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Nestor, dix-sept ans, affublé d'un prénom qu'il déteste, s'ennuie; rien ne l'intéresse, sinon les "cimetières d'Internet". Jusqu'au jour où il tombe sur un étrange objet...
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Nestor le mal-nommé

Les cimetières d’Internet. C’était peut-être la seule chose qui intéressât Nestor. Oui, les cimetières d’Internet. Féru d’informatique depuis son plus jeune âge, au grand dam de ses parents, il était un jour tombé – il avait peut-être douze ans, alors et se désintéressait de plus en plus de l’école – sur un vieux forum oublié. Un forum aussi désert et abandonné que l’était Pompéi – l’allusion l’avait fait sourire – où son professeur de 9e, à l’époque où il faisait du latin, avait emmené sa classe.

 

Alors, il furetait, farfouillait, à l’affût de ces cimetières, de ces atolls perdus sur le Net, orphelins de leur créateur, orphelins de toute vie, zombies électroniques dispersés dans l’immatérialité d’Internet.

 

Il aimait leur désolation. Leur désillusion. Cela nourrissait peut-être sa rancœur,  son aigreur adolescentes. A dix-sept ans, Nestor n’aimait pas grand-chose. A commencer par son prénom : comment ses parents avaient-ils pu se résoudre à l’affubler d’un prénom si ridicule ? « Nestor, apporte, mon chien ! » lui lançaient ses camarades de primaire. D’autres lui demandaient s’il allait bientôt rentrer à Moulinsart, où l’attendait le capitaine Haddock. Virginie, sa mère, avait simplement répondu qu’elle aimait ce prénom parce qu’il « sonnait bien ». « Sonnait bien ! » Incroyable !

 

Les arcanes de la Toile

Son amour pour l’informatique s’était développé proportionnellement à son désamour de l’école. Sa première vraie recherche, sur Internet, c’était pour comprendre. Son prénom.

Car, en vrai, Nestor, ça n’avait rien à voir avec un chien. C’était un roi grec. Le roi de Pylos (« pourquoi pas pylône électrique », s’était dit Nestor), et un homme juste et sage. Ben voyons. Son fils, Antilope, non, Antiloque, mourut en le défendant. Antiloque, c’était quand même pire que Nestor, comme prénom, non ? Mais Nestor en gardait une certaine amertume.

Son seul plaisir, quand il rentrait du travail – Nestor avait commencé un apprentissage en ébénisterie – c’était de se jeter sur son PC et de bidouiller sur Internet. Il labourait la toile et découvrait ses arcanes, ses secrets. Il débusquait des blogs avortés, des sites mort-nés. De vieilles boîtes mails désertées – qui, même en France, se souvient de Caramail ? – De découverte en découverte, il aurait pu passer sa vie derrière l’ordinateur.

 

En famille

C’était justement ce qui désespérait ses parents. Plus exactement, sa mère et le compagnon de celle-ci, Pablo, puisque son père avait quitté la maison il y avait des années de cela. Nestor le voyait de temps en temps, et, franchement, qu’il soit féru d’ordinateur ou de jeux vidéo lui importait peu. Mais Virginie, sa mère, se faisait du souci. Elle avait vu ses notes dégringoler, et son désintérêt pour l’école. Pour tout en fait. Elle s’en désespérait.

 

Parfois, Nestor l’entendait se plaindre à Pablo. Comme beau-père, il aurait pu tomber sur pire, sincèrement. Cependant, issu d’une famille nombreuse, ayant dû travailler très jeune de toutes ses forces pour se faire une situation dans la vie, Pablo ne pouvait pas comprendre qu’un jeune « qui avait tout » se laissât aller à ce point. Seulement, quand Virginie fondait en larmes et s’accusait de n’avoir pas su élever convenablement son fils unique, Pablo savait trouver les mots justes pour la réconforter. Et même s’il ne l’aurait avoué pour rien au monde, Nestor l’en remerciait.

 

Que lui était-il arrivé ? Nestor n’aurait su le dire. Déjà, l’école ne l’avait jamais vraiment intéressé. Les copains, oui, et, durant le primaire, il avait prêté une oreille attentive, en enfant plutôt réservé et sage. Et puis, le secondaire était arrivé. Il s’était retrouvé séparé de ses copains, dans une classe où il ne se sentait pas à l’aise, dans un grand établissement et, timide et réservé, n’avait pas trouvé d’appui auprès de ses enseignants. Il était passé de « des capacités mais ne les exploite pas » à « peut mieux faire » pour finir par « ni fait ni à faire ».

 

Un futur ébéniste

Alors, Virginie, un peu dépassée, avait trouvé « l’idée du siècle », selon elle : un apprentissage en ébénisterie. Ébénisterie, ben voyons ! après un prénom antique, un CFC moyenâgeux ! Bon d’accord, c’était un « métier d’art », lui avait dit sa mère, et ça, ça en jetait quand même. Mais, dans les formations, à la lettre E, entre Employé de commerce et Électronicien, ben non, lui, c’était « ébéniste », alors que tous ses copains partaient en commerce ou santé ou autre…

Il avait accepté parce qu’il n’avait pas d’autre idée et que sa mère ne voulait pas entendre parler d’informatique (« pour que tu deviennes un zombie nuit et jour sur un écran, pas question ! ») mais aussi parce qu’elle lui avait montré avec amour les objets qu’elle gardait de son propre père, Louis, décédé quand Nestor avait six ou sept ans.

Louis avait été ébéniste et passionné par le bois dans tous ses états. Nestor gardait le souvenir un peu nostalgique d’un homme bon au regard doux. Virginie contacta Frédy Chapuis, un ancien apprenti de Louis, qui accepta de prendre l’adolescent.

Nestor laissa aller son regard sur les beaux objets de bois lisse, et se remémorait l’émotion et la douceur de son grand-père. Il accepta. Mais, passé les premiers mois et la découverte de quelque chose de nouveau, l’apprentissage commença à l’ennuyer. Son patron était plutôt sympa, un peu à la vieille manière, un peu paternel, mais on pouvait s’entendre avec lui. Nestor s’entendait moins bien avec ses deux employés, Boris et Manuel.

 

Un vieux site autricihien

Nestor était partagé entre sa fierté et l’envie de ne pas décevoir son patron ni sa mère – pour une fois, elle croyait en lui, avec l’énergie du désespoir – mais en même temps… rien de bien passionnant pour lui. Cela faisait un an, maintenant, qu’il enchaînait les journées de cours et les heures de travail à l’atelier. Et se promenait dans les cimetières d’Internet sur son temps libre. 

 

Ce soir-là, en rentrant, il avait le regard vague dans le bus. Le bruit des machines de l’atelier le poursuivait, l’éreintait. Il descendit à l’arrêt, près de la gare de Neuchâtel, monta dans l’appart, laissa tomber son sac et sa veste dans l’entrée et se jeta comme chaque soir sur son ordinateur. En cherchant quelque chose en rapport avec les montagnes, il tomba sur un vieux, vieux site, visiblement autrichien, d’objets en bois. Ou quelque chose du genre. Ah ! non (merci Google traduction), c’était un site recensant les jouets d’enfants d’autrefois. Bon, à part le caractère désuet du site – deux parties grises immobiles de part et d’autre d’un ruban central qu’on peut faire défiler avec la souris – c’était plutôt intéressant.

 

Sauf que tout était en allemand. Mais il y avait quelque chose de touchant dans ces jouets d’autrefois. Jamais Nestor n’aurait imaginé que dans des époques si rudes, sans électricité, les enfants avaient des jouets, de tissu et de bois.

 

Un étrange “panier traîneau”

C’est là qu’il la vit. Une chose étrange. Une tête de bélier au lieu des rennes sur un traîneau de père Noël. Quelque chose du genre. Un traîneau. La légende allemande de la photo, une fois traduite, lui sembla incompréhensible : un « panier traîneau » mais qu’est-ce que ça voulait dire ? Quelque chose dans l’objet le toucha. L’animal ressemblait un peu à une biche sculptée par son grand-père et qui trônait dans la vitrine du salon. Pour la première fois depuis longtemps, Nestor se sentit un peu curieux. Il essaya de retrouver l’objet. En Autriche. Au Tyrol (puisque le mot « tyrol » figurait dans sa description). Était-il grand, petit ? A un moment, il lut la hauteur : 64 cm. Il l’avait imaginé plus grand. Ou beaucoup plus petit – de la taille de la biche sculptée de son grand-père.

Après le repas, au lieu de traîner sur le canapé, Nestor se précipita dans sa chambre. Virginie lui demanda ce qui se passait :

– Rien, rien, Maman… pourquoi, tu voudrais que je t’aide à faire le lave-vaisselle ?

– Euh… non… non, pour rien.

Nestor laissa errer un moment son regard sur les objets sculptés par Louis et qui ornaient leur petit appartement : un paquebot, un palmier qui témoignaient peut-être du désir d’ailleurs du vieil homme. C’était la première fois que Nestor réalisait cela : son grand-père, ébéniste de talent, avait peut-être rêvé de voyages, en un temps où EasyJet n’existait pas. Et puis il s’approcha de la biche dans sa petite vitrine et la regarda longuement. Virginie l’observait en souriant. Il semblait changé, soudain. « Espérons que cela soit positif ! » soupira-t-elle.

 

La nacelle du Musée d’ethnographie

Nestor réfléchit et se demanda soudain si les trois lettres « MEG » de la description de l’objet étrange n’auraient pas pu faire référence à un musée. Peut-être à Berlin ? ou New York ? Genre le Metropolitan Museum, comme dans ce vieux film, là…

Il retourna dans sa chambre. Et découvrit, stupéfait, que « MEG » était en réalité le Musée d’Ethnographie de Genève. Il s’éparpilla dans les pages du site du musée. Un site bien vivant, cette fois-ci, aussi réel que virtuel, ce qui était étonnant, pour des objets a priori poussiéreux (c’était bien un « musée », non ?). Et soudain, il poussa un soupir en reconnaissant, au détour d’une page, le « panier traîneau ». Et il comprit. Des enfants avaient joué avec cet objet magnifique, y avaient attelé une chèvre ou un chien, s’y étaient assis et avaient glissé sur la neige dans mille éclats de rire.

 

Il se surprit à penser que son grand-père aurait aimé visiter ce musée rempli d’objets en bois du monde entier. Ce grand-père trop tôt disparu et dont l’ombre tutélaire flottait régulièrement dans ses pensées depuis que Nestor avait commencé son apprentissage. Il avait rêvé d’être sculpteur, disait Virginie.

Nestor s’endormit tard, un traîneau aux rires joyeux à tête de bélier, aux flancs sculptés et peints, peuplant ses rêves de ses nombreux passages.

 

A l’atelier

Le lendemain, il eut du mal à se réveiller. Au boulot, il devait aider à la création d’un dressing avec commode et coiffeuse assortis, le tout dans un style moderne et épuré.

– C’est surtout pas pratique du tout, des meubles pareils, grognait Nestor en rabotant une planche.

– C’est es-thé-tique, répondit Boris.

– Esthétique, mon œil. Ça ne ressemble à rien, une coiffeuse en pointe !

– C’est de la création ; on n’est pas Ikéa, nous.

– Pfff, un truc de riches…

– Mais tu vas te taire, un peu, toi ? s’énerva Boris.

Frédy intervint et fit signe à Nestor de venir dans son bureau. Il le dévisagea, l’air soucieux.

– T’as pas l’air dans ton assiette, ce matin, remarqua-t-il.

– Si, si, ça va, ça va, grommela Nestor, sur la défensive, comme lorsqu’il était à l’école.

Frédy voulait aider ce garçon, en souvenir de Louis, mais aussi parce qu’il aurait aimé voir fleurir cet adolescent désabusé. Il voulut lui demander s’il était content de travailler à l’atelier, mais craignit sa réponse. Et, lui qui, depuis tout petit, voulait travailler dans le bois, sentait qu’il n’aurait pas supporté un refus.

– Que… qu’est-ce que tu aimerais faire, toi ?

Nestor releva la tête, le toisa un instant et sortit une feuille de sa poche. Il avait imprimé le traîneau.

– Ça.

 

Une décision singulière

Frédy prit la feuille, la contempla un instant en silence puis revint vers Nestor.

– OK. Alors, déjà, tu sais quoi ? Tu prends ta journée. Va à Genève, tu as un train dans une demi-heure. Tu vas voir l’original au musée, tu le prends en photo, tu le regardes bien et on se revoit demain. Ça marche ?

– Mais… et ma mère ? et la commode ?

– Disons que ça fait partie de ta formation.

 

Un peu déboussolé, Nestor se retrouva quelques instants plus tard sur le quai de la gare, après avoir envoyé un SMS à sa mère pour l’avertir, attendant l’ICN de 9h34 pour Genève. Il monta et s’assit en face d’un gros monsieur qui lisait le journal. Quand le train démarra, Nestor eut la sensation de partir en voyage. Comme s’il partait loin, loin. De faire quelque chose de permis et d’interdit tout à la fois. Quelle étrange sensation ! Et puis, soudain, il aperçut le nom du musée au dos du journal. Il pencha la tête et, quand le monsieur posa son journal à côté de lui pour faire un petit somme, il osa demander poliment s’il pouvait le lire.

Le monsieur le regarda avec un grand sourire.

– Ca alors ! il y a des jeunes qui s’intéressent à la culture ! Je t’en prie, je t’en prie !

Visiblement, ce voyage avait quelque chose de magique. Incroyable ! Un compliment venu d’un adulte !

 

Brahms et l’ICN

A Yverdon monta une jeune fille avec un violon ou un truc du genre. A peine installée, elle sortit une partition qu’elle commença à lire, notant des choses au crayon, gommant, le poignet droit mimant parfois un archet invisible. Elle était assise juste devant lui, de l’autre côté du couloir. Elle semblait si délicate, si attentive que cela l’émut. Elle allait sans doute au Conservatoire de Genève. Il se pencha pour lire le titre du morceau. C’était écrit « double concerto » et puis Brahms. Il nota sur son Smartphone les trois mots, pour en parler ce soir à son beau-père. Pablo adorait la musique classique, cela lui ferait certainement plaisir. Pour finir, il mit ses écouteurs et chercha sur YouTube le morceau. Pour un morceau, c’était sacrément long : 38 minutes ! Autrefois, visiblement, ils avaient le temps !

Le voyage se passa au son du Concerto qui rythmait le paysage automnal. Nestor aima ces grands tapis sonores qui l’enveloppaient tandis que s’étendaient le lac Léman et les Alpes sous ses yeux.

Le train arriva à Genève, voie 3, à 10h45. Nestor chercha vite sur son Smatphone comment se rendre au musée, tandis que la jeune violoniste disparaissait dans la foule.

Il sauta dans le bus 19 qui le déposa devant le curieux écrin qui abritait son traîneau : un bâtiment haut aux alvéoles blanches. Le côté absurde de son voyage lui revint d’un coup. Il venait de traverser la moitié de la Suisse pour voir un vieil objet ! Oui, il confirmait : son patron Frédy Chapuis était un peu fêlé. Et en même temps, il sentait bien que ce n’était pas le cas. Il y avait quelque chose d’autre.

 

Le trésor

C’était plus ou moins la première fois qu’il allait dans un musée, si on excepte les fois où il avait arpenté les étages des musées de Neuchâtel avec l’école, et, d’y aller presque de lui-même lui faisait bizarre. Il eut l’impression que la dame au guichet le regardait comme une personne importante. Le gardien qu’il croisa aussi. Comment aurait-il pu changer ? On ne le regardait pas comme un adolescent errant dans la vie, mais comme un adulte, déterminé.

Il ressentit même du plaisir à déambuler dans les salles. Il prit quelques photos. Pour Virginie. Pour son patron. Certains objets lui plurent réellement.

Enfin, il parvint devant la nacelle. Elle était si petite, si fragile, derrière sa vitrine. Frêle trésor des temps passés… Pourquoi cet objet avait-il survécu plutôt qu’un autre? Pourquoi avait-il été choisi par le musée? Nestor n’aurait su le dire. Il songeait simplement qu’elle datait du XVIIIe siècle et qu’elle portait encore ses couleurs, et cela l’attendrissait. 

 

Nestor se posa plein de questions, sur les enfants, leur vie, à une époque si rude. Une décoration en forme de feuille verte, surtout l’émouvait, sa forme, sa couleur… Nestor n’aurait su dire pourquoi.

Soudain il aperçut dans la vitre de verre le reflet de lunettes en verre.

 

Natalia

Il se retourna, se sentant observé. Non. « On » ne l’observait pas. Une adolescente aux lunettes rondes observait le traîneau, essayant de le dessiner sur une feuille. Étonné de sa propre assurance, lui qui était habituellement si réservé, il s’assit à côté d’elle.

– Je suis venu de Neuchâtel pour la voir. Elle est belle, non ?

– Oui. J’aime bien ce musée, moi. Je m’y réfugie souvent.

– Tu t’y « réfugies » ?

– Quand j’en ai trop marre des cours. C’est mieux que de traîner dans la rue, non ?

– Tu as raison. Je m’appelle Nestor.

– Moi c’est Natalia.

Elle ne s’était pas moquée de son prénom. Elle semblait trop triste pour cela. Il y avait quelque chose de doux et de terne à la fois dans son regard. Ils discutèrent un moment, puis s’assirent au café du MEG. Elle avait quinze ans et demie et se sentait souvent mal au collège, pas à sa place, comme si elle était « trop » quelque chose ou « pas assez » quelque chose. Trop intelligente ou trop stupide. Nestor lui dit qu’il comprenait, même s’il ne comprenait pas vraiment. Il lui semblait comprendre ce qu’elle ressentait. Elle lui demanda alors ce qu’il faisait dans la vie. Il lui répondit. Ses yeux se mirent à briller :

– Ébéniste ! extraordinaire ! J’adorerais voir ce que tu fais !

 

Le reflet du présent

Il lui expliqua qu’il vivait à Neuchâtel, mais cela ne la dérangea pas. Elle vivait avec un père taciturne et une mère toujours en voyage pour son travail. Ils échangèrent leurs numéros de téléphone et Nestor promit qu’ils se reverraient. Elle n’était pas plus jolie que ça, mais touchante. Il l’encouragea à suivre les cours attentivement et se promit, en son for intérieur, d’en faire autant. Ils refirent le tour des mille objets de l’exposition permanente et s’arrêtèrent de nouveau devant le petit traîneau issu du monde de l’enfance qui les avait tant émus.

Sans qu’il s’en rendît compte, la journée était bien avancée, déjà. Ils sortirent et se quittèrent devant le MEG. Il était seize heures et Nestor se précipita pour prendre le train du retour. Il envoya une photo de la nacelle à Frédy, écrivant « elle est comme je l’imaginais. A demain ». Et puis, tandis que le message quittait son téléphone, il regarda encore la photo. En faisant plus attention, il aperçut les reflets des lunettes de Natalia et cela lui fit chaud au cœur.

Commentaires (2)

Webstory
14.09.2021

Les cimetières d'Internet, coup de coeur du Musée d'ethnographie de Genève pour le concours d'écriture Webstory 2019

André Birse
14.09.2021

Ce matin en ville m'est revenu ce titre "Les cimetières d'Internet" si bien trouvé pour décrire une réalité sociale et de vie. Lu le texte, coup de coeur 2019. Je confirme. Ce qu'on ne trouve pas dans ce cimetière plein d'avenir.

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