Quand je suis rentrée, j’ai vu que quelqu’un avait collé un mot sur l’entrée de l’immeuble.
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1 – Le vélo volé

Normalement je ne fais pas trop attention à ce genre de chose – en général il ne s’agit que d’un ordre de la régie de laisser les radiateurs allumés alors qu’il fait 25° degrés dehors, ou quelque chose dans le genre.Cependant, ce mot était écrit à la main, ce qui m’a intriguée. Le contenu était comme suit :

“Chers Voisins,

Merci d’avance de votre aide.

Mon vélo a été volé samedi matin entre 00h00 et 11h40. Je l’avais mis dans la cave à vélos et fermé la porte à clé. Le vélo a un style « rétro » avec des pneus couleur crème. La marque est « Flying Pigeon ». Merci de m’informer si vous avez vu quelque chose. J’aimerais vraiment le retrouver !

Je vous souhaite une bonne journée/soirée.

Robert Fischer, 4ème étage.”

Je ne connaissais pas ce Robert Fischer, mais je voyais bien de quel vélo il s’agissait – un vieil objet pourri (c’était peut-être ça qu’il voulait dire par « rétro ») qui croupissait dans la cave à vélos depuis toujours. J’avais l’impression que Robert Fischer ne sortait jamais ce vélo qu’il voulait tant retrouver, et ça m’énervait, car entre les sacs poubelle, les douzaines de vieux vélos anonymes et vétustes accrochés au mur depuis toujours, et le vélo « rétro » de Monsieur Fischer, qui avait la propriété magique de prendre la place de 15 vélos à lui tout seul, j’arrivais à peine à faire une place pour mon vélo à moi, que je tiens à préciser que j’utilise tous les jours, moi.

 

2 – Le vélo volé

J’admets donc que ma première réaction était « bien fait pour sa gueule ».

Ma deuxième réaction était que quelqu’un dans le bâtiment l’avait volé.

C’est logique : il n’y a que les locataires qui possèdent une clé, et j’ai pu constater moi-même pas plus tard que quelques heures auparavant que la porte était en parfait état. Donc, personne n’avait forcé le verrou.

Ce que je ne comprenais pas dans l’histoire était ceci : pourquoi prendre ce vieux vélo pourri aux pneus crevés et non pas, par exemple, le mien, qui est plutôt joli et en bon état ? Pas que je m’en plaignais, on s’entend…

J’avançais vers les escaliers et une sensation étrange m’enveloppait : que je rentrais doucement dans un huis clos, comme dans un livre d’Agatha Christie, ou même de Chuck Palahniuk (à espérer que mes camarades de huis clos aient moins envie de se déchiqueter que ceux qui figurent dans Il n’en restera plus aucun ou À l’estomac).

Je suis montée au troisième étage et j’ai sonné à la porte, la tête encore dans cette histoire de vélos. Au bout d’un certain temps je me suis rendu compte que ça faisait plusieurs minutes que j’étais là plantée devant la porte comme une idiote, sans même m’en rendre compte.

Chercher mes clés est une activité que je déteste. Malheureusement, ouvrir la porte est une activité que ma sœur jumelle, Nada, déteste. Donc à chaque fois que je rentre à la maison, une petite partie de bras de fer se met en route.

 

3 – Le vélo volé

La seule chose à faire dans ces cas est de poser mon doigt le plus résistant sur la sonnette et de pousser pendant le plus longtemps possible. Malheureusement, les murs et planchers de ce bâtiment sont à peu près aussi épais que du carton. La preuve : une fois, quand je sonnais depuis deux minutes non-stop, la voisine de l’étage d’en-dessous, Mme Schaller, est montée pour se plaindre. Ma sœur a choisi cet instant pour enfin ouvrir la porte. Ce jour-là, apparemment, elle avait décidé que la raison pour laquelle elle ne trouvait pas un mec à son goût était qu’elle n’était pas assez tape-à-l’œil. Elle est donc apparue devant la voisine et moi dans une espèce de robe bleue électrique des années 80 sans bretelles avec une jupe en boule. A 10h30 du matin, une telle vision est plutôt surprenante.

Aujourd’hui j’avais de la chance. Apparemment ma sœur passait à côté de la porte quelques minutes seulement après ma sonnerie et elle a pu ouvrir sans se donner trop de mal et sans que je sois obligée de déranger excessivement les voisins. Ensuite, elle s’est vautrée sur le lit pour caresser notre chat, Pica.

Quand ma sœur veut m’énerver elle appelle le chat Picachu et elle dit au gens qu’on l’a appelée comme ça parce qu’elle ressemble à cet horrible truc jaune des Pokémon.

 

4 – Le vélo volé

La vraie raison pour laquelle le chat s’appelle Pica est parce qu’elle a tendance à manger des choses bizarres. On a dû jeter les langues de belle-mère (cadeau de crémaillère plutôt raté de la part de Gérard, le mari de Maman) parce que Pica n’arrêtait pas de les mâcher et je les soupçonnais d’être vénéneuses pour un chat. Elle a également une manie de lécher les dessous de chaises, pieds de table et autres meubles Ikea en bois reconstitué vernis. A l’époque où nous avons acquise, je venais de lire un article fascinant sur des gens qui, souffrant de ce trouble du comportement alimentaire – le pica – mangent de manière obsessive des éponges, du savon et d’autres objets normalement peu appétissants. Le nom me paraissait donc bien adapté à notre petit bout de chou.

Je réfléchissais toujours à cette question de vélo, car sa disparition mettait un doute sur chaque personne dans le bâtiment, et donc je suis allée dans la cuisine pour me faire du café et contempler la vue de la fenêtre. Il y a un énorme figuier dans la cour intérieure et je trouve que le fait de le regarder m’apaise. Nada dit que j’ai l’air d’une malade mentale quand je reste là fixée sur l’arbre mais, comme personne ne me voit (mis à part le vieux en face qui se met parfois à la fenêtre en slip et nous fait des signes de la main ambiguës), ça m’est égal.

Manifestement, donc, le coupable était un résident du bâtiment ; cependant, je ne voyais pas trop qui aurait eu intérêt à voler ce vélo, tout simplement parce les seules personnes dans ce bâtiment qui font du vélo sont la voisine baba cool Sarah, le mystérieux Robert Fischer et moi-même, bien sûr.

 

5 – Le vélo volé

Étant donné que, comme je l’ai déjà dit, mon vélo est beaucoup plus sympa que ce vieil objet dont Fischer parlait avec tant d’attachement dans son mot, j’espérais que, quoi qu’il arrive, je serais tout de suite et automatiquement écartée de tout soupçon.

J’ai passé en revu tous nos voisins. C’est une particularité de ce bâtiment que tout le monde se connaît. C’est un vieux bâtiment avec seulement une douzaine d’appartement et la régie ne se donne pas énormément de mal pour l’entretenir ; l’avantage de son état délabré est que les loyers ne sont pas très chers, au vue des prix de Genève, et donc les gens qui vivent ici, n’étant pour la plupart pas des gens très fortunés, gardent leurs appartements longtemps.

Par exemple, Mme Giovanni au premier étage doit être en situ depuis une cinquantaine d’années – je n’imagine même pas le loyer dérisoire qu’elle doit payer. Elle a tendance a collectionner des choses (vieilles bouteilles, journaux et je ne sais pas trop quoi d’autre) de manière obsessionnelle. Malgré ces tendances de collectionneuse, ainsi que ses tendances légèrement kleptomanes (l’on les remarque très vite si l’on laisse trainer devant la porte un parapluie qui sèche ou des bouteilles PET à apporter au recyclage), je suis absolument sûre que Madame Giovanni ne volerait pas un vélo. Je dis ceci parce qu’elle déteste les vélos, et encore plus les cyclistes ; elle est convaincue que les cyclistes veulent tous sa peau. Rajoutons à ceci que Mme Giovanni a au moins 80 ans et est courbée en deux par un problème de dos.

Je pu donc rayer Mme Giovanni de ma liste de suspects.

 

6 – Le vélo volé

Son fils était un peu moins sûr ; cependant, je ne voyais quand même pas trop Ippolito voler un vélo avec des pneus couleur crème.

Ippolito est très, disons, pas beau, mais il se prend pour un grand séducteur. Il passe beaucoup de temps à se dandiner devant le bâtiment derrière son ventre, en regardant les filles avec un petit sourire de loup – aimerait-il croire – sur les lèvres. J’ai beaucoup de mal à comprendre comment il arrive à entretenir ce fantasme d’être une espèce de Roméo. Mettant de côté ses grâces innées, j’ai pu constater, contre mon gré d’ailleurs, qu’il n’aime pas beaucoup se laver. En descendant l’escalier, par exemple, l’on perçoit très vite s’il a été dans les parages dans les deux heures qui précèdent parce qu’il laisse son parfum naturel derrière lui. La seule chose qui fait que je n’arrive pas à traiter Ippolito avec un dédain entièrement non adultéré est qu’il est éperdument amoureux de Nada, et je ne peux pas détester quelqu’un qui apprécie sincèrement ma sœur.

Cependant, ce n’est pas pour ceci que j’ai dû rayer Ippolito de ma liste de possibles voleurs, mais plutôt parce que je ne pensais pas que son bedon lui permettrait de se mettre en équilibre sur un vélo.

Ensuite j’ai considéré Mme Schaller comme coupable potentielle, mais très vite j’ai dû l’exclure aussi. Si elle essayait de faire du vélo tout en portant une de ses immenses robes à fleurs, qui lui donnent une étonnante ressemblance à un très ample jardin – et elle ne met que ça, je crois qu’elle les fabrique elle-même – elle n’irait franchement pas très loin.

 

7 – Le vélo volé

Vu que Sarah, la voisine baba cool du rez-de-chaussée, décore son vélo avec de fausses fleurs, je pensais qu’elle y est suffisamment attachée pour ne pas essayer de subtiliser le vélo de quelqu’un d’autre.

František, le voisin de palier de Sarah, qui nous offre des gâteaux au pavot faits par sa mère chaque fois qu’il revient de Prague, était trop gentil pour voler un vélo ; et de toute façon il prenait toujours le bus…

Et ainsi de suite. Je commençais à être frustrée, malgré l’effet paisible du figuier, car je ne voyais pas pourquoi un de nos voisins aurait volé ce stupide vélo.

Je me demandais à quoi ressemblait ce Robert Fischer. Ca ne faisait que quelques semaines qu’il avait emménagé. Je ne l’avais pas encore croisé et je ne savais même pas à quoi il ressemblait. Il habitait juste au-dessus de nos têtes, pourtant, et je croyais savoir donc que ce n’était pas un fêtard, vu que nous n’avions pas entendu de la musique, ni d’ailleurs des gens, chez lui. J’en étais plutôt heureuse car je préfère pouvoir garder les yeux ouverts quand je suis au travail à la librairie. Après tout, je vais au travail surtout pour pouvoir bouquiner toute la journée et regarder avec un air hautain les clients qui achètent des livres que j’estime nuls, comme “Cinquante nuances de gris” ou “Da Vinci Code”.

 

8 – Le vélo volé

Comme je suis une femme moderne et au fait des nouvelles technologies, j’ai décidé d’aller voir sur Facebook si je trouvais un Robert Fischer qui pouvait être notre voisin ; il y aurait peut-être mis des selfies qui me permettraient de me faire une idée de son caractère. Bien évidemment, j’étais consciente qu’il doit y avoir des milliards de Robert Fischer dans le monde, mais je m’ennuyais ; et je ne savais pas quelle autre piste suivre.

Personnellement je ne mets rien sur Facebook. Je ne suis pas un de ces paranos du FB qui pense que Mark Zuckerberg va donner mes photos de vacances à la CIA, mais il faut se rendre à l’évidence : Facebook est un outil fabuleux pour espionner les gens. Je le sais très bien vu que je m’en sers uniquement pour faire cela. J’aime observer les gens cachée derrière une tapisserie facebookesque ; Hamlet aurait fait pareil, et ni lui, ni moi, ne sommes seuls en cela. Nada dit que je suis nulle, mais je sais que c’est un tactique pour que je me dévoile afin qu’elle puisse découvrir tous mes secrets.

J’ai eu un moment d’espoir en voyant que le premier Robert Fischer sur qui je suis tombée était un joueur professionnel d’échecs. Un joueur d’échecs aurait été un intéressant rajout à notre immeuble ; mais tout de suite j’ai constaté que ce Robert Fischer était mort en 2008 à Reykjavik. Il y avait donc peu de chances que ce soit notre voisin.

Faisant défiler les nouvelles de Facebook ensuite, j’ai été sidérée de tomber tout de suite sur une photo de Nada.

 

9 – Le vélo volé

Je crois que je n’ai pas encore précisé que Nada est ravissante, et le fait qu’elle passe 95% de son temps dans la lune ne fait qu’accroître sa beauté. Je rajoute vite fait, pour ceux qui pourraient penser que je me flatte par association, que nous somme des jumelles dizygotes, c’est à dire que nous ne nous ressemblons pas du tout. Moi, je ressemble à un garçon, et elle, à une déesse. Mais rien de très étonnant que ce soit la seule femme au monde qu’Ippolito regarde avec révérence ; ni que Nada, depuis la lune, ne soit consciente de cette vénération.

J’ai l’habitude de constater la beauté de Nada, donc ce n’était pas pour cela que la photo m’avait fait un déclic. Je l’ai scrutée : Nada, en train de sourire d’une manière étonnamment vive pour Nada, assise sur un vélo.

Mais Nada n’avait pas de vélo.

Et ce vélo-ci, dans la photo, ressemblait étrangement au vélo pourri de Robert Fischer.

Ce qui était d’autant plus bizarre était que la photo avait été affichée sur Facebook par… Robert Fischer.

J’ai hurlé, « Nadaaaaaaaaa ! »

Bien sûr, elle ne m’a pas répondu.

Rien d’autre à faire ; j’ai apporté mon ordinateur jusqu’à dans sa chambre, où Nada s’était endormie avec la tête à côté de Pica. Pica m’a regardé avec un air de dire, « Quoi ? Tu vas encore nous déranger juste quand on commence à être bien ? Franchement, ton timing… »

 

10 – Le vélo volé

Je me suis assise à côté des deux et j’ai caressé Pica jusqu’à ce qu’elle me pardonne du dérangement en m’invitant à lui chatouiller son petit ventre blanc. Puis, j’ai encore appelé Nada.

Elle a ouvert lentement les yeux et m’a regardée.

« Nada, c’est quoi cette photo de toi là ? »

Nada a regardé l’écran pendant quelques secondes sans avoir l’air de comprendre, et puis son visage s’est illuminé.

« Oh, il est chou ! Il a mis la photo ! »

Je l’ai regardée, incrédule.

« Tu connais Robert Fischer ? »

Elle m’a regardée avec un air d’étonnement. « Bien sûr. C’est notre voisin. »

« Je sais que c’est notre voisin. Et il s’est fait voler son vélo. Ce vélo-là. »

« Oh, c’est dommage ! J’irai le voir, le pauvre. Il aime beaucoup ce vélo, il doit être déçu… »

« Eh mais, Nada, comment est-ce que tu connais ce gars ? »

Tout d’un coup elle a pris un air cachotier et là, j’ai tout compris.

« Tu es amoureuse ! » j’ai accusé. Nada tombe amoureuse très vite et très facilement.

Sa réponse était un sourire radieux.

« Oui ! Il est génial. Tu verras… je l’ai invité à venir ici ce soir pour l’apéro. »

« L’apéro ? Mais on n’a rien à boire et rien dans le frigo. »

« Ah oui, c’est juste. J’avais oublié. J’irai faire les courses. »

 

11 – Le vélo volé

J’ai tout de suite décidé d’aller faire les courses avec elle. Pas seulement parce que sinon nous risquions de manger des croquettes de chat ou des œufs crus à l’apéro, mais parce que, en l’accompagnant, j’arriverais peut-être à en savoir un peu plus sur ce Robert Fischer avant qu’il débarque chez nous en cachant une tronçonneuse derrière un paquet de Flips.

Il n’y a pas d’ascenseur dans notre bâtiment et en descendant les escaliers, j’ai vu que la porte de chez Mme Giovanni s’ouvrait. C’était Ippolito.

Il ne m’a même pas regardée – ce qui ne m’a pas trop blessée – mais a avancé directement vers Nada. Elle est très gentille avec lui et s’arrête toujours pour lui parler, même les jours, comme ce jour-là, quand son parfum naturel est particulièrement puissant.

J’ai détourné la tête pour essayer de ne pas me prendre les effluves d’essence d’Ippolito en pleine gueule et là, je l’ai vu.

A moitié caché derrière une pile de Tribunes de Genève de 2003, j’ai aperçu un pneu couleur crème. Telle la tigresse, j’ai bondi.

Je savais que j’étais en train de me jeter dans la gueule du loup, mais parfois le devoir est plus fort que la prudence. Il fallait que je trouve la solution à ce mystère et que je blanchisse ma réputation, ainsi que celle de Nada, de Mme Schaller, de Sarah et de tous nos autres voisins, et surtout de František parce que je ne voudrais pas qu’il arrête, par gène, de nous apporter des gâteaux au pavot. De plus, ce moment de partage est le seul moment où je le vois. Je suis trop timide pour aller le voir sans avoir l’excuse de lui ramener le plateau en papier sur lequel il a posé les gâteaux.

 

12 – Le vélo volé

Donc, j’ai bondi, j’ai saisi le vélo et, avant qu’Ippolito puisse réagir, j’étais déjà sur le palier avec le vélo devant moi, m’agrippant au guidon au cas où il essaie de m’arracher les preuves de son crime.

« Pourquoi avez-vous volé ce vélo ? » ai-je dit d’une voix de tonnerre. J’essaie toujours de vouvoyer Ippolito dans l’espoir qu’il sera trop gêné pour regarder ma poitrine quand il me parle, mais ça ne marche pas très bien.

La réaction d’Ippolito a été étonnante : soudain, on aurait dit qu’il avait du mal à trouver ses mots – et même qu’il avait honte. Nada et moi le fixions, fascinées. Brusquement, les mots ont jailli de sa bouche.

« C’est parce que… Nada, tu passes tout ton temps avec cet homme du quatrième étage… tu n’as plus le temps de me parler… et tu veux toujours faire des tours sur son vélo… Je me disais que s’il n’avait plus de vélo, tu ne t’intéresserais plus à lui… »

Nada ne savait visiblement pas comment répondre. J’espérais qu’elle déciderait à l’avenir de passer moins de temps à discuter avec ce pauvre idiot.

 

13 – Le vélo volé

Fermement, j’ai répondu, « Ce sont des enfantillages, Ippolito. Je suis sûre que tu, euh, vous savez très bien que le vol n’arrange rien du tout, et surtout pas des histoires de cœur. Maintenant vous allez tout de suite remettre ce vélo à la cave à vélos, et ensuite vous irez chez Robert, enfin Monsieur Fischer, pour vous excuser. Nous allons tout de suite monter le voir, et si vous ne venez pas chez lui pour vous excuser d’ici dix minutes, je lui dirai tout moi-même. »

Ippolito était rouge comme une tomate, mais il arrivait à bégayer un « oui » avant de descendre avec le vélo.

Nada avait de nouveau un sourire béat quand je l’ai regardée.

« Tu veux venir le rencontrer ? Vraiment ? » a-t-elle dit. Je l’ai regardée, ma sœurette toute jolie, même si un côté de son pull était entièrement couvert des poils de Pica, et j’ai soupiré.

« Allez… montre-moi ce fabuleux homme donc, » ai-je répondu, et je l’ai suivie au quatrième étage.

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