Créé le: 01.10.2016
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Ne m’attends pas

Polar

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© 2016-2022 Athof

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A force de côtoyer la mort, il finit par la vivre dans sa chair par la perte de celle qui fût la joie de sa vie. Depuis, son caractère avait changé et son regard s'était assombri, mais il avait gardé en lui cette extraordinaire capacité à sentir, à flairer la piste du coupable. C'est pour cela qu'on le surnommait "le flair".
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“Ne m’attends pas.”

-Vous en pensez quoi? c’est destiné à un mari, un amant ou un petit ami ou est-ce elle qu’on quitte?

-Sûrement l’une de ces situations, Inspecteur. Le message est on ne peut plus clair.

-Ah bon, vous trouvez? et pourquoi ce ne serait pas un truc comme “ne m’attends pas, je serai en retard” ou “ne m’attends pas, j’ai déjeuné avec ma mère”?

-C’est possible, Inspecteur; sauf que la phrase se termine par un point

Le sergent Rouksen bomba le torse, il venait de faire mouche.

-Exact. A moins que celui ou celle qui a griffonné ses lettres n’ait fréquenté la même école que vous, auquel cas j’en voudrai fortement à votre instituteur.

-Effectivement, le message n’est pas aussi clair qu’il en a l’air, Inspecteur.

-Voila!

Barousse ne savait plus comment interpréter ce genre de messages. Il prenait de l’âge et sa capacité de réflexion ne se bonifiait pas avec le temps. Il n’avait plus ce punch, cette “presque voyance”qui faisait de lui un enquêteur hors pair qui arrivait à comprendre une scène de crime et à deviner les motivations d’un assassin dès que les indices sont mis sous ses yeux. On le surnommait “le Flair”. Certes, les ans ont fini par l’user, surtout depuis la tragédie qui l’avait frappé lui et son ex-épouse qui avait fini par le quitter, fatiguée de le voir se recroqueviller sur lui même et faire le dos rond aux épreuves du temps. Elle avait refait sa vie avec un postier qui possédait moins de prestance mais lui apportait cette gaieté dont elle s’était sentie spoliée. Il la regrettait; elle lui manquait. Il aurait tant voulu la retenir, mais il n’a pas su comment surmonter sa douleur et sa peine. Elle lui disait qu’il

fallait continuer, qu’il leur fallait avancer ensemble, qu’ils n’avaient pas le droit de se laisser périr, de laisser leur couple se consumer à petit feu. Non, il n’a pas sur la retenir et aujourd’hui cette amertume se fait ressentir dans son travail. D’ailleurs, il prend moins d’affaires et est rarement sollicité par les autres, lui dont le bureau ne désemplissait jamais. Mais les enquêtes qu’on lui confie sont les plus dures, celles que personne d’autre ne pourra résoudre. Ainsi, il prit l’habitude de travailler en solitaire; il ne voulait pas être dérangé et personne n’osait le faire.

-Je rentre chez moi, Rouksen. Vous avez jusqu’à demain après midi pour me faire un rapport détaillé et un inventaire des indices relevés, même si je n’en vois pas beaucoup. Ou bien notre victime est elle aussi l’assassin, ou bien son meurtre est une bizarrerie à laquelle il faudrait se résoudre et trouver des réponses tout aussi bizarres.

-Vous les aurez avant midi, Inspecteur. Une commission à faire au Commissaire?

-Une commission au Commissaire? je ne me le permettrai pas. A moins que vous ne lui disiez de changer ce même uniforme qu’il porte depuis je ne sais quand.

Au fait, les enfants vont comment?

-Ils poussent, Inspecteur. Et des cris avec.

L’inspecteur se précipita vers la sortie, sembla hésiter un instant, le regard figé vers le lit défait, puis adressa au sergent ses dernières volontés:

Trouvez moi un mari ou un petit ami, une belle fille dans son genre ne se retrouvait pas longtemps à court de mâle.

Le lendemain, il arriva au bureau vers 14h et trouva un dossier et un post-it avec la mention “je t’attends!”. Il reconnut l’écriture et sourit. Il prit son téléphone et appela le médecin légiste, tout en feuilletant les quelques pages du rapport et les images des indices relevés.

-Alors, tu imites l’assassin maintenant?

-Ah non, moi je dis tout le contraire. Je suis en pleine attente.

-De qui?

-Mais de toi, pardi!

-Pourquoi, tu es encore au lit?

-haha, comme si cela pouvait avoir un quelconque effet sur ta libido. Mais trêve de plaisanterie, passe maintenant, j’ai quelque chose pour toi.

-J’arrive, Madame.

Il enfilât sa veste et sortit à la hâte, en direction de la morgue qui se trouvait de l’autre coté de la ville; cela lui donnait le temps de repenser à la scène de crime et aux indices relevées. Mais une chose le dérangeait : pourquoi le lit était défait alors que la victime était vêtue d’un tailleur et portait des mi-bas déchirés ? avait on essayé de la violer ? toute la pièce était si bien rangée, de maniere presque maniaque que le lit défait semblait avoir été mis là en plus.

Le Docteur Mocka s’apprêtait à lui exposer ses observations quand le sergent Rouksen se précipita dans la salle en faisant tomber son café et éclaboussa tout le parterre.

-Désolé, je me suis pris les pieds dans le paillasson

-J’espère qu’il n’y a pas une autre mort à nous annoncer? grogna l’inspecteur Barousse.

-Ne vous en faites pas sergent, je suis sur que notre inspecteur si bienveillant vous paiera un autre café; vous le méritez!

Le sergent ne comprit pas si la pique lui était destinée à lui ou à l’inspecteur, mais ce dernier coupa court en le rappelant à la réalité : “Alors, qu’est ce qui se passe, sergent ?”

-Il se trouve inspecteur que nous avons mis la main sur le mari qui n’en est pas un!

-Quoi ? qu’est ce que vous aviez mis dans votre café ?

-C’est une histoire digne d’un épisode de Columbo, inspecteur. Il habite bien dans la maison où a été retrouvée la victime mais il n’est pas son mari, du moins pas de celle ci. Il dit ne l’avoir jamais rencontré de sa vie.

-Ramenez le moi pour identification du corps; peut être qu’il la reconnaîtra de visu mieux que sur des photos de cadavres

– Il est derrière la porte, inspecteur.

-Alors faites le entrer!

L’homme, un petit de taille, ne semblait pas comprendre ce qu’on attendait de lui. Peut être qu’il avait peur de découvrir le cadavre de son épouse, ou bien était il un assassin qui jouait au mari imploré.

-Je suis l’inspecteur Barousse, chargé de l’enquête; et voici le Docteur Mocka; Alors, reconnaissez vous ce visage ?

-Non, je ne l’ai jamais vu.

-Et pourquoi vous avez si peur ? vous avez quelque chose à cacher ?

-Non, mais j’ai eu peur que ce ne soit mon épouse.

-Comment ça ? vous avez dit après avoir vu les photos que ce n’était pas votre femme, chose que vous venez de confirmer, mais d’un autre coté vous aviez peur que ce ne soit elle ? je ne pige pas votre histoire.

-Oui, inspecteur, je pensais que vous l’aviez retrouvé.

-Retrouvé qui ?

-Mon épouse, bien évidemment.

-Pourquoi, vous l’avez perdu ?

-Oui, il y a une semaine qu’elle a disparu; je l’ai déjà déclaré à la police

-Appelez moi Columbo!

-Et il existe pour de vrai, inspecteur ?

Barousse fixa le mari ne sachant quoi répondre, puis se ressaisit et ordonna au sergent de le raccompagner au poste pour prendre sa déposition.

“Alors, tu voulais me parler de quoi ?” demanda-t-il enfin au légiste

– Cette femme a été victime d’une rupture d’anévrisme. Il n’y pas eu meurtre.

-Tu es sûre ?

-Archi sûre.

-Merci. Je t’appelle demain.

-C’est ça. Tu le feras une fois que tu auras bouclé cette affaire; je te connais.

L’inspecteur Barousse rentra chez lui, se versa une tasse de café, se mit sur son canapé en fixant un point lumineux provenant des volets fermés. Il venait de comprendre.

-Rouksene!

-Oui, inspecteur

-Allez me chercher le mari et ne revenez pas sans lui… ——Fin de mon texte—-

Bonsoir,

J’ai pris la liberté de publier mon texte “Ne m’attends pas” même incomplet car je n’ai malheureusement pas eu le temps de le terminer. Je le fais dans l’espoir d’avoir un retour de votre part, qui soit sans concessions, afin d’être fixé sur mes réelles capacités dans le domaine de l’écriture. Je vous remercie d’avance et m’excuse si j’abuse de votre compréhension et de votre temps.

Athof

Commentaires (1)

Pierre de lune
16.10.2016

Bonjour Athof ! Le doute est toujours présent dans l'écriture ;-) Et vous avez raison de persévérer ! Et si vous la finissiez, votre histoire ? Nous, lecteurs, restons sur notre faim ! J'ose un petit conseil : si vous le pouvez, faites relire votre texte pour dépister les petites coquilles et défauts de clarté éventuels. Bon courage, on attend la suite !

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