans mes souvenirs d’enfance.Ma grand mère maternelle était née Hélène Jeanrenaud. Elle parlait volontiers de sa famille originaire du Val de Travers et d’un grand oncle en particulier, qui avait quitté le pays très tôt pour entrer dans la marine marchande et les voyages au long cours.

 Ce n’était pas seulement pour le plaisir de conter de belles histoires d’aventures qu’elle évoquait le capitaine Albert Jeanrenaud. Elle était collectionneuse dans l’âme et son salon était plein de chinoiseries rapportées par cet oncle bourlingueur.  A chaque retour de voyage, il les distribuait généreusement à tous ses frères et soeurs, neveux et nièces, dont le souci premier était de s’en débarrasser . Sauf  sa nièce préférée, la petite Hélène qui avait récupéré à force de patience et d’héritages familiaux une assez jolie collection.

Je me souvins que la Grande Muraille était parfois évoquée  dans les histoires de ma grand-mère. Elle pouvait appeler le capitaine Jeanrenaud  à la rescousse  pour illustrer ou préciser sa narration. En ouvrant un coffret chinois en cloisonné  dont la serrure semblait gardée par un dragon menaçant tapi sur le couvercle, elle sortait d’un geste théâtral  les lettres de son  grand oncle  qu’elle conservait avec dévotion. En ménageant ses effets, elle finissait toujours par trouver  un passage approprié au récit du moment. Le vieux marin  réapparaissait alors comme par miracle, il venait d’une époque  où l’on savait écrire. Je réalisai soudain que, bien des années plus tard, je pouvais encore convoquer le capitaine Jeanrenaud.

Avant de mourir, ma grand mère m’avait confié son coffret chinois, elle estimait que je le méritais au titre de l’auditeur le plus attentif de ses histoires.Le coffret était toujours en ma possession, même si je l’avais négligé pendant des lustres, perché dans l’angle supérieur d’une bibliothèque en qualité de serre-livres. Le paquet de lettres s’y trouvait encore et je mis la main sur celle que je recherchais.

 

Une lettre du commandant Jeanrenaud, datée de novembre 1879

Ma chère petite Hélène,

 

Me voilà au terme de ma dernière grande traversée.  La Noiraigue est à quai dans le Vieux port  et je surveille le débarquement du fret. Mes  commanditaires se pressent pour récupérer leur dû, dans le chaos habituel au milieu des badauds et des antiquaires de ma connaissance, à l’affut de trouvailles originales.

 

J’avais l’intention de te faire la surprise d’arriver à Môtiers le jour de ton anniversaire, mais je dois rester à Marseille pour quelques temps encore.  Je t’envoie avec cette lettre un petit coffret en cloisonné, décoré d’un joli dragon. Je suis sûr  qu’il te plaira.  Avant de remettre le navire à son nouveau propriétaire, je ferai procéder à quelques réparations et j’ai deux mots à dire au patron du chantier naval de la Ciotat qui m’avait livré un nouveau mât de misaine l’hiver dernier.

En attendant, je loge chez une amie  qui semblait impatiente de me revoir. Je sais que mes cousines du Val- de -Travers vont donner libre cours à leur remarques perfides  au sujet de la moralité des marins qui retrouvent une fille  dans chaque port  et sans doute  à d’autres récriminations mal intentionnées. N’écoutes pas ces vieilles chouettes dont la charité chrétienne ne s’applique qu’à elles-même. Elles imaginent que le monde civilisé s’étend de la Côte-aux -Fées à Rochefort, alors qu’au delà règnent la barbarie, accompagnée de corruptions et perversions diverses. Depuis longtemps, j’ai essayé de leur faire découvrir d’autres horizons, c’est peine perdue dans cette famille d’entêtées.

 Tiens, par exemple, j’aimerais leur faire rencontrer un jeune homme charmant dont j’attends la venue d’un jour à l’autre. Il rentre à Genève après avoir réalisé un tour du monde initiatique qui l’a transformé et muri. Mes chères cousines découvriraient les bénéfices d’un voyage au long cours pour l’ouverture d’esprit d’un chrétien convaincu, de haute moralité et de bonne éducation. Il serait plus crédible qu’un vieux loup de mer comme moi, qu’elles toisent du haut de leur vertu jamais outragée.

 

A propos de ce jeune homme , voilà une anecdote que tu garderas pour toi. Je dois lui remettre un coffre de chinoiseries qu’il m’avait confié à Shanghaï. Au cours d’une tempête en mer d’Oman, ce coffre avait été endommagé et mon équipage avait utilisé une brique trouvée dans ce coffre pour caler le mât du navire en perdition, sans se douter que cette brique pouvait avoir une valeur particulière.

Or justement,  cette brique provenait de la Grande Muraille de Chine  et pour son propriétaire elle possédait une signification hautement symbolique . A  l’escale de Marseille, j’ai essayé de la récupérer mais elle s’est cassée en plusieurs morceaux.

 

Après réflexion, je n’ai pas trouvé le courage d’affronter ce Monsieur Bertrand en lui présentant sa brique rafistolée tant bien que mal. En passant près du cimetière St Charles, j’ai consulté  un tailleur de pierre. Il a ri de mes inquiétudes. 

 

– Ne vous faites donc pas de mouron, déclara-t-il.  Je peux vous en fabriquer une copie en pierre de taille ou mieux par un moulage de  pierre factice en béton de ciment prompt naturel.  Vérifions les dimensions et passez me  voir après-demain.

Le lendemain, il avait confectionné une brique aux mesures identiques à l’originale,   dont la couleur et la texture étaient très voisines des morceaux que je lui avais confiés. Un polissage particulier, l’imitation de quelques défauts sur la surface et le report  d’une inscription manuscrite un peu maladroite, tracée probablement par celui qui avait prélevé la brique sur la muraille : le tour était joué.

 

D’après mon tailleur de pierre, bien malin qui pourrait deviner la supercherie.

 

– De toutes façons, me fit-il remarquer, le propriétaire de la brique n’a certainement pas l’intention  de la revendre ou de la mettre en valeur sur la cheminée de son salon. Elle n’est guère décorative.

 

-Et encore moins de la confier à un musée, ajoutais-je en riant, peut être aussi pour achever de me rassurer.

 

Voilà une jolie conclusion. A bientôt ma chère petite, embrasse toute la famille de ma part.

 

Signé

Capitaine  Albert Jeanrenaud,  commandant de “La Noiraigue”.

 

                                                                                                 

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