Créé le: 27.09.2019
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Les alizés de l’espoir

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© 2019-2021 Arnaud

Le besoin de liberté et de reconnaissance amena un petit groupe à quitter sa communauté au sein des iles Marshall pour bâtir une société nouvelle. De là a émergé la société matriarcale qui a existé sur ces îles, une collectivité à bien des égards plus respectueuse des femmes.
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« Zut je ne veux pas le voir, ce type me dégoute ». Voyant Anapa se profiler au loin Diwala se faufila derrière la hutte familiale, une modeste habitation couverte de feuilles de cocotiers. Qui n’aurait pas craqué devant la silhouette élancée de cette jeune fille aux yeux noirs perçants. Ses pommettes rondes et son menton dessinait un visage volontaire couronné d’une chevelure abondante. A 14 ans elle paraissait déjà adulte avec ses tatouages sur les mains et son paréo grossièrement tissé. Cette habitation, derrière laquelle elle se cachait avait abrité ses joies d’enfants, ses fous-rires avec ses frères, les tendresses de ses parents. Elle repensait à ce terrain de jeux formidable tout autour, sous l’ombre tamisée des cocotiers. La mer si apaisante, la caresse des alizés, la douceur du sable, les senteurs mêlées de miel et d’iode emplissait ses souvenirs. Ce paysage se montrait parfois plus âpre à la saison des pluies mais seul le souvenir des bons moments subsistait.

Ce tableau s’était vite obscurci car, peu de temps avant, tout avait basculé. Son père l’avait promise à cet Anapa, un vieux de 30 ans, fils d’une famille influente de l’île. Un mariage arrangé pour être bien considéré auprès du conseil de tribu qui imposait ses exigences. Les échanges avaient été vifs, son père l’avait frappée et elle en gardait un bourdonnement à l’oreille. Une déchirure dans l’univers harmonieux de son enfance. La blessure psychologique était encore plus rude à supporter. Sa mère, soumise, habituée à cette coutume, ne l’avait que mollement défendue. Elle avait perdu la confiance en ses parents. Elle ne pouvait le supporter car elle se rendait compte qu’en réalité une fille est traitée comme un objet de commerce. Tout cela pour quoi ? Pour devenir la servante de son mari, s’occuper des enfants et lui apporter le plaisir sexuel !

La petite communauté rassemblée sur cette île à l’ouest de l’archipel des Marshall comptait plus de deux cents personnes. Pêche, cueillette de l’arbre à pin, noix de cocos constituaient ses principales ressources. Un conseil de tribu dominé par un clan familial régentait la vie sur l’ile. De lui dépendait l’attribution des terres, l’entretien des espaces communs, le règlement des litiges. Les rites occupaient une place importante que le chaman s’employait à animer, c’était tout à la fois son pouvoir et sa ressource. Le panthéon des dieux dominé par Ta’aroa était diversifié et ouvert à sa grande créativité. Un dieu pour la récolte par ci, une déesse pour le lagon par là. Cette mythologie attribuait une parcelle d‘humanité aux animaux et végétaux. Dans cette petite société les règles étaient contraignantes et souvent injustes. Pourtant le conseil de tribu ne pouvait pas tout contrôler, alors il laissait quelques espaces de liberté pour les hommes et les enfants.

 

Heureusement Diwala avait son petit chéri Bayani. A 17 ans c’était un garçon plein d’énergie au teint déjà halé par le vent du large. Il était vêtu d’un pagne de feuilles tressées. On le reconnaissait de loin à sa démarche particulière, une blessure de la petite enfance mal consolidée. Il vivait chez ses parents, n’ayant pas encore le droit de construire sa hutte. Pour apporter du poisson à la maison Diwala partait à la pêche avec lui sur sa pirogue à balancier. Moana il l’appelait, sa coque faite d’un tronc évidé semblait impatiente de prendre le large, portée par une voile triangulaire qui s’offrait aux alizés. Ils s’évadaient ainsi alors que l’aube teintait la plage de ses chaudes couleurs. Des parties de pêche pleines d’intermèdes amoureux quelque peu acrobatiques sur cet étroit esquif. L’océan apporte

intimité et une liberté hors d’atteinte sur l’île. Du temps à soi hors du quotidien, oubliés Anapa, la faiblesse, la trahison de son père.

Au large, à l’horizon se profilaient le contour d’îles aux reflets bleutés, nappées du léger voile qui se dégage de la masse ondulante des flots, une invite au voyage.

 

« Dis-moi Ba que penses-tu d’aller sur une de ces îles vivre notre vie ? Ici c’est mort pour moi. Jamais je ne pourrai échapper à cette tradition, impossible de rester ensemble. Je suis condamnée à être donnée à cet Anapa. Le filet se resserre, le moment où je serai l’esclave de cet homme approche»

Bayani peu surpris par la question pris un air soucieux, inhabituel pour ce jeune homme serein. Avec ce regard préoccupé et son turban sur ses cheveux il avait soudain un air de sage. Il plissa les yeux, se frotta le visage avec sa main sans lâcher de l’autre l’écoute de la voile.

« Diwa sais-tu ce que c’est que de quitter sa famille, ses amis, les lieux où l’on a passé toute sa jeunesse ? Que ferons-nous là-bas, seuls, loin de tout, sans autres ressources que nous-mêmes ? Je comprends ton envie mais ce n’est pas raisonnable »

 

« Tu dis toi-même que tu en as marre de ce conseil de tribu, de ces familles qui se sont alliées pour imposer leurs règles à tous. Elles s’accaparent les meilleures terres et règlent toujours les conflits à leur avantage. Leur rituel pourri je n’y crois pas, ce n’est qu’un instrument de leur domination. Pour elles les femmes n’ont pas droit à la parole, elles doivent seulement obéir et ça aussi tu ne le

supportes pas… Moi je veux exister, vivre ma vie, avec toi»

Le clapot des vagues emplit le silence, lent battement propice à la réflexion. Le vent projeta des vaguelettes tapotant le bois de la pirogue. Quelques unes, plus téméraires passaient par dessus-bord. Les lois de la physique intemporelles imposaient de vider cette eau alors si limpide. Instinctivement Bayani l’écopait avec une coque de noix.

Diwala reprit la parole :

« Dis on pourrait partir à plusieurs. Jay parle souvent de rejoindre d’autres îles car il en a marre d’être méprisé par ces vieux cons qui le traitent comme un moins que rien. Il a une bonne pirogue, des outils et sait naviguer en utilisant les cartes à bâtonnet. Il est déjà allé seul sur les îles les plus proches »

« Encore faut-il le convaincre… Qu’est ce qu’on fera tous les trois. Il va se sentir exclu sans femme. J’aurais du mal à te partager »

«Ah mais ! Tu plaisantes ? Ce n’est pas parce que tu me fais de bons gouzis gouzis que tu as un droit sur moi. Moi aussi je te fais des super gâteries. Nous sommes à égalité, ne l’oublie pas ! …. » Silence pesant à bord….

Insensible à la grimace de Bayani, Diwala reprit sa réflexion :

« Il pourrait bien emmener Lulani, ils sont souvent ensemble. »

« D’accord, d’accord, il faut que j’y réfléchisse car je ne me vois pas quittant mes parents, mes frères et sœurs. Bien sûr si on était plus nombreux ce serait mieux. »

Plusieurs semaines s’écoulèrent, ce choix majeur s’était emparé de leur esprit qui se focalisait sur le sujet. Ils savaient que le temps leur était compté car l’engagement avec Anapa approchait.

Bayani était travaillé par le doute.

« Est-on certain de survivre dans une île inconnue, même à plusieurs ? C’est quand même rassurant de rester ici avec sa famille, dans cette petite société, loin de l’entre soi. Elle est souvent injuste mais organisée… Ah ! Avec Diwa ce serait lumineux tous les jours ! »

Pourtant il supportait de moins en moins ce conseil obtus et ses rites qui ne servaient qu’à asseoir son pouvoir. C’est surtout la perspective de voir Diwa chez cet Anapa, de la sentir malheureuse et de la perdre qui l’emporta. Le choix du départ s’imposa logiquement. Pour se conforter il pensait qu’il pourrait toujours revenir plus tard pour revoir sa famille.

« Partir c’est peut-être abandonner les siens mais c’est surtout vivre beaucoup plus ! » se disait-il.

 

Jay fût intéressé, voyant dans ce projet un nouveau départ et la reconnaissance de ses capacités. Enfin il ne serait plus le laissé de côté, le marginal cantonné aux petits travaux. Jay entraîna Lulani qui en pinçait pour lui. Il valait mieux être femme reconnue dans un petit groupe plutôt qu’ignorée ici parce qu’elle ne pouvait pas avoir d‘enfants.

 

Les copines de Diwala, Vanina et Mareva étaient aussi promises à un autre, elles ne le supportaient pas plus. Elles choisirent assez vite cette occasion d’une nouvelle vie plus libre. Choix facilité pour

Mareva car Hina, un fonceur, n’hésita pas à suivre sa petite amie. Lui aussi, un pêcheur, avait une pirogue. L’équipe de sept fut ainsi formée.

 

Se réunir tous aurait suscité des interrogations, aussi il fut convenu que Bayani et Jay préparent discrètement l’expédition. Première étape rejoindre l’île déserte au nord est à un jour de mer, Jay la connaissait. Ensuite, après une nuit de repos, atteindre l’archipel qu’il avait repéré au-delà, à environ deux jours de navigation. On y trouverait bien la terre d’accueil, avec un lagon ou une anse protégée des intempéries.

« Sinon au bon vouloir des alizés ou de Ta’aora. » disait Jay avec un sourire moqueur.

« Après avoir réapprovisionné sur place, on pourra toujours caboter à vue, d’île en île, jusqu’a trouver ce havre. »

Toute la navigation se ferait par vent de travers. Ces fidèles alizés étaient les bienvenus pour accompagner l’aller et un éventuel retour. Ils n’envisageaient de revoir leur famille que bien plus tard quand le temps aurait apaisé les réactions de colère de leurs parents.

Peu de choses à emporter à cette époque où tout était plus simple : des réserves d’eau, des noix et d’autres fruits, les outils de Jay, quelques bricoles et vêtements. La pêche abondante fournirait la pitance quotidienne. Le tout à cacher dans un endroit discret en bord de mer, loin des huttes. Jay emmènerait sa carte à bâtonnets faites de tiges dans un cadre de bois pour mémoriser la route de la première île, auxiliaire bien utile si la mer se couvrait de brume…

Autre question : quels signes laisser derrière soi pour rassurer ses proches car il était impossible de les prévenir à l’avance ? Des cartes à bâtonnets posées près des huttes familiales leur feraient comprendre qu’ils sont partis au loin avec leurs pirogues. De leur côté les jeunes prirent comme souvenirs des petits objets de pierre, de vannerie que leurs parents n’utilisaient plus. Les cartes et photos de l’époque en quelque sorte.

 

La veille du départ le ciel leur inspira confiance avec ses longues écharpes de nuages d’altitude. Pas de pluie en vue, ils se confirmèrent de partir le jour prévu. Au petit matin, après avoir chargé discrètement les vivres et le matériel, les trois pirogues glissèrent sur les flots, petite caravane en route vers l’inconnu. Tous avaient la gorge serrée, les jeunes étaient éprouvés de partir en douce, sans un geste, sans un mot pour ceux qu’ils quittaient, peut-être pour toujours ! Ils franchirent la passe du lagon sans difficultés. Avec le soleil le vent s’enhardit et les flots ne tardèrent pas à suivre.

Pour Vanina, peu amarinée, cette traversée fut difficile, à la peur de cette mer mouvante s’ajoutait un mal de mer tenace.

« Mais qu’est ce que je fous ici ? » se disait-elle entre deux remontées gastriques. La pensée de l’homme qu’on voulait lui imposer calmait assez vite son irritation.

Le vent portait à bonne allure les esquifs. Les lignes de traine frétillaient, une invite au repas du soir. A l’approche de l’île, la confiance se substitua à l’inquiétude propre à toute aventure. Au loin une plage accueillante les attendait.

Ils arrivèrent le soir, soulagés de ne pas avoir eu d’incident en route. Regroupés pour la première fois, ce fut l’occasion de mieux se connaître. Cet objectif partagé et cette traversée réussie les rassemblait.

Jay s’adressant à tous :

« Je vois que vous êtes transis, on va faire du feu. »

« Ils vont nous voir de là-bas !» dit Vanina.

Jay à nouveau

« Allons, ils ont bien du nous apercevoir au large dans la matinée, surtout tes parents qui n’ont pas l’habitude de te voir partir en mer. Au moins cela les rassurera. Allez, rassemblez du bois et des feuilles sèches, je vais chercher mon archer pour allumer le feu.»

Jamais poisson ne fut aussi délicieux, grillé à point sur ce feu crépitant, animant les visages de sa lueur fugitive. L’heure n’était pas à la discussion, il fallait préparer un espace pour la nuit si rapide à chasser le jour.

 

Les premières lueurs soutenues par les cris des oiseaux provoquent le réveil général. Au programme quête d’eau de source, de noix et de fruits puis petit déjeuner : poisson, coco …

Au groupe rassemblé Jay expliqua :

« Il faut maintenant choisir notre prochaine destination. D’ici on ne distingue qu’en partie les îles alentour. Je vais aller sur ce piton pour voir tout autour. Tu viens avec moi Baya ? »

« Je viens aussi, ce n’est pas qu’une affaire entre vous. » ajouta aussitôt Diwani.

Après une courte montée, ils découvrirent un groupe d’îles au nord – nord est qui semblait propice à leur projet. A comparer avec celles d‘où ils venaient il faudrait environ plus d’une journée de navigation pour les atteindre. Au groupe rassemblé sur la plage, Jay, proposa :

«Le temps parait stable, pour éviter une navigation de nuit il est plus prudent de partir demain avant l’aube. J’ai adapté ma carte à bâtonnet et les étoiles nous aideront à nous repérer ».

Cela paraissait raisonnable. Difficile de discuter les propositions d’un navigateur aussi expérimenté qui avait gagné ses galons de commandant.

La journée à terre passa vite : pêche, cueillette, repos. C’était une occasion de mieux se connaitre, d’échanger sur ses inquiétudes et espoirs. La nature environnante était la même, fidèle à son statut d’île tropicale. Pourtant l’avenir lui était moins assuré. Se retrouver ainsi loin de son cadre habituel les bouleversait.

Diwani et Bayani s’échappèrent pour un moment de tranquillité.

« Ba je me sens toute drôle, un peu ailleurs, inquiète aussi… cela ne te fait-il pas le même effet ? »

« Oui, oui … Mon esprit vogue dans les cieux, j’ai peur du retour à la réalité… Mais ce sera avec toi ma chérie, je ne l’oublie pas »

Ils s’enlacèrent pour un moment de tendresse, ils avaient perdu tout appui hormis cet amour et ce petit groupe. Même pas Ta’aora pour les rassurer !

Vigilant dans un demi-sommeil Jay avait le souci de ne pas partir trop tard. Partageant la même inquiétude tous furent rapidement debout. Quelques restes de poissons de la veille, un peu de noix de coco, les voilà repartis pour cette grande étape. Les bienvenus alizés étaient toujours là. Le temps aussi était de leur côté, leur évitant les sautes d’humeur qui auraient retardé leur traversée. Le soir les îles étaient en vue, annoncées par les mouettes et albatros qui tournoyaient au-dessus d’eux.

 

Le petit archipel était dense, ils s’orientèrent vers la plus grosse île n’y voyant aucun signe de présence humaine. Ils la contournèrent pour trouver l’entrée du lagon. Quel ne fut pas leur soulagement quand ils arrivèrent sur la plage de ce qui pourrait être l’île de l’espoir !

Recherche d’eau, de noix, repas de poissons grillés, campement sommaire pour la nuit, presque la routine. La fatigue et le soulagement se faisaient sentir. Peu de mots échangés, les sourires sur les visages en disaient beaucoup plus.

 

Après une nuit apaisée et réparatrice ils se retrouvèrent tous les sept autour du poisson et du lait de coco matinal.

Jay de commandant de marine, son rôle reconnu de tous, se voyait bien maintenant chef de tribu :

« Mes amis je vous ai demandé de nous réunir pour qu’on s’organise pour tout ce qu’il y a à faire. J’ai trouvé l’emplacement idéal pour notre campement. Avec Hina on ramènera du bois pour construire les huttes, Bayani s’occupera de la pêche. Vous les filles vous irez chercher de l’eau, les

noix de cocos, et aménagerez le terrain pour les constructions.»

Diwala l’interrompit brusquement

« Dis Jay d’abord on n‘est pas les filles, tu pourrais nous appeler par nos prénoms ! Ensuite ce n’est pas à toi de décider tout seul où on va s’installer. Il y a peut-être d’autres bons coins ? D’accord pour que tu diriges les manœuvres en mer, tu l’as très bien fait, merci beaucoup. Maintenant les choix importants doivent être discutés ensemble. Nous n’avons pas quitté le conseil de tribu et ses décisions pourries pour se retrouver ici à la fermer ! »

Jay surpris par la réaction et la force du ton la laissa parler pour lui répondre :

« Ce que je dis c’est pour que les actions soient bien organisées. Il faut un chef qui sache bien de quoi il parle. »

Diwala lui répondit aussi sec :

« Jay, tu serais surpris de voir que le point de vue des filles, comme tu dis, peut changer les choses. Elles connaissent la vie familiale, les bons coins pour les habitations en fonction du vent, du soleil. A sept on peut s’organiser sans avoir besoin d‘un chef. Lulani, Vanina et Mareva sont bien d’accord avec moi ! »

« Bon, bon, allons voir ensemble les sites possibles, la pêche peut attendre un peu. »

répondit Jay pensant en son for intérieur que s’il voulait asseoir une certaine autorité il ne pouvait aller ostensiblement contre le groupe de femmes. Il n’était pas convaincu du tout de ce que disait Diwala.

Au cours des jours qui suivirent le travail fut intense, entrecoupé des pauses repas, sommeil et autres instants d’intimité pour les couples. Les trois ménages qui se formèrent bâtirent leur hutte. Tous construisirent les autres, celle de Vanina, la maison commune, des feuillets et même une cabane pour s’isoler. Un acquis des filles qui voulaient conserver une certaine indépendance … A part l’autel à Ta’aora ils retrouvaient là ce qu’ils avaient quitté et même un peu plus.

Vanina se sentait bien seule mais la communauté soudée des filles la rassurait. On ne sait comment mais l’agressivité qu’elle manifestait au départ avait disparu. Elle espérait qu’un jour un beau jeune homme aborderait cette île.

 

A près deux saisons des pluies ils avaient tout exploré et recensé les sources, les arbres à pain, les pierriers pour fabriquer les outils. Pas besoin de compter les cocotiers omniprésents.

Les femmes se voyaient souvent entre elles et imprimaient leur marque au conseil des sept. Sous leur action les vieilles traditions machistes avaient périclité. La liberté retrouvée dopait leur énergie et la sérénité qu’ils avaient les aidait à dépasser les conflits. Jay s’était fait une raison et se trouvait bien au milieu du groupe où il était reconnu sans avoir besoin de se sentir chef.

Diwali avaient eu un garçon et Mareva une fille. Mareva avait aussi permis à Hina de faire quelques visites à Vanina dont le ventre commençait à s’arrondir.

Ces enfants apportaient du renouveau, de l’espoir à leur groupe si restreint.

Diwala dit à Bayani

« Heureusement que l’on a ce petit car je me sens un peu à l’étroit ici… oui, mais quand je vois à quoi j’ai échappé et la chouette vie que je mène avec toi, je ne regrette rien. »

« Oui Diwa, on a bien fait de partir, nous sommes bien sur cette île. »

 

Quelques saisons passèrent à nouveau lorsque deux pirogues accostèrent sur la plage ….

 

Ainsi allait la vie sous les tropiques à cette époque où les migrations étaient relativement aisées. Une humanité avec des problèmes proches des nôtre, une humanité qui respectait sa terre nourricière.

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