18.03.2019 1015 0 Poules de luxe

Humour

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© 2020 Jill S. Georges

Adélaïde, Bérénice, Cunégonde, Démeter, Piaf et Johnny... cinq poules adoptée par Jill. Des poules d'ornement qui ne seront ni mangées ni plumées. L'observation de ses dames inspire à Jill des aventures originales et au fil du temps de véritables chroniques de stars prennent forme. Elles sont immortalisées dans un livre.
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Les poules se présentent

Adélaïde : elle est la plus belle, la plus grosse, la plus imposante. C’est la chef des poules, celle qui marche devant, qui fait front, qui court la plus vite quand j’arrive.

 

Bérénice : c’est la poule à tout faire. C’est elle qui s’est fait « démontée » par le coq, elle qui prend les coups, elle qui suit Adélaïde, en deuxième, la suivante. Elle est très belle aussi, porte avec panache son plumeau de duvet en forme de coeur sur le derrière.

 

Cunégonde : c’est la starlette. Elle veut faire du cinéma, se prend pour la miss des poules. A un peu la crête en l’air, elle vagabonde, couve beaucoup, pour rien, mais couve quand même. Elle croit qu’elle a des origines nobles, de sang bleu.

 

Démeter : c’est l’intello. Elle pourrait porter des lunettes qu’elle en porterait. Elle philosophe tout le temps, elle réfléchit, elle pose plein de questions, se tient à l’écart, ne se mélange pas à la plèbe. Une poule férue de connaissance, et assoiffée de savoir.

 

Piaf alias Terminator alias Camille (quand bébé poussin). Piaf est la poule née dans le poulailler, couvée par les 4 moustiquaires susnommées. Piaf est née Camille, ne sachant pas si elle était une poule ou un coq. Petite et noire, je lui ai donné le nom de Piaf, car comme Piaf, elle chante, toute vêtue de noir. Elle tricote toujours un truc sans forme dans son coin.

Piaf est devenue Terminator le jour où elle a échappé, pour la deuxième fois, aux crocs d’un chien. La première fois petite, c’est notre chien Money qui l’a croquée, en bonne et due forme. Mais Piaf a survécu. La deuxième fois c’est un chien anonyme, entré dans le poulailler par effraction, qui a arraché son arrière train. Piaf était toute nue de derrière. Mais a survécu. D’où son nouveau surnom de « Terminator ».

 

Johnny alias Claude (quand bébé poussin). Johnny fut le coq de la basse-cour. Né sous les plumes des mamans susmentionnées, frère – ou soeur, on ne savait pas – de Camille, Claude a grandi en pleine forme. Devenu grand, il s’est mis sur un morceau de bois et a poussé son premier cri. C’était l’époque où Johnny nous a quitté, je l’ai appelé Johnny, idole des poules. Mais Johnny a eu plusieurs problèmes : un, les oeufs qu’il féconda ne donnèrent pas de poussins. A part fatiguer les poules à couver, rien ne vint. Deuxième problème, il avait une fâcheuse tendance à martyriser les poules, surtout Bérénice. Après avoir retrouvé des morceaux de cette pauvre poule sur le sol, du sang partout, et une tentative de logistique de folie pour que chacun ait sa place, sans tuer ou se faire tuer, nous décidâmes de nous séparer de sieur Johnny.

 

Poules de luxe

La Poule, archétype du développement durable.

Oui je l’affirme haut et fort, la poule est le symbole, le nouveau paradigme, l’archétype essentiel, le dieu, pardon, la déesse, du développement durable.

Vous en connaissez beaucoup des machines qui consomment des poubelles et produisent un bien consommable à son tour ? Une poule mange des déchets et produit… un œuf.

Et c’est la seule !

 

Oui monsieur, le steak qui se trouve dans votre assiette provient bien lui aussi d’un animal mais disons que ce pauvre bœuf n’est plus là pour en parler et, surtout, il n’est pas durable puisque c’est un « usage » unique. Un « one shot », du jetable, quoi !

Alors que la poule ! Chaque jour elle mange tes déchets, et chaque jour (ou presque…), elle te pond un œuf. Ça c’est du recyclage ! Regardez, chers robots d’intelligence artificielle, regardez ! Et pleurez vos larmes d’huile ! Car jamais ô grand jamais, vous ne serez capable de réaliser ce miracle, jamais ni jamais vous ne serez capable, de pondre un œuf. Même pas en rêve !

Non non, je ne vais pas me la ramener avec l’intelligence biologique de la salade, je vais encore perdre des copains ingénieurs…

Donc disais-je, le développement durable est à la portée de tout le monde: il suffit de commencer par la Poule !

Et ainsi nous résolvâmes l’énigme existentielle et théologique datant de la nuit des temps: au commencement (du DD) était la Poule.

Conseil numéro 2: « tout ce qui entre ressort », donc choisis bien tes déchets ! Car la Poule transforme mais ne fait pas de miracle ! Du chimique à l’entrée, du chimique à la sortie ! Et non monsieur, le plastique ne donne pas des Kinder…

 

18.10.18 Ma poule mue

Ce matin, un grand moment de solitude s’abattit (bonjour passé simple) s’abattit, disais-je, sur moi.

Boum.

C’est lourd un moment qui s’abat ! Même si on n’est que jeudi. Lourd. Très lourd.

La charmante et gentille dame qui m’aide pour le ménage de la maison est arrivée en me confirmant que son frère viendrait chercher les poules le soir même.

Mon cœur s’arrêta de battre. C’est la que le dit moment s’abattit… Mes poules ? En pension ? Loin de moi ?

Devant mon silence silencieux, elle me répéta: « mais oui comme vous me l’aviez demandé ! ».

Oui je sais c’est vrai. J’avais dans l’idée que mes poules seraient mieux en pension dans une grande ferme avec des copines que cloîtrées dans notre petit poulailler pendant nos absences. En plus, cloîtrées, elles perdent leurs plumes. Presque toutes.

Je ne vous dis pas le stress quand vous arrivez dans l’enclos, que vous voyez l’équivalent d’un oreiller (en duvet, oui, pas en synthéplastique, non mais !) étalé sur le sol, les jolies plumes jonchant le parterre, de terre.

Et les poules ! Sans plumes ou presque ! J’ai cru qu’elles se préparaient pour le supermarché, rayon volaille fraîche… De peur je les attrapai (hummm) une à une pour les poudrer, de crainte que de vilaines petites bêtes ne les attaquassent (ohohoh).

La poudre chez les vieilles, ou très jeunes, dames, ce n’est pas pour les petites bêtes, c’est pour autre chose, je ne sais pas quoi d’ailleurs, soit dit en passant.

Soyons rassurés, ma peur a rejoint en silence son amie solitude. Car la réponse est… dans le poulailler! Mais oui mais c’est bien sûr ! Les poules muent! Comme les garçons à l’adolescence ! Elles perdent leurs plumes! Non, pas les garçons, ils perdent l’enfance, eux!

Résultat des courses, les poules sont toujours là, poudrées, en attente de leurs nouvelles robes. Et bottes.

Vous connaissez l’histoire de l’empereur qui était – sans le savoir – nu ? Et bien ma reine est nue, ou bien, dit autrement, ma poule mue.

Conseil 88: n’essaie pas de comprendre l’ordre de mes conseils, il n’y en a pas!

 

17.09.18 Ma poule s’envole

 

Ce phénomène particulièrement intéressant porte un nom un peu barbare, il s’agit du renforcement des croyances.

Vous allez acheter une voiture rouge ? De la marque truc-chose-machin ? Vous allez voir ! Vous ne verrez que des voitures rouges de la marque truc-chose-machin. Non pas qu’il y en ait plusssss sur les routes, mais votre génial minuscule cerveau (non c’est vrai, le vôtre n’est pas minuscule, mes excuses monseigneur), donc votre énorme cerveau va placer subrepticement un filtre, non pas un philtre d’amour, quoi que, mais bien un filtre qui va retenir, comme un filet de pêche (pas de perche) toutes les voitures rouges de la marque TCM (c’est pour mes amis français, ils adorent les acronymes).

 

17.09.18 Ma poule s’envole

Le rapport aux poules ? Elles sont partout, c’est moi qui vous le dis ! Même à l’aéroport, je vois des poules sur les murs.

Oui, Docteur, j’ai pris mes gouttes ce matin. Pour Edith aussi, oui, promis.

Donc, ma croyance de voir des poules partout est renforcées par mon petit filtre mental inconscient qui me fait voir partout les poules.

Ça fait réfléchir, non ?

Du coup, si vous voulez renforcer une croyance positive, il n’y a qu’à décider que les gens sont heureux. Et vous verrez des gens souriants partout ! Elle n’est pas belle la vie ?

 

Viens ma poule, on décolle…

 

Vous pouvez commander le livre Poules de luxe

Edité en 2018 par Jill Székely

135 pages format 15 x 21 cm

Par mail: jill.szekely@gmail.com

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