Créé le: 04.08.2019
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Ugajin

Fantastique, Nouvelle, Polar

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© 2019-2021 Etienne OLIVET

© 2019-2021 Etienne OLIVET

Une trouvaille inattendue précipite Albert Bonval, un paisible retraité genevois, dans une enquête s’ouvrant sur des perspectives angoissantes … Ugajin possède t-il réellement les pouvoirs qui lui ont été attribués par un Japonais inconnu ? Une histoire fictive construite sur des documents réels.
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UGAJIN

Alors qu’il rangeait les affaires de sa mère récemment décédée, Albert Bonval découvrit au fond d’une armoire un petit coffret fermé d’une ficelle avec une étiquette marquée « Mme Nicolocic » de la main de la défunte. A la vue de ce nom, une vague de souvenirs submergea Albert et l’emporta vers son enfance.

 

Il revit cette imposante dame à la voix forte et grave, aux embrassements énergiques et dont les yeux exorbités étaient à peine contenus par des lunettes de myope aux verres épais. Un trémolo permanent ajoutait à sa conversation une tonalité dramatique qui impressionnait. Un rouge à lèvres posé en « cul de poule » d’aspect plutôt comique essayait de masquer la trop grande bouche de cette massive personnalité. Elle partageait avec une des grands-tantes d’Albert un appartement à son nom, donnant sur la Rade au quai Gustave-Ador. Pour l’état civil elle s’appelait Louise, mais tous la connaissaient comme « Loulette ». Elle n’était pas parente mais amie de la famille, veuve d’un improbable mari de ce nom à consonance serbo-croate, dont Albert ne savait rien.

 

Après le décès de cette tante et l’âge venant, la mystérieuse Madame Nicolocic quitta son logement pour s’installer à demeure à l’Hôtel Victoria où elle habita jusqu’à la fin de ses jours. Comme elle était sans famille, la mère d’Albert s’occupa d’elle avec une amicale attention. Aussi la vénérable vieille dame se prit d’une réelle affection pour elle et lui léga les quelques objets qui l’entouraient, dont les plus importants étaient un énorme manteau de loutre et un crucifix baroque en ivoire délicatement sculpté. Sans sa mère, Albert n’aurait conservé de Madame Nicolocic qu’un souvenir lointain. Et voilà que cette âme oubliée ressurgissait par l’entremise d’un modeste coffret étiqueté de son nom.

 

Intrigué par cette découverte, Albert coupa la ficelle de ce qui n’était en fait qu’une simple boîte en sapin verni, sans un seul ornement. A l’intérieur, il ne vit que quatre choses : une notice imprimée en allemand, deux lettres de deux écritures différentes, datées des premières années du XXe siècle et une sorte de petit bouddha enfermé dans un cylindre de carton tapissé de brocart qui paraissait fort ancien.

 

Avec ce vague sentiment de culpabilité qui vous étreint lorsque vous  poussez la porte de la chambre des maîtres de maison alors que vous n’êtes qu’un simple invité, Albert déplia la première lettre qui n’avait pas d’enveloppe. Ecrite dans un français parfait, datée du « Jour de l’an 1903 », elle était signée « Andrej » et adressée à « Ma chère Maman ». Poursuivant sa lecture, Albert fut arrêté par une phrase un peu étrange par sa tournure : le rédacteur y souhaitait que « 1903 vous fasse maman d’un fils, laissant à 1904 le soin de vous faire grand-maman […] ». Il supposa que la maman en question était en fait la probable future belle-mère de l’écrivain. La suite leva tout doute sur cette filiation puisque le gendre-en-devenir n’aurait pas su « assez vous bénir d’être la mère de ce que j’ai le plus cher au monde […] ». Bien qu’il assurât sa future belle-mère que son seul but dans son existence était de rendre heureuse sa fille unique, il déplorait qu’une épreuve envoyée par Dieu retardât ses desseins. Mais il ne se révoltait pas car il se considérait comme favorisé par le Ciel d’être digne de surmonter ces difficultés dont il sortirait fortifié… Derrière le lyrisme de cette lettre, Albert sentait l’épanchement exalté de l’âme slave que le prénom laissait supposer ! Il en conclut que cette missive exprimait les vœux de Nouvel An qu’offrait cet Andrej à sa future belle-mère tout en lui laissant entendre que des incertitudes voilaient la réalisation du mariage. Mais tout semblait s’être finalement bien fini, car Albert se souvint alors que la plaque à l’entrée de l’ancien appartement de la vieille dame affichait « Andrej Nicolocic ».

 

Andrej épousa donc sa Loulette, comme le confirma la lecture de la deuxième lettre qui avait conservé son enveloppe. La missive était datée de Roustchouk du 28 avril 1907 et avait été envoyée à l’adresse de madame Andrej Nicolocic à Belgrade. Elle lui parut être signée d’un certain « Kórólí » et si l’écriture en était fine, la maîtrise du français ne valait pas celle de « l’Andrej » de l’autre lettre. Ce correspondant remerciait Madame Nicolocic pour une carte reçue d’elle et qui l’avait « fait chanter et danser toute la journée». Et à la lecture des lignes qui suivaient, Albert devina les traits d’un soupirant éconduit qui semblait avoir voulu mettre de la distance entre lui et son amour contrarié : «J’ai cru que vous m’avez oublié ou vous avez voulu m’oublier et vous ne m’écrirez jamais, jamais, jamais. […] J’étais furieux contre moi, contre ma faiblesse que je ne peux pas me délivrer de l’influence d’une femme, malgré la grande distance non plus. ». Le drame se dessinait : la belle Loulette avait séduit Kórólí, mais il y avait eu rupture … Albert en eut la certitude un peu plus loin puisque l’amoureux transi écrivait : « Je me souviens comme j’étais heureux quand c’était moi que vous aviez distingué par votre grâce, je me souviens comme je suis devenu malheureux quand c’était lui qui s’était installé dans votre proximité et qui a occupé ma place. ». Albert devina une amère jalousie derrière le “lui” que l’épistolier avait grassement appuyé. Encore un brin de nostalgie à l’évocation de « votre taille svelte, votre bouche ! La robe blanche, le châle, … » et tout était dit. Finalement, un PS sibyllin indiquait : « Je joins un petit paquet qui contient une statuette d’Extrême-Orient. Le marin qui me l’a donnée m’a dit qu’elle avait été trouvée dans les affaires d’un Japonais tombé par-dessus bord lors de la traversée de l’Océan indien. Avant son accident, le Japonais avait dit que cette idole réalisait les vœux de ceux à qui l’on pensait tout en la tenant. Prenez en soin, et si en la caressant, vous pensez à moi, alors tous mes souhaits s’accompliront …« .

 

En remettant la lettre dans son enveloppe, Albert songeait au curieux pouvoir du magot. Plus il y pensait, plus il y sentait comme un danger : la réalisation d’un vœu pourrait être ainsi déclenchée par un tiers autre que celui qui l’avait formulé ? … Et sans nécessairement la volonté de ce tiers ? La curiosité d’Albert n’en était que plus titillée : ainsi Madame Nicolocic avait conservé en sus de la touchante lettre de son fiancé à sa mère, le souvenir d’un amour avorté ! Un regret, peut-être ? S’était-elle rendu compte de l’étrange capacité de l’idole… ?

 

Albert sortit cette dernière de la boîte : elle se présentait sous la forme d’un cylindre de brocart collé sur un tube de carton. Cet étui reposait sur la base circulaire d’une statuette qu’il recouvrait complètement. Ainsi cachée, une sculpture de bois, passablement usée, représentait un serpent enroulé en cône surmonté d’une tête de vieillard aux paupières tombantes, affublé de grandes oreilles et arborant une longue barbiche. Albert tourna et retourna dans ses mains ce « bidule » d’à peine une quinzaine de centimètres de haut, en ce demandant ce que le lointain Kórólí pouvait bien lui avoir trouvé pour l’envoyer à sa bien-aimée. D’autant plus qu’il n’était même pas beau… L’aurait-il vraiment envoyé pour que sa Loulette, caressant la statuette, permette ainsi la réalisation d’un de ses vœux ? Albert chassa cette idée par trop invraisemblable et la classa au rayon des superstitions chinoisantes.

 

Décidément, la mystérieuse boîte apportait un peu de couleur dans une retraite, certes récente mais qui s’annonçait assez terne. A part la pêche en rivière et la lecture des journaux (il aimait bien les mots fléchés…), Albert n’avait guère de hobbies, sortait peu et avait une sainte horreur du sport. Ne citait-il pas (d’un ton anglais emphatique) à qui voulait l’entendre, Churchill qui déclarait devoir sa longévité au « Sport !… No sport !» ?

 

Mais qui donc pouvait bien être ce Kórólí ? Albert reprit la seconde lettre et l’examina de plus près à la recherche de quelqu’indice. Son enveloppe était affranchie d’un timbre bleu typographié en cyrillique sur lequel figurait un monarque aussi moustachu qu’inconnu et en aucun cas, serbe. Les estampilles postales étaient peu lisibles, mais on y devinait à l’aide d’une loupe que la lettre avait été postée le 15 avril et arrivée à Belgrade le 17 du même mois. Or elle était datée du 28 ?! Mais d’abord où se situait cet endroit nommé Roustchouk ?

 

A sa retraite, Albert s’était acheté un ordinateur afin de poursuivre quelques occupations personnelles que lui avaient permises son travail de fonctionnaire et le PC fourni par l’Etat. Ainsi il trouva rapidement que Roustchouk était le nom ottoman occidentalisé d’une ville bulgare au bord du Danube dont le nom actuel était Roussé. Il en déduisit que le timbre était bulgare à l’effigie du tsar de ce pays Ferdinand 1er, prince souverain depuis 1887 (la Bulgarie n’était devenue royaume qu’en 1908).

 

Mais comment une lettre écrite le 28 avril pouvait arriver à Belgrade le 17 ? L’omniscient Internet lui apprit qu’à l’époque tous les actes officiels bulgares, postes comprises, étaient datés du calendrier julien orthodoxe tout comme en Serbie, alors que dans la vie courante, en commerce en particulier, le calendrier grégorien usuel était de règle. CQFD.

 

Et pourquoi Belgrade ? Etait-ce dans cette ville que Loulette avait rencontré son futur mari ? Y habitait-elle jeune-fille parce que ses parents en étaient originaires ? Si cela avait été le cas la première lettre n’aurait probablement pas été écrite en français … Albert se souvint de la petite brochure en allemand dans le coffret. Datée de 1869, elle relatait l’histoire de la famille bernoise Grauenholz. Il y déchiffra que le seul personnage de ce nom qui ait quitté son canton natal, était un certain Klaus appelé comme professeur de chimie à l’Université de Genève, alors encore Académie. Pas un mot sur son établissement dans cette ville, ou un mariage et encore moins à propos d’éventuels enfants.

 

Se sentant gagné par une vocation tardive d’inspecteur de police, Albert tourna alors son enquête vers le sieur Nicolocic, qu’il soupçonnait désormais d’avoir arraché la belle Loulette aux bras de l’exilé Kórólí. Il tapa sur son clavier «Andrej Nicolocic » et du chapeau magique sortit alors un extrait du Bulletin de la Société Chimique Suisse, volume 50A (1940) où figurait la notice suivante :

« NICOLOCIC (Andrej). — Chimiste serbe, né à Belgrade le 11 décembre 1875. Après avoir fait ses premières études à Belgrade, Nicolocic était venu étudier les sciences à l’Université de Genève, où il contracta par son mariage avec Louise Grauenholz de nombreuses relations. Bien que la chimie fût l’objet principal de ses études, il ne négligeait pas les sciences naturelles, ainsi que le montre sa dissertation de doctorat (1904). Il fut rappelé peu après en Serbie en qualité de directeur du Laboratoire de chimie du ministère de la guerre à Belgrade. Ses travaux ont dès lors roulé exclusivement sur des sujets techniques ou chimiques. Nicolocic, doué de hautes qualités d’intelligence et de cœur, est mort prématurément à Paris le 29 août 1907.

 

Sources : Lettre de Mme L. Nicolocic-Grauenholz du 19 nov. 1915. — Souvenirs personnels. »

 

Albert Bonval sentit son excitation monter d’un cran. Ainsi c’était bien à Genève que la future Madame Nicolocic avait connu son mari, probablement un étudiant de son père. Puis elle avait suivi son époux à Belgrade, d’où la lettre adressée à cette ville. On pouvait donc supposer que la rencontre de Loulette encore jeune-fille avec le soupirant de Bulgarie avait eu lieu aussi à Genève, puisque ce Kórólí se lamentait qu’un autre eût pris sa place dans le cœur de sa belle.

 

Hélas, ce mariage s’était donc tragiquement fini quelques mois après la lettre de Bulgarie, sans la descendance espérée par Andrej. Que s’était-il passé ? La missive bulgare avait-elle compromis Madame Nicolocic ? Pourquoi son mari s’était-il rendu à Paris ? Était-ce le désespoir qui lui avait fait rencontrer son destin dans cette ville ? S’y consolait-il de ne pas avoir été le premier prétendant auprès de sa Loulette ? Son appartenance au Ministère de la Guerre serbe l’aurait-il fait la victime d’une Mata Hari ? Seule certitude : après le drame, Madame Nicolocic était revenue à Genève sans refaire sa vie avec son ancien soupirant dont elle avait toutefois gardé précieusement la lettre et le curieux objet.

 

Encore tout excité par ses recherches, Albert mit rapidement au courant Simone, l’épouse de toujours. Il lui montra la boîte, le « coffret au trésor » comme il la désigna, son contenu et l’histoire qu’il s’était plu à imaginer. Simone toujours pragmatique, déclara que cet objet pouvait avoir de la valeur, que ça vaudrait peut-être la peine de le vendre, car avec la retraite d’Albert, les fins de mois étaient parfois un peu tendues.

« Va donc le montrer au musée ! Peut-être qu’ils t’en diront plus. »

 

C’était là un ordre auquel Albert ne pouvait se soustraire. Aussi, et avec des papillons dans le ventre – un peu comme lorsqu’il devait affronter une épreuve d’allemand au Collège ou qu’une rage de dents le forçait à pousser la porte de son dentiste – il se rendit au Musée d’Ethnographie. Comme la plupart de ses concitoyens, il n’y avait jamais mis les pieds, même depuis sa récente rénovation. C’est donc avec une appréhension certaine qu’il présenta l’objet à l’huissier qui fit venir un conservateur.  Non pas un docte barbon mais une charmante jeune femme, qui apprit à Albert que sa statuette était une représentation fort ancienne de la divinité japonaise Ugajin, incarnation de l’humidité et de la puissance nourricière du sol. Elle apparaît comme un vieillard à corps de serpent blanc, ce qui l’apparente aux fameux dragons-serpents de l’Inde, et il lui est attribué des pouvoirs redoutables. C’est pourquoi elle reste en permanence cachée aux yeux de tous et n’est dévoilée qu’en cas de besoin. Rassemblant tout son courage, Albert osa demander si la statuette avait un prix. La conservatrice lui dit que malgré son ancienneté, l’objet n’avait pas une grande valeur marchande ; par contre il représentait un intérêt documentaire certain, et si jamais Albert avait l’intention de s’en séparer … le musée, n’est-ce pas …

 

Il ne s’en sépara pas et revint à la maison ; raconta son épreuve à Simone et remit tous les objets dans leur boîte de sapin avant de la ranger sur la table réquisitionnée pour son ordinateur, « en souvenir de la vieille Madame Nicolocic ». Une angoisse soudaine prit Albert à la gorge : … et si la mort d’Andrej était une manifestation de la puissance cette divinité qu’avait mentionnée la conservatrice ? Il se rassura en se disant qu’il s’était monté un roman et qu’il n’y avait dans toute cette histoire qu’une coïncidence puisque de toute manière, Madame Nicolocic ne s’était pas remariée avec son Bulgare et que si elle avait eu le moindre soupçon d’un lien entre le décès de son mari et les prétendues facultés de l’affreux magot, elle s’en serait débarrassé et de la lettre aussi !

 

Albert devait oublier toute cette aventure assez vite, repris par le train-train quotidien. Désormais et lorsqu’il n’était pas absorbé par de mystérieuses occupations sur son ordinateur, Albert retournait à ses journées de pêche en solitaire au bord de l’Allondon ; activité que Simone appréciait, car lui permettant de participer aux bavardages de ses voisines. Elle aimait bien son mari, leur mariage avait duré – parfois avec quelques soubresauts – mais maintenant qu’il était toujours là à soulever les couvercles de ses casseroles, elle trouvait sa présence pesante. Si seulement Albert pouvait un peu l’aider, la soulager de quelques tâches routinières et surtout de ce devoir de penser en permanence au nécessaire de la vie de tous les jours : les repas, dont l’inexorable répétition l’usait, les courses quotidiennes, la gestion de leurs revenus qui semblaient fondre avec le temps…

 

Un certain jour de pêche, Simone, époussetant la table de son mari, s’arrêta dans sa tâche pour ouvrir le « coffret au trésor ». Elle relut la lettre de Bulgarie et se mit à rêver. Elle aussi avait eu deux soupirants « sérieux » entre qui son cœur avait balancé. Son Albert et un étudiant des Beaux-arts, Ambrosio « aux yeux de velours » qui ne lui susurrait que des projets d’enlèvement pour vivre la liberté au soleil de Naples. Albert lui, représentait la stabilité et la sécurité ; il avait non seulement un emploi comme fonctionnaire du Cadastre, mais de plus, logeait déjà dans l’appartement qui les abritait encore. D’ailleurs, comme l’Andrej de Madame Nicolocic, il avait su entrer dans les bonnes grâces de la mère de Simone, qui n’avait eu de cesse de pousser sa fille à épouser un si beau parti. De guerre lasse, elle s’était résignée à le choisir et, avec un vague regret qu’elle attribuait à son incorrigible âme romantique de jeune-fille, dut renvoyer le bel Ambrosio à ses études. Ambrosio prit fort mal la chose : jaloux, il tempêta, menaça, mais Simone tint bon. Finalement il quitta Genève plein de rancœur. Simone n’en entendit plus parler.

 

« Il aurait quand même pu m’écrire, comme ce Bulgare … » soupira Simone qui prit la statuette pour l’examiner de plus près. « Qu’est devenu cet Ambrosio ? Il était si beau et charmeur … et sa voix qui semblait chanter la douceur des soirs d’Italie … Pense-t-il encore à moi ? Se souvient-il seulement de cette amourette genevoise ? ». Dans ses mains, Simone eut l’impression que la divinité lointaine vibrait, s’échauffait presque. Elle cria et se sentit défaillir…

 

Le lendemain, la presse locale relata la découverte par une voisine alertée par un cri, du corps sans vie de Madame Simone Bonval serrant entre ses mains un bibelot d’apparence orientale. Une enquête avait été ouverte pour élucider les causes de son décès.

 

***                             ***                             ***

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