ça y est, c'est fait! Depuis Pâques, j'ai sillonnée la Gruyère afin d'apporter, à vélo dans la plupart des cas, mon roman "Crìme double en Gruyère" à chacun des 13 EMS du district!
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Comment occuper son temps lorsqu’on a la retraite, qu’on est censé être plus ou moins « confiné », qu’on a envie de se dégourdir les jambes à vélo mais qu’on n’a pas vraiment de but précis? C’est la question que je me suis posée à Pâques et qui a rejoint comme par enchantement cette autre question qui me turlupinait l’esprit depuis plusieurs jours: que pourrais-je entreprendre de concret pour toutes ces personnes véritablement enfermées dans leur EMS et qui n’ont plus de visite, presque plus de sorties ni de contacts? C’est ainsi que je décidai d’effectuer une tournée en plusieurs jours, à vélo (électrique, faut pas charrier quand même) de l’ensemble des 13 EMS de la Gruyère afin d’offrir aux résidents et au personnel mon livre « Crìme double en Gruyère » dédicacé. J’y ai joint un message expliquant ma démarche:

 

Vuadens, Avril 2020

Chères résidentes, Chers résidents,

Chers membres du personnel de l’EMS Les Myosotis à Charmey,

Ça ne doit pas être tous les jours drôle de se retrouver confinés dans sa chambre, avec éventuellement quelques sorties à l’étage, sans contact avec sa famille… Comme j’ai personnellement la chance de pouvoir bouger librement et que mes jambes me démangent un peu, j’en profite pour rejoindre à vélo tous les EMS du district, afin de vous offrir mon roman qui vous permettra peut-être de revoir certains lieux connus, mais à coup sûr de vous évader virtuellement en compagnie de Romain et Julie dans un jeu de piste à travers notre belle Gruyère.

Je vous souhaite à toutes et tous une bonne lecture et surtout santé et bonheur !

                                                                                                                                Daniel Bovigny

 

C’est ainsi que, le 10 avril dernier, j’ai débuté ma « tournée » par le Foyer St-Joseph à Sâles, la maison Bourgeoisiale et le Foyer de Bouleyres, à Bulle, en poursuivant, le 11 avril, par l’EMS d’Humilimont à Marsens et le Foyer St-Joseph de Sorens. Le 13 avril, je ralliai le Foyer St-Joseph (décidément…) à Morlon, le Foyer de la Rose-des-Vents à Broc et celui de l’Intyamon à Villars-sous-Mont. Le 15 avril, ce fut au tour du Foyer St-Germain à Gruyères, le 22 avril le Foyer St-Joseph (tiens, encore?) à La Roche, le 25 avril l’EMS Les Camélias à l’Hôpital de Marsens et le Foyer St-Vincent à Vuadens. Et, pour terminer, le 1e mai, l’EMS Les Myosotis à Charmey.

Mis à part trois exceptions, tous les trajets ont été effectués à « Coronavélo » si j’ose dire… Dans les autres cas, en raison principalement de l’éloignement, j’ai combiné la visite avec une balade à pied, ce qui me permit également de découvrir des lieux magnifiques tels le tour du Lac de Lessoc avec son magnifique pont de bois, les sentiers des bords du lac de la Gruyère au bas de La Roche ou encore une belle randonnée entre Charmey et Cerniat.

A noter que tous les EMS ont apprécié la démarche et les quelques contacts directs ou par interphone ou téléphone que j’ai eus furent très chaleureux. Il faut dire que je me demandais sérieusement avant de démarrer cette action si elle pouvait avoir lieu avec les grosses contraintes sanitaires liées au risque de contamination. J’ai pu relever le sérieux de la mise en ouvre des règles protectrices, puisqu’il m’était impossible d’entrer sans avoir auparavant appelé un numéro affiché sur les portes systématiquement closes. Dans la moitié des institutions, je fus invité à poser le livre devant l’entrée ou dans une caisse prévue à cet effet, sans rencontrer personne. Un seul EMS a refusé mon livre, la règle étant « Rien n’entre chez nous venant de l’extérieur », réitérée malgré mon insistance et mes suggestions de mise en quarantaine du livre, de dépôt au congélateur ou encore de passage total à l’alcool. Rien n’y fit et j’en suis encore à me demander comment ils procédaient avec les journaux et autres courriers aux résidents qui devaient trouver le temps bien long… Je ne leur jette pas la pierre, cependant, puisque c’est probablement à ce prix-là qu’ils ont réussi à éviter ce fléau de Covid!

Au final, une magnifique expérience avec près de 200 km parcourus et la découverte de nouvelles voies cyclables, avec, en prime, quelques lettres et cartes de remerciement reçus de la part des résidents et du personnel. Et un constat: si Joseph n’avait pas prêté son nom, bon nombre de Foyers n’auraient probablement jamais vu le jour en Gruyère!

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