13.09.2014 5700 0 Suave ego

Amour, Histoire de famille

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© 2020 MYF

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L'onde de choc avait atteint son cœur. « Jamais je m'en relèverai » me disait-il, avançant sa bouche vers moi, son haleine puante de dégoût pour mon corps, me susurrant des mots doux à l'oreille. Il me l'avait déjà dit maintes et maintes fois avant que je ne décide de me remettre avec lui. Je n'imaginais pas la souffrance qu'il pouvait endurer par ma faute. Aussi, je pris la décision de changer pour cet homme qui ne m'aimait plus comme avant. J'étais une femme svelte, sportive et très souriante à l'époque. C'est en le rencontrant que tout à changé. J'ai commencé à perdre du poids et ma silhouette de jeune femme fringante est devenue une œuvre d'art squelettique digne d'être accrochée au musée des horreurs ordinaires.
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Suave ego

L’onde de choc avait atteint son cœur. « Jamais je m’en relèverai » me disait-il, avançant sa bouche vers moi, son haleine puante de dégoût pour mon corps, me susurrant des mots doux à l’oreille. Il me l’avait déjà dit maintes et maintes fois avant que je ne décide de me remettre avec lui. Je n’imaginais pas la souffrance qu’il pouvait endurer par ma faute. Aussi, je pris la décision de changer pour cet homme qui ne m’aimait plus comme avant. J’étais une femme svelte, sportive et très souriante à l’époque. C’est en le rencontrant que tout à changé. J’ai commencé à perdre du poids et ma silhouette de jeune femme fringante est devenue une œuvre d’art squelettique digne d’être accrochée au musée des horreurs ordinaires.

Mardi 15 Juillet – 11h20 – Dans ma chambre

J’ose aujourd’hui en parler parce que je suis morte. Morte de remords, vidée d’espoir de reprendre goût aux choses simples. Il n’y a pas plus horrible que de se sentir souillée de l’intérieur. Apparaître aux yeux des gens comme quelqu’un de joyeux, quelqu’un d’enjoué à l’idée de satisfaire le bonheur des autres mais entièrement remplie de merde de la tête aux pieds. Il m’aimait pour cela et d’ailleurs quiconque tentant de changer mes habitudes avait affaire à lui. Quand je dis que l’onde de choc avait atteint son cœur, je parle de l’effet d’une bombe. Le monde se contente de fourmiller dans un bonheur instantané, les choses se font et se défont sans perdre de rythme. Puis arrive l’instant du silence complet. Un moment de calme et de plénitude qui surgit au moment où les autres ne s’attendent à rien, comme une explosion de réalité qui surgit devant eux sans possibilité de fuir. Le choc d’une vie perdue dans l’image et le paraître, tentant de nier la triste réalité d’une femme prenant de l’âge. Cet homme me rendait heureuse.

Mercredi 23 Juillet – 18h – Dans ma chambre

À l’époque où je l’ai rencontré, il travaillait comme apprenti pâtissier dans la boutique de mon oncle. Il avait belle allure avec sa tunique blanche et sa petite mallette. Je le voyais repartir chaque soir sur sa mobylette bleue, détachant le cadenas de son antivol qui ne payait pas de mine et dont le plus mauvais voleur serait parvenu à bout en moins de cinq minutes. Pour tout dire, il était ridicule et jamais je n’aurai pensé qu’un jour mes lèvres allaient se poser sur les siennes. Il m’a séduite quelques années plus tard, je n’ai plus de souvenirs du contexte dans lequel notre rencontre s’est faîte mais tout est allé très rapidement. Il a vite craqué pour moi. Sans vouloir me vanter ouvertement, mon physique avantageux avait déjà fait des ravages chez d’autres garçons et j’avais pris la fâcheuse habitude d’ignorer toutes les avances en espérant qu’un jour le prince charmant viendrait me délivrer du maléfice d’être belle avant toute autre chose. Nous nous sommes installés rapidement dans un petit appartement situé en banlieue pavillonnaire d’Athènes. Un pot d’accueil avait été organisé pour notre arrivée par les voisins et à ma grande surprise, j’apercevais mes parents dans le lot des personnes présentes. À ce moment précis, j’aurai pu encore sauver ma peau, prendre mes cliques et mes claques et reprendre une vie normale mais pour rien au monde je n’aurai voulu retourner sur l’île d’Égine. J’étais libre et indépendante de ma famille. Mes projets avec lui fusionnaient de toutes parts, je me sentais bien dans ses bras et sereine pour l’avenir que nous décidions de bâtir en commun. Athènes n’avait rien à voir avec l’île que j’avais quitté six mois auparavant. Pourtant si proche de la mer, Athènes semblait prendre un malin plaisir à la contempler de loin.

De ses yeux de déesse bien ancrés sur la terre, la ville portait son regard vers l’Occident, laissant son cœur et ses pulsions orientales dans le plus profond de ses entrailles. Nous habitions sur les bords d’une des collines de la ville, loin de l’afflux continuel des touristes venant visiter les quartiers historiques. La roche de Lofos Streffi hautement perchée était le dernier rempart contre la folie des promoteurs immobiliers. Sa flore sauvage et sa faune politiquement anarchiste rendait l’endroit fertile d’émotions collectives. La première fois que je suis montée au sommet, j’ai regardé au loin. Ma main parant les derniers rayons du soleil couchant me laissait admirer une vue panoramique de cette déesse au ton blanc cassé. Elle était là, tout autour de moi, habillée d’une robe blanche recouverte de dentelles brunes et vertes. La lumière jaillissante du grand astre, caressant la paroi fine de sa peau, éclairait alors le port du Pirée qui semblait être le prisme faisant étinceler d’une brillance orangée les moindres recoins de la ville. L’onde de choc avait atteint mon cœur également. Je voyais ma vie au détour d’une rue de spectacle. Rêvant de paillettes et d’artifices, je naviguais entre la fougue de ma jeunesse et l’éducation orthodoxe de mes parents. Espérant continuellement que mes fabulations deviennent réalité sans trop y croire. Ces séjours dans la capitale duraient seulement une journée pourtant ils me paraissaient interminables. Il est souvent dit que les sensations de longueur sont signes d’ennui et que les secondes se transforment en minute mais je n’avais pas cette conception du temps. Pour moi, toutes les choses étaient longues et lentes. Pour mon père, la sensation de perdre un peu plus de vie chaque jour l’effrayait au plus au point si bien que je riais de lui, prenant un malin plaisir à lui inculquer la phobie du temps qui passe. Tout allait vite avec lui.

Nous n’avions pas le temps de nous poser cinq minutes à l’ombre d’un arbre sans qu’il reprenait déjà la marche. Son seul moment de relâche, il le passait à ronfler sur les canapés du bateau qui nous ramenait jusqu’à Égine. Cette île aux pistaches, ma belle soldate coiffée d’un temple qui protégeait à une époque lointaine Athènes des envahisseurs. Le bateau, «plio-plio», comme mon petit frère aimait l’appeler, mettait une heure environ pour rejoindre la maison. Il pouvait contenir une quarantaine de voitures et accueillait à son bord, cent cinquante passagers selon ma mère, cent cinquante cinq selon mon père qui avait lu cela dans un journal officiel. Quoi qu’en soit le chiffre exact, le vaisseau des mers prenait toujours le même chemin pour se rendre à destination et, sur le point de s’amarrer à quai, le capitaine ouvrait la proue afin que les véhicules montés à l’arrière puissent ainsi descendre sans avoir à faire demi-tour sur place. Un instant magique. Jeune je n’étais pas consciente de la manœuvre et malgré mes nombreux aller-retour entre Égine et Athènes, cette impression de voir le bateau se décharger mystérieusement me triturait l’esprit. Comme si je ne maîtrisais rien, que nous aurions pu couler à chaque instant, vouée à naviguer entre deux rives, que les choses étaient telles qu’elles avaient été créées et que ma vie de jeune femme, aussi vulnérable soit-elle, dépendait des aller et venues d’un capitaine et son équipage. Bloquée telle un mousse sur le pont d’un immense navire resté amarré au quai de l’incertitude.

Mercredi 30 Juillet – 7h41 – En route vers la salle de bain

Je l’avais encore une fois déçu. J’avais tout quitté pour lui sans sourciller. Je livrais des journaux aux kiosques du quartier chaque mardi afin de m’occuper un peu. Je n’avais pas à me plaindre, il avait abandonné depuis bien longtemps la pâtisserie et travaillait avec un armateur qui faisait venir les pistaches d’Égine pour les vendre aux industriels. Son salaire suffisait amplement pour vivre à deux. Nous étions amoureux l’un de l’autre, je le savais. Malgré cela, le tableau s’assombrissait de plus en plus et j’étais impuissante.

Mercredi 30 juillet – 14h29 – Un café et la clope

J’oublie souvent de parler de moi. J’ouvre mon cœur aux autres sans trop vouloir le refermer. Le miroir reflète le néant. Face à moi le vide absolu ainsi qu’une légère brise de dépression qui m’effleure les côtes flottantes. Je raconte n’importe quoi aujourd’hui. Ne pas en tenir compte.

Dimanche 8 août – 02h53 – Assise sur les toilettes

Il est revenu. Nous avions fait l’amour ce fameux mercredi 8 août. J’aimais beaucoup me sentir soumise à lui, être plaquée sous ses coups et rongée par le remord de ne pas avoir été à la hauteur de ses espérances.

Il le savait et quittait rapidement les lieux après avoir fini ses affaires, me laissant seule dans la chambre. Je l’entendais s’avancer vers le frigidaire, ouvrant la porte et se saisissant d’une tranche de jambon qu’il engloutissait sans autre forme de procès. C’était son rituel après ce moment d’amour. Pendant ce temps, je tentais de reprendre mon souffle les yeux rivés sur les tableaux de la chambre. Ma mère m’avait offert une estampe religieuse représentant des saints tournant autour de l’église à pâques. Il était accroché face à notre lit conjugal et nous protégeait des mauvaises ondes. À côté de l’armoire, une photo d’Égine et de mon père habillé de son plus beau costume. Alors que je m’essuyais le corps des restes d’une intense transpiration, il revenait dans la chambre prendre son caleçon sans dire un mot. Cela me suffisait amplement car je n’avais pas de choses intéressantes à dire. Les seules fois où nous parlions tous les deux se résumaient à de brefs échanges concernant les percées du PAME communistes aux élections syndicales. Nous nous engueulions sans cesse à cause du droit de grève. Pour ma part, mon oncle et ma tante m’avaient élevé au biberon du grand Lénine et mon père avait toujours répondu présent quand il s’agissait de défiler sur les grandes avenues d’Athènes. De son côté, fils de fonctionnaire dans le secteur postal, son père mort alors qu’il n’avait que trois ans, il avait toujours vécu dans les seins de sa mère et vers l’âge adulte s’était donné pour mission de réussir sa vie. Seulement son statut de nouvel entrepreneur pistachiers en phase avec ses idées libérales était dépendant de l’humeur des réceptionnistes du port d’Athènes. Je préférai toujours stopper la conversation le plus rapidement possible car nous n’étions pas d’accord sur les modalités de grève et n’étant pas capable de comprendre quoi que ce soit en politique selon lui, nous décidions de faire l’amour pour calmer ses ardeurs.

Chose à laquelle j’étais destinée et à même de faire. Je l’aimais toujours et mon corps construit à sa convenance était amoureux de ses pulsions passagères.

Mardi 12 février – 08h20 – Rencontre avec Morphée

Rien n’est cohérent. Mes dates ne correspondent pas, mes dires et la fameuse onde de choc qui glisse le long de mon cœur ne sont que des mensonges de plus. Jamais il ne s’en relèvera et c’est bel et bien ma faute. J’ai menti sur toute la ligne, il ne m’a jamais aimé, c’est certains, mais le mal est fait. Autrefois je parcourrai les étendues sauvages de l’Alabama. Nous partions tous ensemble, oncles, tantes, cousins et cousines dans notre roulotte en bois chargée jusqu’au toit. Quelquefois avec de la chance nous observions des éléphants qui galopaient dans la forêt que nous traversions. Il étaient rouges, leur crinière dorée flamboyante flottait dans l’air et il m’arrivait alors de sauter sur l’un d’entre-eux afin d’alléger le chariot. J’étais déjà trop lourde à l’époque et ma famille vivait mieux sans le poids de mes mots et la lourdeur de mes actes. Quand nous sortions de la forêt, nous retrouvions la rivière qui s’écoulait jusqu’à Corinthe. Je disparaissais toujours à ce moment précis. Mauvais rêve répétitif.

Mercredi je crois – 15h59 – Grand nettoyage

Je lui avais demandé de ranger ce foutu slip. Combien de temps aurais-je dû le lui dire avant qu’il ne m’écoute ? C’était la sixième fois en l’espace d’une semaine que je le suppliais de mettre ses affaires en ordre mais monsieur en avait décidé autrement. La police était dans le salon avec lui allongé par terre, à côté de la porte d’entrée tel un vulgaire paillasson. J’aurai bien voulu finir de racler mes pieds crasseux sur son corps si seulement je n’étais pas menottée aux barreaux du lit. Il n’y avait rien de sexuel à cet instant là et l’agent qui me surveillait ne me plaisait pas suffisamment pour qu’il y eu la moindre ambiguïté entre nous. Puis je n’avais pas la tête à cela, préférant attendre que les inspecteurs finissent de prendre les photos du cadavre avant d’entreprendre quoi que ce soit. Ma mère m’avait toujours inculqué la politesse et la modestie. Je n’aimais pas faire des esclandres pour me faire remarquer. Je suis tombée sur lui un peu par hasard, amoureuse d’un jour, prisonnière pour toujours de mes choix. J’ai voulu très vite me débarrasser de ma famille et vivre de liberté chérie. Cependant, je ne m’étais pas rendue comte du ciel qui s’obscurcissait au fur et à mesure que j’avançais dans ses pas. Il m’avait fait venir à Athènes pour son travail, laissant ma vie de côté pour me consacrer à ses projets. Au début je ressentais un profond désir de découvrir les recoins de la ville mais l’horreur de voir le temps s’accélérer irrémédiablement m’avait convaincu de repartir le plus vite possible. Je n’avais pas eu une minute pour moi les premières semaines. Les jours passaient et se ressemblaient, je connaissais les habitudes du grand-père qui vendait ses tickets de tombolas dans le métro, les tics et la gestuelle des caissières du supermarché en face de chez moi.

Tout était réglé au millimètre sauf la fréquence de mes sentiments. J’aurais bien voulu qu’on discute, qu’il m’explique pourquoi la faillite de son entreprise le rendait acerbe. J’étais prête à le soutenir et me remettre avec lui si seulement ce slip ne m’avait pas fait sortir de mes gonds.

Mercredi – 5h du matin – L’onde de choc

Je n’ai finalement pas menti lors de ma déposition au poste de police. Tout ce que je raconte ici est vrai. Enfin, vrai pour moi, suspicieux pour les autres qui cherchent toujours à trouver des réponses à tout et ce le plus rapidement possible. « Nous avons le temps » leur disais-je, quand ils s’avançaient vers moi l’uniforme repassé et la matraque phallique prête à me corriger à n’importe quel moment. Je n’ai rien fait. Ce sont les conséquences de son individualisme qui m’ont poussé à le laisser mourir. Il pleurait dans mes bras, ses larmes s’écoulaient le long de son visage tandis que je le serrai fort contre mes seins. Jamais il ne s’en relèverait,  me disait-il alors qu’il avait appris la triste nouvelle d’un projet tombé à l’eau. Son entreprise d’exportation de pistaches avait coulé et je souriais de le voir dans cet état de délabrement. J’étais enfin libre de lui dire qu’il nourrissait en moi une haine incommensurable mais j’attendais le moment précis où tentant une dernière parade de pitié, il laisserait entrevoir sur son visage d’ange un sourire de léger soulagement. Il me susurrait des douceurs lexicales dignes des plus grands mélodrames grecs. Je sentais ses narines s’ouvrir et se refermer et ses reniflements venir bloquer l’échappée majestueuse d’un filet de détritus organiques.

Je l’aimais pourtant, j’avais fait de lui mon métronome et mon cœur essayait de battre à son rythme malgré les parades amoureuses d’Athènes qui de ses changements de lumières et de ses humeurs volatiles, tentait de me faire succomber à son charme de déesse. Évidemment j’avais perdu du poids et la raison pour laquelle je voulais tout stopper résidait dans le fait d’être devenue une bombe à retardement. Je ne mangeais plus régulièrement, les miroirs de la maison refusaient de refléter la belle femme que j’étais et mon corps déréglé devenait incontrôlable. Si bien que cette nuit là, alors que je naviguais entre deux rives oniriques, mes sombres pensées prirent le dessus et je réalisais que le bouillonnement au plus profond de mes entrailles était sur le point d’exploser, ne laissant aucune chance aux âmes en peine. Mon ventre se tordait de douleur au son de ses complaintes régulières, je devenais la femme la plus compréhensible et attachante du monde. Je l’écoutais, caressais l’arrière de sa tête, entortillant le bout de ses cheveux autour de mes doigts. Sa voix faisait vibrer mes tympans, me procurant un orgasme d’indifférence. Tel le « plio-plio » de ma jeunesse, je faisais des aller-retour entre deux mondes, ne cherchant plus à sortir de mon cap. Toujours à l’écoute de l’autre, je chargeais et déchargeais continuellement une quantité faramineuse de plaintes, de suggestions et de conseils en tout genre sans trop me soucier du poids maximal autorisé à bord. Mon père aurait pu peut-être me sauver de tout cela si seulement il s’était renseigné dans le journal officiel. Ma mère se serait alors engagée dans un combat d’argumentation pour le convaincre de ses erreurs, ce qui aurait déclenché une bataille sans mercis entre mes parents pour déterminer lequel des deux détenait la vérité sur mes limites en matière de compassion.

Juste avant le moment fatidique où tout s’est fini pour lui et où tout à commencé pour moi, je chantonnais un petit air de Rébétiko qu’une de mes tantes m’avait appris. La chanson venait tout droit des fumeries de Smirne, les anciens de notre village contaient l’exode massive forcée par l’empire ottoman et nous étions assis dehors sur les trottoirs d’Égine, loin de tout ça, nos yeux d’enfants pleins de rêves. J’essayais de relativiser, de me souvenir des terribles moments qu’ils avaient pu endurer. J’étais encore tentée par la résignation d’une société où le passé enterre l’instant présent, ne laissant aucune place à mon désarroi personnel. Il n’aurait suffit que d’une parole, qu’un instant de réflexion d’une femme conditionnée prête à accepter l’inacceptable mais l’onde de choc avait déjà atteint mon cœur.

Mercredi – Plus de notions du temps – Ailleurs

Je sombrais, amoureuse de ma déesse et loin de lui. Le temps s’écoulait à nouveau à mon rythme. Face au deuil de sa famille apprenant son suicide, je me devais d’être douce et conciliante comme il aimait que je le sois. Ni plus ni moins qu’à l’écoute des autres, sans tristesse ni chagrin.

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