Créé le: 30.09.2019
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Mon frère

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© 2019-2021 Olivier Philippe

Dans la foulée de cette journée consacrée à la Grande Muraille, Alfred en ramasse un bout, de la Muraille. Il en fera des kilomètres ce bout pour finir dans la vitrine d’un musée. Ou alors peut-être finir dans une autre sorte de vitrine… «Mon frère», récit à plusieurs voix, relate l’incident de la brique survenu au MEG en juillet dernier.
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Mon frère

Genève, 2019

 

“Encore des murs qui isolent”, avait pensé Christophe en voyant sans regarder la cellule dans laquelle il se trouvait. Cette pensée, qu’il ne comprenait pas lui-même, s’était suivie d’un sentiment d’effroi qui, avec les flash-back de la brique et du nom d’Alfred Bertrand sur la didascalie, l’agressait violemment. Cela n’avait duré qu’un moment, le temps d’une vague, pour ensuite laisser place aux frissons et au sentiment d’étrangeté, qui l’emportait. Il ne savait pas où il était, même s’il se doutait bien qu’il y était à cause de son geste. Il n’était pas inquiet, mais ça on n’aurait pas pu le dire. Le garçon avait les yeux grands ouverts et le faciès de ces bébés qui viennent au monde sans pleurer, et qui restent là comme hypnotisés par l’intensité des sons et de la lumière. L’étudiant en psycho-philo qui l’avait conduit dans cet antre, et qui avait initialement regretté d’avoir accepté le remplacement ce jour là, s’était demandé, non sans crainte, s’il se tenait comme ça parce qu’il réalisait ce qu’il avait fait et qu’il en était lui-même effrayé, ou s’il était toujours complètement à l’ouest et peut-être dangereux. Rassuré ensuite par l’état inoffensif du gaillard, il s’était alors demandé des choses comme “la biche a-t-elle peur devant les phares de la voiture qui va l’écraser?” ou alors “est-ce bien avec cette tête là que Platon avait imaginé l’homme sortir de la caverne?”. Mais le jeune homme, encore sous le choc et pas tout à fait droit comme un I, ne s’en curait pas. « Asile ou prison, mêmes murs », pensait-il, laissant ces mots le déborder d’une nouvelle vague d’effroi.

Il ne regrettait pas son geste, ou du moins pas encore, mais il ne le comprenait pas non plus. Malgré cette incapacité à donner sens, il trouvait à la fois amusante et angoissante la lucidité avec laquelle certains souvenirs lui apparaissaient, comme s’ils étaient perceptibles avec netteté du fait de les avoir épurés de leur vécu. Ils défilaient devant lui, comme irréels, voire peut-être plus réels. Ou alors surréalistes, comme scénarisés à la façon de la rencontre fortuite du Comte de Lautréamont, et sérigraphiés par Andy Warhol, à la façon de ses soupes Campbell’s.

Il avait froid, mais cela ne le gênait pas. Quelqu’un lui avait posé une couverture sur le lit, mais il ne s’en servait pas. Si on la lui avait amenée, la soupe Campbell’s, il ne l’aurait pas mangée.

Dans cet antre, les visions et les échos sourds et lointains défilaient.

 

Chine, 1879

 

On aime l’imaginer amoureux l’Alfred, et maître de son amour, comme dans la photo où il tient son fusil viril. Amoureux de lui-même en fait, dans la version de soi-même curieuse et aimante de l’aventure et de l’exotique, de l’ailleurs, de ces détails qui nous font être un autre pendant un petit moment. Il les enchaînait ces petits moments, l’Alfred, entre les seins nus d’africaines ba-Rotse qu’on photographiait par voyeurisme ou par soucis de justifier une intervention messianique urgente, et ses promenades dans les rues de Tianjin ou de Pékin. Et il est beau gosse, l’Alfred, et avec son habillage d’aventurier il nous fait rêver d’un monde différent, dangereux certes, mais différent. Il aimerait nous le faire vivre, mais de là où il se tient, en fait, il ne peut que nous le faire voir. 

Son mépris voilé envers les conditions modestes que lui offrent les gîtes dont il était obligé de se contenter, comme il l’écrit, disent l’arrogance des européens qu’il représentait, lesquels, le dieu en poche, observaient d’en haut, se tenaient à distance, jugeaient facilement l’autre, le tout avec une naïveté somme toute attachante. Ils se croient ouvert d’esprit, mais considèrent les couvertures chinoises sales et ils préfèrent donc rester dans leurs habits. C’est pour ça qu’ils n’en connaîtront jamais vraiment l’odeur.

 

Dans la foulée de cette journée consacrée à la Grande Muraille, avec son casque colonial sur la tête, Alfred en ramasse un bout, de la Muraille. Il en fera des kilomètres ce bout pour finir dans une vitrine, avec une didascalie qui en raconte la vie, cette vie ancrée près de la porte de Gubeikou, au Nord-Est de Pékin. Ou alors peut-être finir dans une autre sorte de vitrine…

Ce n’est pas seulement un souvenir, c’est aussi l’envie de détruire ces frontières qui séparent, qui éloignent de l’autre. Eh oui, il est contradictoire l’Alfred : il veut symboliquement ouvrir le mur qui nous sépare de l’autre avec un casque colonial sur la tête !

 

Il ne sait pas qu’il parle aussi pour Christophe, né presqu’un siècle et demi après lui, lorsqu’il dit que « cette journée restera longtemps dans nos souvenirs ».

Témoignage de Madame Gisèle Duperrex, serveuse du café de la Radio à Genève 

 

« Ecoutez, moi j’savais pas ce qui s’était passé avant, mais par contre je vous dis que j’ai bien vu la brique péter le pare-brise du diplomate. Il venait de se parquer là, comme souvent vers midi. Moi je râlais derrière ma vitre comme à chaque fois, parce que sa caisse est toujours mal mise, et ça sent le mépris et l’arrogance des amerlocs, surtout s’ils sont diplomates! Patricia, la tenancière, dit qu’il vient souvent manger à Plainpalais à midi, parce que le consulat n’est pas trop loin en voiture. Trente secondes avant et ça lui aurait bousillé la tronche. La brique a tout explosé avec un sacré « boom ». Vous direz pas ça dans l’journal, mais moi je trouve marrant que ce soit un amerloc. Vous imaginez le titre « Brique chinoise dans la gueule du gringo! »? Cela lui donnerait peut-être envie d’arrêter ses conneries au Trump, et avec les chinois, et avec ses murs à la mords moi l’noeud. Ça l’gêne pas de dire ce qu’il dit, alors qu’après la guerre ils nous ont fait tout un plat quand au beau matin ils ont vu le mur des Rouges en plein Berlin! C’est eux qui doivent avoir honte, pas le mur! Mon Roger, lui, c’est un terre-à-terre et il l’aime bien le Trump. Il dit qu’il sait parler aux gens et qu’il sait se faire comprendre. Il dit souvent qu’il faudrait le faire nous aussi le mur, pour freiner les Français qui nous foutent en bas les salaires ».

 

« C’est après qu’on m’a dit que c’était Christophe à l’avoir lancée. Ça m’a fait quelque chose. Il est du coin, le gosse. Plus jeune, j’ai été en tchik tchak avec son grand-père, j’sais pas si j’m’explique. Il est balèze mais timide le Christophe, toujours la tête dans ses chaussures.

On sait pas s’il y voit l’avenir ou si c’est pour mieux écouter en dedans de lui. Mon Roger c’est un pragmatique et les gosses comme ça, il ne supporte pas. « Il ira droit dans le mur », me disait-il. Ça m’énerve parce qu’avec ça, je vais l’entendre le Roger: « l’avais dit, moi, l’avais dit! ». Ce que j’ai pas compris c’est comment il a fait pour ramasser la brique et sortir sans se faire prendre. Il y a deux étages à la montée à faire et elle doit bien peser ses quinze kilos la brique! Par contre, on dit que la voiture c’est un hasard. Peut-être il a pris peur ou il en pouvait juste plus, il l’a lancée et elle est tombée là, qui sait. C’est bien fait, moi j’dis, mais vous ne direz pas ça dans l’journal ! Il est balèze le Christophe pour pousser avec cette force les quinze kilos, mais c’est quand même l’ambulance qui l’a ramené ».

 

« Moi je crois que c’est à cause de ce qui s’est passé, qu’il est comme ça. C’est pas un secret, mais c’est pas non plus un truc qui se raconte volontiers, n’empêche que ça se sait. Paraît que sa mère en portait deux, mais que l’deuxième n’y est pas arrivé. Ils l’avaient appelé Alfred je crois, j’sais plus. Un frère jumeau mort à la naissance, paraît que c’est des choses qui marquent, qu’on le sent toute sa vie le manque du frère. Mon Roger dit qu’il faut pas se plaindre, que « un sur deux, c’est déjà un bon score » et qu’il faut le voir mi-plein le verre, “sinon la soif mord plus fort“, qu’il dit ».

Christophe 

 

Ses souvenirs apparaissaient d’eux-mêmes dans son esprit, sans y avoir étés invités. Sa posture apparemment zen face à eux aurait jalousé Matthieu Ricard, exception faite pour les secousses d’effroi qui par moment déchargeaient une vague d’adrénaline.

Il se voit seul dans la voiture de son père, dans laquelle il erre dans la campagne, un jour de libre, sans trop savoir où aller, en ayant quand même le sentiment de devoir aller quelque part, de devoir trouver quelque chose, quelqu’un. Il sent le vide qui le tenaille avec une solitude au ventre qui l’oblige à se mordre la langue en serrant le volant comme à vouloir l’arracher de là. La voix de Roger Waters accompagne le moment. C’est le disque des Pink Floyd que son père écoute souvent en conduisant, avec cette mélodie inquiétante de « Is there anybody out there? », cette même mélodie qu’il aime et qui l’obsède souvent dans ses rêves. D’un coup il se voit entrer au musée. Cette transition dans ses pensées, sans lien apparent, l’amuse presque. L’entrée est gratuite. Ce n’est pas la première fois qu’il y va et il connaît bien les lieux. Il se voit descendre les escaliers, puis entrer dans la salle de l’exposition permanente. La vitrine avec le globe terrestre, les petites figurines et la brique sont là, et derrière lui un écran, comme un long mur. Puis le bruit d’une vague envahit tout et soudain il se voit dans l’eau, dans un antre aux murs moulants, qui lui collent à la peau.

Il est là, tout entier. Transposé. Aspiré. Il sent sur lui ces murs. Ces murs l’enveloppent, puis il sent qu’ils lui donnent des coups. Cela l’effraie et il s’arrache de force à cet envoûtement pour redevenir à nouveau spectateur distant de sa vision. Il remarque alors qu’il peut comme jouer à alterner son expérience, en passant de la peur au détachement. Il se laisse prendre.

Les sensations deviennent vives l’entraînant dans toute une gamme d’émotions intenses. Alors il reprend le contrôle et se coupe de ce ressenti trop fort d’émerveillement angoissé. Il se voit de loin, comme dans un film. Il voit un gros fœtus, enveloppé dans les murs moulants d’avant. C’est lui. Et il replonge, en allant plus loin dans cette émotion de peur et les ressentis deviennent alors plus forts. Il veut savoir où ça le mène. Il fait noir, mais il perçoit quand même des ombres, et il entend des chants, qui, par un étrange écho étouffé lui font penser tantôt à la mélodie de son père, tantôt à une femme, puis aux sirènes d’Homère. Les sons dansent autour de lui de manière désordonnée, puis finalement deviennent l’appel de son frère. Ils chantent son prénom, Alfred, Alfred…

Il n’a pas le souvenir d’avoir dû casser la vitrine. Juste en tapant contre, elle s’est ouverte d’elle-même. Il s’est retrouvé avec la brique, trop lourde, et a commencé à courir.

 

Christophe sent alors le shoot d’adrénaline qui le ramène là, entre les murs de sa cellule. Il éclate en sanglot et se laisse pleurer doucement. Il sent que ça lui fait du bien. Cette secousse, il le sent, c’est comme un tremblement de terre, c’est l’envie de détruire ces frontières qui séparent, qui éloignent de l’autre.

 

Maintenant il sent le froid. Il prend alors la couverture du lit et il s’enroule dedans. Il reste comme ça un temps, il a l’impression de revenir à un contact plus vivant avec lui-même et ce qui l’entoure. Il est rassuré et se blottit encore plus profondément dans la couverture. « Il y a aussi des murs qui protègent », pense-t-il avant de s’endormir.

Témoignage de l’étudiant remplaçant 

 

« Fabrice, le médecin de garde m’a dit : “ils vont nous amener un gars qui a volé une brique au MEG pour après la jeter sur une voiture parquée pas trop loin. Paraît qu’il est agité. Tu t’occupes de l’accueillir, puis tu l’amènes dans la chambre. Je passe après“. “Pourquoi il a fait ça ?“, je lui demande. “Mais qu’est-ce que tu veux que j’en sache moi ?!“, me répond-il. A l’hôpital psychiatrique, si tu demandes pourquoi, tu reçois cette réponse quand les gens sont stressées. Par contre, tout le monde sait exactement quoi faire dans ces moments. Parfois ils me font penser à des pompiers : même sans savoir pourquoi il y a feu, eux ils pensent juste à l’éteindre. A l’Uni si tu demandes “pourquoi“, t’es bon pour une heure. Mon père l’avait dit que ça allait me faire l’expérience et me ramener un peu les pieds sur terre ces remplacements ».

 

« J’aimerais m’orienter en psycho clinique après, mais il y a huit mois un psychotique m’a donné un coup de poing dans la gueule, et depuis j’hésite. Il m’a fallu un moment avant de m’y remettre. C’était mon troisième remplacement. Je voulais être cordial moi, et VLAN, dans la gueule ! Maintenant j’me méfie. “Faut être prudents“, on m’a dit. Quand il est arrivé, Christophe, je me suis dis “ça y est putain, je vais m’en prendre une autre“. Il était très agité et disait n’importe quoi. Pour finir Fabrice est venu tout de suite pour essayer de le calmer. “Alfred Bertrand“ il criait, mais crier n’est pas le bon verbe. Il hurlait. J’ai demandé à Fabrice “c’est qui Alfred Bertrand ?“, et il m’a répondu, “Mais qu’est-ce que tu veux que j’en sache moi ?!“, en préparant le matos pour l’injection ».

« En faisant la paperasse d’entrée ça m’a surpris de voir que c’était le jour de son anniversaire. “C’est pas ici que je voudrais être pour mon anniversaire“, je me suis dis. Ça m’a fichu l’cafard et j’ai eu envie de faire un geste. Je lui ai amené une couverture et je l’ai posé sur le lit. Il avait l’air absent, avec les yeux explosés, comme s’il était effrayé lui-même par ce qu’il avait fait. Mais “faut être prudents“, on m’a dit, et alors j’ai fait vite. Il ne m’a même pas regardé quand je suis entré. Ça m’a encore plus attristé, j’aurais voulu lui dire quelque chose, mais j’avais aussi la pétoche et j’étais soulagé qu’il s’en fiche de moi ».

 

« Les psychotiques moi ils me fascinent. Je me demande si Christophe n’est pas ébloui par la lumière de la vérité, comme l’homme de Platon, quand il sort de la caverne. Je me demande s’il a peur devant cette lumière. A l’Uni on t’explique la psychose, mais franchement parfois j’me dis que ce charabia intellectuel on se le raconte pour se rassurer soi-même. On croit avoir identifié un truc, mais ce n’est qu’une façon pour enfermer quelqu’un dans une boite. A l’Uni c’est la boite de concepts et ici à l’hôpital c’est souvent celle des médicaments. C’est comme ça qu’ils l’éteignent le feu. Entre les concepts d’un côté et les médicaments de l’autre, j’ai l’impression de ne plus sentir qui est là devant moi, parfois. Christophe est parti deux semaines plus tard. Je venais pour l’après-midi, parce que Julien m’avait appelé pour que j’y aille à sa place, et je l’ai croisé sur le départ. Quand on s’est serrés la main on s’est souris, ça m’a fait plaisir. Je me demande ce qu’on a bien pu soigner en deux semaines. En le regardant s’éloigner j’ai demandé à Fabrice “et il compte aller où maintenant ?“ ».

L’auteur 

 

Je m’appelle Olivier, et je suis le frère de Christophe. J’ai voulu écrire ce récit pour mon frère et pour tenter de donner sens à son geste, qui cet été, le jour de son vingt-troisième anniversaire, l’a conduit à l’hôpital. Il ne s’agit pas de son premier « geste », tout comme il ne s’agit pas de sa première hospitalisation. J’aimerais écrire ce témoignage pour que son passage sur terre ne soit pas juste perçu par ses contemporains comme celui d’une personne à côté de la plaque ou « qui ne sert à rien », comme dirait Roger, le mari de la Gisèle serveuse du Café de la Radio, à l’avenue Vogt. Je la remercie d’ailleurs de s’être livrée sur l’incident, et je dois reconnaître qu’elle a eu du flair quant à ce qui trouble mon frère. Je m’excuse par contre de lui avoir menti sur mon métier et de ne pas lui avoir dit qui j’étais. Visiblement, elle ne m’a pas reconnu. J’ai hésité à le dire tout de suite, mais quand elle a sorti l’histoire du tchik tchak avec mon grand-père, comme elle dit, ça m’a gêné et j’ai renoncé.

 

Nous aurions dû être trois frères, mais la vie a voulu que l’on soit deux. Moi je suis l’aîné et Christophe est le cadet. Nous avons sept ans de différence. Moi, je suis psychologue, alors que lui a toujours eu de la difficulté avec la vie, et je crois bien que cela soit dû au mauvais tour qu’elle lui a joué dès le départ. Lui et Alfred étaient jumeaux monozygotes, des « vrais jumeaux », si l’on veut. Dans leur cas, il s’agissait de ce que l’on appelle une grossesse monochoriale biamniotique, ce qui veut dire que les jumeaux partagent un même placenta, mais que chacun est dans sa propre poche amniotique.

Ils sont juste séparés par une cloison très fine. Ce genre de jumeaux est parfois affecté par le syndrome transfuseur-transfusé. Ce n’est pas utile de rentrer dans les détails, mais il faut savoir qu’il y a un risque de mortalité élevé pour les deux fœtus. Quand un des deux meurt, ce qui est fréquent, le deuxième court aussi le risque d’y passer avec une probabilité entre vingt et quarante pourcent. En ce sens là, Christophe a eu de la chance, parce qu’il n’a pas eu de séquelles. Enfin. Personne ne sait nous dire si son caractère particulièrement intraverti, solitaire et sa vulnérabilité à des décompensations psychotiques soudaines soit en lien à la grossesse qu’il a vécue. Bref, qu’importe… Christophe est comme il est et je l’aime comme ça. C’est lui-même qui m’a permis de m’orienter, tant bien que mal, sur les raisons ou, devrait-on plutôt dire, les perceptions et ressentis, qui l’ont débordé ce jour là. « Alfred est quelque part », dit-il souvent, « mais il y a une barrière à franchir pour l’atteindre ». Moi je l’écoute. Il m’apprend des choses.

 

Quand il a débarqué chez moi, après l’hôpital, je lui ai préparé un plat avec du bœuf et des nouilles chinoises, pour me foutre un peu de sa gueule…

Oui, vous pouvez lui dire au remplaçant, qu’après son séjour Christophe est venu chez moi.

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