Créé le: 30.09.2016
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Un vol précurseur

Polar

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Cassandre, princesse au caractère insupportable, se fait voler son collier d'une manière innovatrice ...
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– Ysaline !

Cette voix, c’était celle de la princesse Cassandre. Aigüe et stridente, ,elle se répercutait en écho dans les couloirs du château. Rapidement, des bruits de pas se rapprochèrent de sa chambre. Ysaline, sa domestique apparue. Une jeune ado vêtue d”une simple robe blanche avec un tablier gris. Même si sa dégaine indiquait le contraire, elle possédait un visage angélique. Un contraste saisissant avec la princesse Cassandre.

– Princesse, que puis-je faire pour vous ?

Cassandre, à moitié nue devant son miroir, se retourna et hocha la tête de dégout.

– Enfin te voilà !? Ne reste pas plantée sur le pas de la porte et viens m’habiller !

Ysaline s’approcha de Cassandre et jeta un regard par la fenêtre.

– Il fait un temps magnifique, je vous conseille …

– Je me fiche de tes conseils bonne à rien ! JE VEUX CETTE ROBE ! S’écria-t-elle.

Elle désignait une robe rouge décorée de diamants posée sur la chaise juxtaposé à dix centimètre d’elle. Ysaline se retourna et l’aperçut. D’un geste de la main, elle s’en empara délicatement et la porta à hauteur de Cassandre.

– Princesse Cassandre, si vous pouviez vous retourner, ainsi je pourrais …

La princesse éclata de rire.

– Idiote ! J’aurais pu mettre cette robe moi-même ! Va me chercher celle qui se trouve dans ma garde-robe.

Ysaline remit la robe à sa place et se précipita à l’autre bout de la pièce mais à peine avait-elle fait quelques pas qu’elle se retrouva étalée sur le sol. Cassandre partit dans un fou rire tandis que Cedrik, son frère jumeau entra dans la pièce.

– Que se passe-t-il ici ?!

Il aperçut sa soeur se tordante de rire et Ysaline se relever. Il comprit rapidement ce qu’il s’était passé.

– Ma très chère soeur, je t’aime bien mais quand cessera-tu donc de traumatiser cette petite domestique ?

– Je fais ce que je veux Cedrik, répliqua sèchement Cassandre. Et toi ? Que viens tu traîner dans mes appartements ?

– Mère veut nous voir. Fini de te revêtir et suis moi.

Cedrik s’approcha d’Yseline et lui chuchota à l’oreille.

– Qu’est-ce que tu lui as dit ? Demanda Cassandre, à moitié amusée, à moitié agacée.

– Rien qui te concerne. Dépêche toi, lui ordonna-t-il.

Cedrik contourna sa sœur et lui passa les mains dans les cheveux.

– Tu devrais les attacher. Ça te va mieux.

Il repassa à côté d’Ysaline et lui décrocha un sourire avant de sortir de la chambre.

– Ysaline ! S’écria Cassandre, colérique. J’attends toujours ma robe !

La jeune domestique ouvrit la grande armoire et choisit une robe jaune cette fois-ci puis l’apporta à la princesse qui la fusilla du regard. Cassandre lui arracha la robe des mains et l’enfila. Elle se retourna et ordonna à Ysaline de la lui attacher avant d’ajouter.

– Tu es tellement mauvaise domestique soupira-t-elle. Allez, aide moi à me l’attacher !

Ysaline s’exécuta et passa les mains sous les cheveux de la princesse afin qu’ils ne se coincent pas dans le corsage. Une fois terminée, elle prit congé et repartit sur la pointe des pieds. Elle longea les murs et croisa sa mère, Erin, devant la chambre du couple royal.

– Ysaline ? Tu ne devrais pas être avec la princesse ?

– Non mère, j’ai terminée.

– Alors aide moi à nettoyer la chambre de la reine Clesia.

Elles s’approchèrent du lit et défirent les draps.

– Mère, c’est mon anniversaire, j’aimerais me reposer un peu.

– Je sais Ysaline. Je vais en parler à la reine. Je te demanderai simplement de prendre ces draps et de les emmener à la laverie.

Ysaline accepta et les emporta avec elle. Elle emprunta les escaliers qui donnèrent sur la court et la traversa. Elle rencontra Edek, l’écuyer du roi.

– Bonjour Edek.

Un jeune homme, un peu plus âgé qu’elle, cheveux noir en bataille et à l’allure costaud, s’arrêta.

– Ah salut Ysaline. Tu vas bien ?

Elle lui sourit.

– Oui, merci.

– C’est ton anniversaire n’est-ce pas ?

– Comment tu le sais ? Demanda-t-elle étonnée.

– Mon père qui me l’a dit. Après le repas, rejoins moi dans les box j’ai un cadeau pour toi.

– Tu as un cadeau ? Qu’est-ce que c’est ?

Edek lui pinça la joue.

– Une surprise, je t’en dis pas plus.

– Tu n’es pas obligé répondit Ysaline. Je file et toi aussi tu as du travail.

Elle pencha la tête sur le côté et aperçut un chevalier qui arrivait sur son cheval. Elle passa sous le petit pont reliant les deux tours de gardes et descendit à la laverie déposer les draps. Ni elle, ni Edek n’avaient vu Cedrik caché dans un recoin de la cour qui les avait observés.

Après s’être reposée quelques minutes, elle prit la direction des cuisines, là où son père travaillait.

Elle parcourut les couloirs sombres et humides sous le château puis emprunta un escalier secret et arriva devant une vieille porte. Elle la poussa de toutes ses forces et un doux fûmet s’en échappa. Lorsqu’elle parvint à entrer, une chaleur étouffante l’accabla en plus du bruit infernal. Elle aperçut son père, Pawel, entrain de découper la viande avec acharnement à l’extrémité de la cuisine. Elle se faufila entre les aides de cuisine et se planta devant lui, guillerette.

– Bonjour père ! S’écria-t-elle avec sourire.

Il sursauta, manquant de se trancher le pouce.

– Ysaline ! Tu m’as fais peur ! Qu’est-ce que tu fais ici ?

Elle ignora complètement la question.

– Que faites-vous à manger père ? Demanda-t-elle.

– Du chevreuil. Mais toi, qu’est-ce que tu fais ici ? Répéta-t-il

– Je suis venue pour jeter du poison dans toute la nourriture, ajouta-t-elle en mimant le geste.

– Ysaline ! S’écria Pawel. Par tous les dieux, ne t’avise jamais à répéter ces horreurs !

Ysaline se mit à rire.

– Pars d’ici ! ordonna Pawel. Tu sais la punition qui t’attends si on te trouve ici.

Pawel indiqua la sortie avec sa machette et la jeune fille releva sa robe et partit en riant. Elle retourna dans la cour où elle aperçut Cassandre en compagnie d’Edek qui l’aidait à grimper sur son cheval.

– Attention à vos cheveux princesse, ils vont se prendre dans la selle.

Il passa la main sous sa nuque et releva la chevelure de la princesse puis l’installa correctement sur le canasson.

– Je peux m’en sortir toute seule espèce de débile ! Lâche moi à présent ! S’écria-t-elle

– Princesse, tenez bien les rênes, insista le jeune homme. Ou sinon le cheval filera au galop et vous risquez de vous blesser en tombant par exemple.

Un vol d’oiseau passa au-dessus de leurs tête et Ysaline leva la tête. Elle ne pu voir le coup de pied décocher par Cassandre à Edek. Ce dernier recula et lâcha la bride. Le cheval se cabra et ce qui devait arrivé arriva. Cassandre se retrouva étendue dans la boue de tout son long

– Sombre crétin ! Hurla-t-elle, folle de rage. Ma robe est toute déchirée !

Elle s’acharna à le rouer de coups et Ysaline voulu lui porter secours mais quelqu’un l’en empêcha.

Elle se retourna et aperçut Arjun, le conseiller du roi et aussi le père du jeune écuyer. Elle ne put s’en défaire, tant il la maintenait fermement.

– Ne fais rien de stupide jeune fille, lui chuchota-t-il dans son oreille.

– Chevalier Arjun ?! Mais c’est votre fils…

– Et c’est la fille de la reine Clesia et du roi Lorik. Tu sais tout aussi bien que moi – d’autant que tu es sa domestique – que si tu t’en prends à elle tu as de grande chance de mourir dans l’heure qui suit.

Le sang d’Ysaline bouillonnait. A ce moment précis, elle ne désirait qu’une seule chose, voir la tête de la princesse Cassandre voler dans les airs.

– Chevalier, je vous en prie laissez moi m’occuper d’elle, je la ferai souffrir comme elle le mérite.

Arjun esquissa un sourire mais continua à maintenir Ysaline.

– Va-t-en, je vais m’en occuper.

Il la relâcha lentement, s’assurant qu’elle retourne à ses occupations. Ysaline jeta un dernier coup d’oeil à la scène misérable qui se déroulait au milieu de la cour et monta les marches d’escaliers menant à la salle à manger. Elle ouvrit la porte et se mêla aux autres serviteurs afin de préparer la table pour le repas. Sa mère s’y trouvait, en compagnie de la reine et du roi.

– Qu’est-ce que c’est que tout ce vacarme dehors ? N’était-ce pas les cris de ma fille Cassandre que j’ai entendu ? Questionna le roi, pompette et affalé sur son trône.

Ysaline s’approcha pas à pas et se posta devant lui. Elle fit une courbette de bienséance avant de lui répondre.

– Mon roi, votre fille, la princesse, est tombée de son cheval.

Le roi éclata de rire.

– Cassandre n’a jamais eue l’agilité de son frère, cela ne m’étonne qu’à moitié.

Son épouse lui lança un regard qui n’augurait rien de bon mais refusa de commenter son attitude.

– Un cheval dresser par ton écuyer Lorick, je l’ai toujours dit, il n’est pas apte à cet tâche.

– Si vous me permettez ma reine, intervint Ysaline. Cassandre…

– La princesse Cassandre, jeune fille, corrigea Clesia.

Elle se tourna vers Erin et dit d’une voix douce.

– Tu devrais lui apprendre les bonnes manières. Une servante ne doit pas appeler sa princesse simplement par son prénom.

Erin, confuse, fronça les sourcils et empoigna Ysaline par l’épaule.

– Ysaline, la reine Clesia à raison. Tu dois te montrer respectueuse envers la famille royale, ce d’autant plus tu es la suivante de la princesse Cassandre.

Ysaline fit la fine bouche mais se tût, ne voulant pas mettre sa mère dans l’embarras. La reine accepta les excuses et invita Ysaline à poursuivre son récit.

– Je disais donc, ma reine, votre fille la princesse Cassandre à donner un coup de pied à Edek puis le cheval s’est cabré.

Elle marqua une nouvelle pause avant de continuer.

– C’est la faute de la princesse, ma reine, termina Ysaline en prenant soin de détacher tous les mots.

Le roi ouvrit grand les yeux tandis que la reine Clesia se montrait étonnamment calme.

– Est-ce vrai ? Est-ce donc vraiment se qui s’est passé ? Demanda-t-elle.

– Elle raconte n’importe quoi ! Beugla Lorik, ivre mort.

– Ou peut-être dit-elle la vérité, rétorqua Clesia.

– Toutefois, jeune fille, ajouta-t-elle, ce sont des accusations qui peuvent avoir des conséquences dramatiques. Vous deux – elle désigna deux gardes – allez me chercher l’écuyer Edek et ma fille Cassandre.

Les gardes se dirigèrent vers la sortie alors qu’Ysaline et Erin restèrent en plan devant le couple royal.

– J’ai faim moi ! Et soif ! Que l’on m’apporte de quoi m’enivrer ! Clama le roi.

Erin couru chercher un pichet de vin tandis qu’Ysaline resta stoïque et aperçut Cedrik débarquer au fond de la salle. Il s’approcha discrètement et s’assit au côté de sa mère.

– Où étais-tu passé ? Demanda-t-elle.

– J’ai vu ce qu’il s’est passé dans la court, répondit-il avec un sourire non dissimulé.

– Qu’as-tu vu fils ? Demanda avec virulence Lorick, survolté par l’alcool.

– Votre écuyer à déstabiliser Cassandre de son cheval père, répondit-il sans accro dans la voix.

– C’est faux ! S’écria Ysaline.

Son visage était devenu rouge comme une pivoine. Erin, revenue avec le vin, tenta de la calmer.

– Calme toi jeune fille, dit Clesia avec douceur. Sans doute s’agit-il d’un stupide et bête accident.

Les portes de la salle à manger s’ouvrirent au même instant et Cassandre apparut en premier, couverte de boue de la tête au pied. Elle hurlait si fort que toutes les personnes présentes dans la salle arrêtèrent leurs besognes pour la dévisager avec une certaine appréhension.

La princesse avança à grand pas en direction de son siège réservé tout en continuant de s’énervée alors qu’Edek était éconduit aux côté d’Ysaline.

– Non, Cassandre, place toi à droite de ta suivante, ordonna Clesia.

A contre coeur, elle obéit à sa mère. Lorsqu’ils furent tous les trois alignés, le roi se leva difficilement et exigea des explications à tout ce foutoir.

– Pour commencer, je ne voulais pas monter à cheval père, c’est Cedrik qui m’a incité à le faire.

Imperturbable, son frère secoua la tête. Toutefois, il l’inclina légèrement sur le côté.

– Dis moi Cassandre, tu ne portes pas ton collier ?

Elle le regarda avec des yeux ronds comme des soucoupes.

– Qu’est-ce que tu racontes imbécile ?

Elle porta ses mains à son cou et émit un petit cri.

– Tu … tu as raison. Je ne l’ai plus !

Ysaline tourna la tête et constata effectivement que la princesse ne portait plus son fameux collier en or qu’elle affichait habituellement. Lorick frappa la table de son poing.

– Par tous les dieux Cassandre, Fais attention, c’est précieux ! Grogna-t-il.

– Père, ce matin je l’avais au réveil, assura-t-elle.

– Oui, ajouta Cedrik. Lorsque je suis venu dans ta chambre tu l’avais autour du cou.

Ysaline ne savait que penser. Il lui semblait également à elle aussi que la princesse le portait lorsqu’elle l’eût aider à porter sa robe.

– On me l’a volé ! déclara-t-elle aussitôt.

– Je suis d’accord avec toi Cassandre, déclara la reine en se levant, les deux mains sur la table.

A présent, ils n’y avaient plus personnes dans la grande salle à manger, excepté la famille royale, Ysaline et Edek.

– Je suis sûr que c’est Edek ! Clama immédiatement Cedrik.

– Pourquoi aurais-je volé le collier de la princesse ? Demanda-t-il, stupéfait.

Un silence s’installa et tout le monde avait les yeux rivés sur le jeune écuyer. Cedrik, lui, paru amusé. Il plissa les yeux et affichait son petit sourire narquois.

– Ou alors c’est toi, celle qui ne fout rien à rien ! Déclara Cassandre en poussant abruptement Ysaline de l’épaule.

– Je … non princesse Cassandre, bien que je ne suis pas très riche, je ne suis pas une voleuse, s’indigna-t-elle.

– Menteuse ! Cria Cassandre, tu n’arrêtes pas de regarder, lorgner et scruter tous les bijoux que je porte !

– Je ne fais que mon devoirs princesse, celui de vous servir et de vous accompagner. J’essaie de vous mettre en valeur Madame.

– C’est vrai ajouta Clesia. C’est son rôle.

– Mais alors, où donc a-t-il bien pu passer ? s’écria le roi.

– Peut-être est-il tombé dans la boue ? Suggéra Edek, en se rappelant la scène avec le cheval.

– Non, il a une solide armature, on ne peut le détacher qu’avec ses deux mains. Je doute qu’il se soit décrocher comme cela, répondit Cassandre.

– Y-a-t-il eu un événement anodin ce matin ma fille questionna Clesia.

Cassandre baissa les yeux et se passa les mains dans les cheveux jusque sur la nuque puis releva soudainement la tête.

– Les cheveux ! On m’a relevé les cheveux à plusieurs reprises.

Clesia sourit et observa Edek et Ysaline avec une attention particulièrement malveillante.

– Les cheveux dis-tu ?

– Oui ! Il y a – Cassandre désigna Ysaline du doigt – celle-là ce matin lorsqu’elle m’a habillée et – elle marqua une pause – l’écuyer lorsqu’il m’a poussé à monter en selle.

Intéressant, murmura Clesia.

– Ma reine, comment aurai-je pu avoir l’audace de voler ce collier ? Protesta Ysaline. Je ne suis pas attirée par ce genre d’objet. Et puis, il y a votre fils, le prince Cedrik, à ce compte là.

Clesia fronça les sourcils et jeta un regard en biais à son fils.

– Que veux-tu dire par là jeune fille ?

– Lui aussi à toucher aux cheveux de votre fille. Il était dans sa chambre ce matin.

Cedrik éclata de rire.

– Et tu penses que j’aurais volé le collier de ma sœur ? Allons, tout cela est ridicule !

– Tu oses accuser mon fils maintenant ? Jeune fille tu es bien imprudente, poursuivit Clesia.

– Jamais je n’aurais fais une telle chose ma reine.

Soit coupa-t-elle. Si ce n’est pas toi, ni mon fils, il ne reste que l’écuyer.

– Je n’ai aucun désir à vouloir ce collier ma reine répliqua-t-il d’un ton peu amical.

– C’est l’anniversaire d’Ysaline continua Cedrik, son sourire s’étant élargit.

Cette fois, tous les regards convergèrent sur la suivante de la princesse.

– Je ne vois pas le rapport répliqua Lorick.

– C’est vrai renchérit Clesia. C’est son anniversaire. Sa mère elle-même me l’a dit.

Le roi frappa à nouveau la table à manger.

– Mais quel rapport non d’un chien ?! Dit-il en s’énervant.

– Père, cela me semble évident. Edek à certainement voulu lui lui offrir un cadeau et a pensé que le collier de ma sœur ferait un très joli présent.

Il y eu moment de silence puis ce fût la reine qui prit la parole.

– N’est-ce pas jeune fille, c’est ton anniversaire !

Sa voix avait changé, elle n’était plus douce ni bienveillante. Ysaline inclina la tête de haut en bas mais garda un visage froid et fermé. Elle fixait Cedrik avec dégout. Comment a-t-il pu entendre la conversation avec Edek ?

– Non, c’est entièrement faux ! S’écria Edek. Jamais je n’aurais pensé à voler le collier de la princesse pour l’offrir à Ysaline.

– Pourtant, on est en droit de le supposer, marmonna Cedrik. Tu aide ma sœur à monter à cheval, tu passe la main sous ses cheveux pour lui enlever le collier. C’est là que tu remarques qu’il est bien attaché, alors tu fais en sortes qu’elle tombe et tu en profites pour lui voler son collier !

– C’est n’importe quoi ! hurla Edek. Ce ne sont que des fabulations ! Ce n’est pas ce qui s’est passé du tout. Elle…

– C’est pourtant ce que j’ai vu ! Coupa Cedrik.

– Et ensuite tu lui as volé le collier conclu Clesia . Gardes ! Emmenez ce jeune homme, il sera jugé comme il le mérite !

Ysaline ouvrit la bouche mais les cris d’Edek qui se débattait à côté de lui couvrait ce qu’elle disait.

– Toi, jeune fille, regagne tes appartements ordonna la reine Clesia. Après tout, tout est de ta faute.

– Mère, j’ai besoin d’elle pour me laver et me changer déclara Cassandre en s’apitoyant sur son sort.

– Il y a d’autres domestique ma fille ne t’en fais pas.

Ysaline savait qu’il n’était pas question de discuter les ordres de la reine Clesia. Elle regagna ses appartements la tête basse et les yeux humides. A sa grande surprise, sa mère l’attendait. En la voyant, Ysaline se précipita dans ses bras et fondit en larmes. Au bout d’un moment, elle réussit à se calmer.

– Mère, pensez-vous qu’Edek ait un quelconque rapport avec ce vol ?

– Je n’en sais rien Ysaline. Tout ce que je sais, c’est qu’il est très amoureux de toi. Alors, il est possible alors qu’il…

– Il est amoureux de moi ? Comment le savez-vous ?

– C’est ton père qui me l’a dit, il l’a su d’Arjun, le conseiller du roi. C’est aussi son ami.

Elle essaya de redonner le sourire à sa fille mais se résigna à lui apprendre la terrible nouvelle.

– Ma chérie, je suis désolée. Pour le jour de ton anniversaire, j’aurais vraiment aimé que tu n’assistes pas à cet horrible spectacle.

– La jeune ado recula de quelques centimètres l’air hagard.

– Mère, de quoi parlez-vous ?

– Tu n’es pas au courant ? Edek a été reconnu comme étant le voleur du collier. Tout à l’heure dans la cour, il recevra cent cinquante coups de fouet.

Le visage d’Ysaline devint blême. Elle n’en croyait pas ses oreilles.

– Mais … pourquoi devrais-je aller voir cette représentation horrible ?

– Ordre de la reine Clesia, afin de montrer ce qu’il en coûte de voler dans son royaume.

Lorsque le moment fut venu, toute la population du château se retrouva dans la grande court. On pouvait apercevoir Edek attaché au poteau sur la place centrale, le dos à l’air. Cedrik tenait un fouet dans main. Il le leva et le claqua une première fois en l’air avant de frapper violemment le dos du jeune écuyer qui serra les dents pour ne pas crier.

Installées sur le pont reliant les deux tours de gardes, la reine Celia et sa fille, la princesse Cassandre assistèrent au spectacle. Elles semblaient se délecter de ce spectacle peu ragoûtant. La princesse remarqua une chose familière au poignet de son sadique et malicieux de frère. Une chose qui brillait et étincelait avec les reflets du soleil. Elle plissa les yeux et découvrit avec stupeur qu’il s’agissait de son collier soigneusement enroulé. Elle se tourna vers sa mère afin d’avoir une confirmation. Clesia afficha un large sourire et mrurmura

– Ma fille, savais-tu que ton frère était cleptomane ?

Alors que les coups de fouet s’abattait sans relâche sur le dos de ce pauvre écuyer, que les cris retentissaient en échos dans la cours et que les larmes d’Ysaline coulaient à flot, Cassandre fixa sa mère dans ses yeux.

– Et vous mère, saviez-vous qu’Edek aimait Ysaline en grand secret ?

– Evidemment, à ton avis, pourquoi ai-je demandé à ton frère d’exécuter la sentence ?

Toutes les deux échangèrent un regard d’une complicité qui en disait long …

Commentaires (2)

sa

sanjay23
20.10.2016

Bonjour Pierre de Lune, Merci pour votre commentaire, c'est très gentil j'apprécie. Oui effectivement c'était l'idée de base mais j'ai tellement écrit de nouvelles où le meurtre prédomine que je souhaitais changer cela. Mais ça aurait parfaitement pu coller à l'ambiance, je vous l'accorde. Pour ce qui est de l'orthographe, je suis évidemment très mauvais, le comble j'ai utilisé un correcteur en ligne et je m'y suis fié, mauvaise idée ... Merci de votre judicieux conseil je le suivrai à l'avenir.

Pierre de lune
16.10.2016

Bonjour Sanjay23, J'ai bien aimé cette histoire placée au temps des chevaliers, c'est original ! Pour être honnête, je m'attendais davantage à un meurtre, dans cette ambiance malsaine, qu'à un vol de collier. Je me permets une autre remarque, qui a pour but d'être éventuellement utile pour vos prochaines créations : une relecture par quelqu'un de votre entourage serait intéressante pour les quelques erreurs d'orthographe ;-) Au plaisir de vous relire,

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