Créé le: 13.02.2020
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Changer, vraiment ?

Erotique

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Faut-il échanger pour changer... ou ne pas changer ?
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Changer, vraiment ?

 

J’avais enfin osé t’en parler. Quel ne fut pas mon soulagement, mêlé de surprise, quand je vis l’enthousiasme dans tes yeux et la joie dans ta réponse. Dire que l’on croit se connaître…

Le jour Q arriva. Complices et rieurs, nous nous pomponnâmes : fi des cheveux gris et des poils disgracieux, nous fignolâmes nos maquillages, revêtîmes nos plus beaux atours pour nous rendre enfin, tremblants et émoustillés d’anticipation, dans cette villa suave et cossue dont on m’avait tant parlé.

Nous y fûmes accueillis par un couple caressant qui sut nous mettre à l’aise et un verre dans la main. Introduits dans une grande salle aux lumières chaudes et tamisées, ornée de plantes vertes et rouge vif, de tables basses en bois noble et de canapés douillets, nous y découvrîmes plusieurs personnes qui s’y frôlaient, souriaient, échangeaient mots doux et caresses ; deux ou trois couples dansaient sur un standard de jazz et déjà un trio enchevêtrait ses membres dans le fond de la pièce. Fichtre ! Tu me lanças un sourire éblouissant, murmuras « Bonne chasse, mon amour », et me lâchas la main.

Moi qui craignais ta timidité revendiquée, je te vis grandir et faire face, faire front et laisser faire. Tu déployas tous les arts de la séduction. Enlaçant l’une, embrassant l’autre, offrant tes fesses à un troisième, tu enchaînas et enchantas tes partenaires avec un naturel qui me stupéfia. Comment l’avouer ? Ma surprise se teintait d’une pointe taquine de jalousie : je croyais que tu venais là pour me faire plaisir, je ne pus qu’admirer ton talent.

Mais déjà s’approchaient de moi quelques inconnus, légers et gracieux, et d’un sourire ils m’intégrèrent à leurs embrassades. Lèvres ouvertes, langue entreprenante, je plongeai dans leurs corps, ils envahirent paisiblement le mien. Peaux salées et jus sucrés, sensualité torride de chez torride, je me laissais transporter par la chaleur de toutes ces mains qui parcouraient mon corps à moi et à eux et à elles.

Puis pause buffet, où par le plus bel hasard nous nous retrouvâmes. Tu m’emmenas alors vers un trio enlacé et toi, toi, tu m’invitas à me glisser entre eux. Une chaleur douce m’enveloppa, leurs corps me cueillirent de tous côtés et je m’y abandonnai langoureusement, bouche ouverte et yeux clos. Tu nous surplombais, jouissant goulûment du spectacle… puis tu vins nous rejoindre pour l’apothéose, que dis-je l’apothéose, la chose, quoi.

Enfin, l’aube glissa quelques rayons à travers les persiennes. Ayant pris congé de nos hôtes, nous partîmes main dans la main dans le soleil levant. De retour chez nous, étonnamment fringants, nous nous embrassâmes et, du bout des lèvres qui mordillaient les miennes, tu m’invitas à te rejoindre sous la douche : « Viens, on va laver tout ça… ».

Sous l’onde brûlante, tes lèvres pulpeuses et ta langue charnue me nettoyèrent de fond en comble. Je m’empressai à te rincer de même et c’est ainsi qu’après une folle nuit de baise, au petit jour,

nous fîmes catleya.

 

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