Réflexions sans queue ni tête sur un monde climatiquement déréglé.
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4,7 sur l’échelle de Richter. Une vingtaine de blessés, des dégâts matériels.

Un sacré séisme dans les Champs Phlégréens, région volcanique au nord-ouest de Naples. Rien à voir avec une activité volcanique cependant. Mais il faudra surveiller de près l’activité en sous-sol ces prochains jours. Par précaution.

Je ne sais pas vous, mais moi quand j’entends séisme et Naples, je ne peux pas m’empêcher de penser Vésuve… Pompéi… Éruption… Oui, je sais, pas super positive comme association d’idées.

 

Pour parler de quelque chose de plus joyeux, aujourd’hui c’est le premier août, fête nationale de la Suisse, mon pays. Selon la tradition, on la célèbre autour de grands feux de joie où on grille des cervelas au bout d’un bâton de bois taillé spécialement dans la journée pour l’occasion. Ok, je fais un peu dans le cliché, on peut s’arrêter aux grands feux de joie (à condition d’y ajouter quelques lampions).

Mais cette année, interdiction de faire des feux à cause des risques d’incendie (comme l’année passée et celle d’avant et celle d’avant avant…, ça devient une habitude).

La nature est ultra sèche, propice à l’embrasement à la moindre étincelle. On en est à notre quatrième canicule cette année (et nous entamons tout juste le mois d’août). Les rivières sont moribondes, les glaciers remontent leurs jupes, la faune suffoque et la flore est déjà en mode automne. Donc pas de feux de joie pour célébrer notre fête nationale.

Pourtant, des feux, il y en a. Ça brûle de tous les côtés en France. Des hectares de forêt partis en fumée, environ 116 085 au 27 juillet, ce qui représente plus de 1’000 kilomètres carré partis en fumée. Et là je ne parle que de la France. Parce que ça brûle aussi en Espagne, en Italie, au Royaume-Uni. Dans toute l’Europe en fait. Et en Afrique. Et en Asie aussi. Si on regarde la carte du monde, on peut voir que ça crame un peu partout sur la planète.

Et puis une autre joyeuseté avant de partir pour les célébrations : cette année, le jour du dépassement a eu lieu le 30 juillet. Encore plus tôt que l’année précédente. Faut dire que c’est un record de vitesse que l’on pulvérise chaque année depuis plus de cinquante ans. Pas de quoi être fier. Au contraire. Depuis cette date, nous consommons plus que ce que la planète peut régénérer. Ce qui signifie qu’il faudrait presque deux planètes pour subvenir à notre consommation annuelle. Pas de quoi se vanter.

Pour en revenir à aujourd’hui, j’espère que dans certains discours traditionnels du 1er août, se glissera le voeu de mieux prendre soin de notre planète…

 

Sur ces pensées pleines d’espoir je vous souhaite, chères et chers compatriotes, une bonne fête nationale.

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