Créé le: 29.09.2017
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Le secret de Mathieu

Amour, Histoire de famille

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© 2017-2022 Eden

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Le séjour de Mathieu avec ses amis sera perturbé par une découverte. Jacques l’observe, curieux, inquiet.
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Des amis arrivent à destination. Le choix de séjourner à Montreux était partagé par l’ensemble des retraités. Ce groupe composé de trois couples âgés de soixante-cinq à septante ans s’est rencontré une fois par trimestre pour jouer au bridge et a rempli une cagnotte à cette occasion. La plus jeune, Claudia, avait proposé l’automne précédent qu’ils mettent de l’argent de côté pour s’offrir un week-end prolongé en Suisse.

           Sa suggestion les avait enthousiasmés. Au début, les femmes se rencontraient de leurs côtés et les hommes du leur. Chacun comme chacune reconnaît encore à ce jour que ces moments pour soi sont bénéfiques. Ils partagent suffisamment d’activités au sein de leur couple pour se séparer quelques heures. Puis ils se sont mis à se fréquenter également en couples lors de parties de cartes ou visite d’expositions.

        En ce moment, ils sortent de leur hôtel, situé face au lac Léman et se rendent à pied sur les quais. La réceptionniste leur a conseillé de flâner au marché, ils y trouveront de la nourriture comme des bijoux. Ils avancent, contemplent les montagnes. Le paysage est doux. Seuls quelques bateaux de pêche se déplacent sur cette eau plate, suivis par quelques mouettes. Des touristes chinois et leur guide les précèdent de quelques pas.

       Après l’achat de quelques marchandises, Mathieu, impatient, déclare :

      – Vous me donnez l’impression d’avoir envie de prendre tout votre temps. Quant à moi, je ne tiens pas à me balader la matinée entière ici. On se retrouve dans une heure à la terrasse derrière nous ?

 

    

– Cela me convient, annonce François.

– Bonne idée ! note Jacques

-Très bien, répond Claudia suivis des discrets sourires d’approbation des autres femmes.

 

         Claudia s’approche de son mari et lui tend ses lèvres. Jacques l’embrasse sous le regard amusé de Nadine et Chantal qui adressent un signe de la main à leur conjoint tout en s’éloignant.

       Mathieu, spectateur de cet échange, s’immobilise en reconnaissant Claudia. Troublé, il prie ses copains de le laisser seul un moment, il a besoin de prendre le large. Intrigués et même inquiets, François et Jacques ne reconnaissent plus leur ami, dont l’expression du visage s’est transformé en un masque de mépris. Sur le point de le laisser profiter de sa solitude, Jacques ordonne à François de patienter plus loin, il doit s’entretenir avec Mathieu. François ne dit rien et se dirige vers le lac.

    – Que t’arrive-t-il ? Pourquoi fixais-tu ma femme comme si tu la voyais pour la première fois ? l’interroge Jacques.

    – C’est sûr, je la connais ! affirme Mathieu.

    – Tu ne m’apprends rien, c’est moi qui te l’aies présenté ! C’était il y a déjà trois ans.

    – Mais je te dis que ta femme, je l’ai connue avant toi ! 

   – Je ne te crois pas Mathieu, tu perds la tête ! Enfin c’est quoi cet aveu ? Tu me l’aurais déjà dévoilé, pas vrai ? Et pourquoi me le confier que maintenant ? Cela n’a aucun sens !

 

  Mathieu ne réagit pas puis tourne la tête et part en direction de l’hôtel. Abasourdi, Jacques ne bouge pas et réfléchit à la révélation de son ami. Est-ce possible ? Pourquoi Claudia ne lui en a jamais parlé ? L’a-t-elle reconnu lors des présentations ?

A quand remonte leur première rencontre ?

     Jacques aimerait en savoir davantage, du moment où sa femme est concernée. François regarde les photos prises à l’instant. Il revient sur ses pas et trouve Jacques à l’endroit où il l’a quitté. Quant à Mathieu, il s’est arrêté à mi-chemin, loin de ses amis pour s’asseoir sur un banc.Il se remémore leur rencontre comme s’il la vivait pour la première fois.

 

   Les voyageurs devant moi quittent la pièce pour s’installer dans l’avion à destination de Paris. Une femme élancée, type mannequin, attire tous les regards, présente à l’hôtesse sa carte d’embarquement et son passeport. A sa vue, les battements de mon cœur s’emballent. Je peux affirmer que je suis victime d’un coup de foudre. Le premier de mon existence à l’âge de quarante ans.

 

  Alors que la majorité des passagers sont assis depuis quelques minutes, j’avance dans le couloir et scrute les rangées à la recherche de cette belle créature. Quand je l’aperçois, elle se lève de son siège et se déplace vers l’arrière de l’avion. Je trouve ma place, jette un regard vers l’inconnue au moment où elle se retourne. Nos yeux s’accrochent un instant mais quelle intensité dans cet échange. Elle découvre que je m’assois à côté de sa place officielle. Elle hésite, renonce à chercher un siège et revient sur ses pas. 

 

A son arrivée, je la gratifie de mon plus beau sourire. Ravi d’avoir le privilège d’être assis à ses côtés. Je suis certain d’avoir surpris le plaisir dans ses yeux lorsqu’elle s’est installée à ma droite. 

    Je compte profiter de ma chance et lui adresse la parole :

   – Comment vous appelez-vous ?

   – Claudia. Et toi ? Si je peux te tutoyer ?

 

 Amusé par sa franchise, je réponds : 

  – Moi c’est Mathieu. Tu es plus jeune que moi de quelques années mais il ne s’agit que d’un chiffre. 

   – Nous sommes déjà d’accord sur un point, dit-elle d’une voix aguicheuse.

 

  Claudia tourne la tête, écoute les annonces du personnel quant à la sécurité à bord. Elle s’efforce de cacher son anxiété. Je le remarque mais ne fais aucun commentaire. Je l’interroge pour la distraire et faire sa connaissance. 

  – Quels sont tes projets à Paris ? 

  – De prendre mon temps.

  – Tu as raison. Les musées, les théâtres sont nombreux.

  Claudia me sourit et annonce :

  – Tout mon temps sur la journée. Je reste à l’aéroport et flânerai. Mon prochain vol ne part que dans la soirée.

  – Ah, dommage ! Quelle est ta destination ?

   Je ne cherche pas à cacher ma déception.

   – Dommage pour quoi ? me questionne-t-elle l’air coquin.

   – J’aurais pu te faire découvrir la capitale.

    – Ma destination est Punta-Cana. Et toi, tu rentres chez toi ?

  – Oui, j’ai du travail demain. Veux-tu manger avec moi à notre arrivée ? Je ne suis pas pressé. Si tu veux dormir, ne te gênes pas, mon épaule est à ta disposition.

  – Ok pourquoi pas, c’est sympa, confirme-t-elle en baillant. 

 Nous échangeons un long regard amusé avant que Claudia ne ferme les yeux et s’endorme, sa tête frôle mon épaule. Je suis sûr d’être en train de sourire. Je tourne les pages du magazine sans pouvoir me concentrer sur l’un ou l’autre des articles… 

 Peu de temps avant notre arrivée, Claudia sommeille encore. Ma nouvelle connaissance n’apprécie sans doute pas davantage l’atterrissage que le décollage. Je choisis de la laisser dormir jusqu’au dernier moment, tout en espérant qu’elle sera reposée pour notre déjeuner. Je m’imagine déjà la visiter lors de mon prochain séjour en Suisse. J’extrais de ma poche l’échantillon reçu au duty-free et applique une goutte de parfum derrière la nuque. L’avion est sur le point d’atterrir. Notre flirt va recommencer d’une minute à l’autre, je m’en réjouis.

 Les passagers des sièges devant nous commencent à se lever. Claudia ouvre un œil, tourne la tête, croise mon regard sur sa généreuse poitrine. D’une voix sensuelle, j’annonce « Bienvenue dans la ville des amoureux ».

  Claudia ne répond rien, ne m’adresse même pas un faible sourire. Je ne perds pas confiance et suppose qu’elle n’a pas encore émergé de sa sieste. Elle quitte son siège, prend son sac à main et part en direction de la sortie de l’avion. Je la suis, tout en admirant son fessier comme ses mollets musclés.

   A la sortie du vol, nous nous déplaçons ensemble à l’intérieur de l’aéroport de Charles-de-Gaulle. Même si Claudia aurait le loisir de passer quelques heures en ville à faire du shopping, elle n’a pas changé d’avis. Bien que son vol n’ait lieu qu’en milieu de soirée. Je reçois un appel, réponds et me fige.

 

 Claudia me fait comprendre par des gestes qu’elle avance. Je lève le pouce pour lui confirmer ma venue d’ici peu. Elle passe devant plusieurs restaurants, les observe avec intérêt et lit chaque menu pour être sûr de sélectionner le meilleur. Son choix se porte sur un restaurant sobre, chic. Claudia s’y installe. Je raccroche et la cherche, immobile devant le restaurant précédent. Elle me fait des signes mais je ne la vois pas. Claudia se lève pour attirer mon attention. Je la remarque aussitôt, lui adresse un clin d’œil et me dirige vers une jolie table à nappe blanche. Je prends place en face d’elle, détendu, heureux de vivre ce moment d’improvisation. Notre rencontre pimente mon quotidien, je suis excité.

 

 Les serveurs étant occupés, Claudia regarde les clients autour de nous. Ses yeux se posent sur un homme d’âge mûr, elle est persuadée qu’il s’agit d’un acteur de cinéma mais ne trouve pas son nom. Elle m’en fait la réflexion et je corrobore qu’il s’agit bien d’une vedette du septième art. Le serveur s’approche de notre table et nous demande ce que nous souhaitons boire. Je commande une bouteille de leur meilleur Bordeaux. Je ne garde aucun souvenir de ce que nous avons mangé mais je me rappelle que le velours rouge était incroyable. La suite m’échappe, sauf bien sûr la finalité. Je vais me lever, cesser de revivre cet après-midi à Paris et marcher.

 

   Les femmes ignorent que les hommes se sont séparés et se déplacent avec leurs achats jusqu’au restaurant. Jacques et François sont déjà à la terrasse, viennent de finir une bière. Ils sont silencieux et admirent la vue sur le lac Léman.

 

 Mathieu s’approche de la table quand il remarque que leurs épouses s’installent. Troublé, il hésite à les rejoindre, s’arrête un instant pour se décider. Une succession d’images le replonge dans ses vieux souvenirs.

 

 Jacques assiste avec autant d’intérêt que de curiosité aux changements de sourire de Mathieu, immobile à quelques mètres de la terrasse. Les femmes sont occupées à lire la carte des boissons. Jacques sait qu’il parlera à Mathieu en tête à tête dès la première occasion. Le reste du groupe n’a pas à découvrir la nature de l’ancienne relation qui unit sa femme et son ami. Il saisit son portable et écrit un message à Mathieu. Interrompu dans ses rêveries, il lit le SMS, lève la tête. Ils se dévisagent.

 

 Mathieu range son téléphone dans sa poche, avance mais sent que ses jambes s’affaiblissent de pas en pas. Il parvient à s’asseoir à côté de sa femme. La seule capable de le soutenir par son unique présence.  Il est hors de question de divulguer son secret mais s’attend à ce que Jacques le cuisine.

 

 Lui révèlera-t-il la vérité ?

 Et s’il avait trop à perdre ?

   Le serveur s’arrête à leur table au même moment, ainsi Mathieu n’a pas à expliquer la raison de son isolement. Rassuré de ne pas avoir à se justifier, il accapare sa femme et fait son joli cœur. Le regard persistant de Jacques le rend mal à l’aise.

 

 Nadine propose qu’ils fassent la traversée pour Evian avec la “CGN”. Ils rient tous et lui signalent qu’ils sont arrivés de France le matin même et veulent rester en Suisse pour y découvrir ses trésors. Chantal suggère de commander leurs plats avant que la terrasse soit pleine. Les habitués comme les touristes lisent ou rendent les cartes des menus au personnel italien. Ces retraités aiment être servis rapidement.

 

  Deux heures plus tard, les amis patientent devant l’ascenseur de leur hôtel pour une sieste. Au moment de rentrer à l’intérieur, plutôt que de les accompagner, Mathieu s’éloigne et monte à pied. Jacques ressort de la cabine et le suit.

  – Mathieu, tu es bizarre depuis que je t’ai surpris en train d’observer Claudia.

  – Tu te fais des idées. J’ai mal dormi la nuit dernière et suis fatigué.

  – Bien sûr ! Ne te moque pas de moi mais dis-moi plutôt la nature de votre ancienne relation. Ce dont je suis persuadé c’est que vous vous êtes à peine fréquentés, sinon tu l’aurais aussitôt reconnue. Nous nous côtoyons en couple régulièrement et c’est seulement aujourd’hui que tu te rappelles d’elle ? C’est un peu difficile à croire ! Une femme aussi belle !

 – Tu es son mari !

 – Confies-toi, sinon c’est Claudia qui me renseignera.

    – Elle ne t’apprendra rien !

   – Comment peux-tu le savoir ?

   – Je l’ai confondue avec une autre femme.

   – J’aimerais te croire mais je sens que tu me mens.

   – Laisse tomber, c’est une vieille histoire.

   – Oh non, ma curiosité est à son comble !

   – Bonne sieste Jacques, à tout à l’heure.

   – Soyez à la réception pour dix-sept heures, tu sais comme Claudia s’impatiente quand les gens ne sont pas ponctuels.

 

 Mathieu ne répond rien et se dirige vers sa chambre. Une fois à l’intérieur, il constate que sa femme somnole sur le lit. Il se couche et lui tourne le dos.

 

    Alors qu’il a eu de la peine à s’endormir, à présent il rêve …

  – Je devine que tu as besoin de tes vacances pour réfléchir.

  – Oui, c’est tout à fait cela, confirme Claudia mystérieuse.

 – Je compte sur toi pour que tu m’en apprennes davantage. Tu veux bien ? 

 – Ok Mathieu mais avant raconte-moi ton séjour en Suisse. 

 – Je rencontre souvent mes collègues. Hélas, je connais uniquement leurs bureaux et les restaurants à proximité.

 – Dans quel domaine travailles-tu ? 

    – Nous créons de la vaisselle sur mesure pour les plus luxueux hôtels. Notre présence sur le marché est internationale.

  – Je t’aurais plutôt imaginé dans une grande banque.

  – Tu te fies à ma tenue vestimentaire ? 

  – Oui. Tu es si chic ! Tu devrais prendre le temps de découvrir Genève.

  – Cette ville est incontournable ?

  – Oui sans aucun doute mais pas autant que Paris ! Il se pourrait que je m’y installe bientôt !

  – Cela dépend de toi ou de ton mari ? 

  – Tu es un malin ! Non je suis célibataire et indépendante ! Je dois prendre une décision déterminante pour ma carrière.

  – Tu me captives de plus en plus Claudia. Ne sois pas avare en confidences.

  – La seule chose que je suis prête à dévoiler, ce sont mes doutes quant à devenir comédienne plutôt que continuer en tant qu’amateur. 

  –  Je suis sûr que tu es douée !

  – Cesse de me regarder ainsi ! 

 –  Je suis libre de t’admirer. Ton public, tes fans l’ont fait avant moi. Si tu persistes dans cette voie, ce sera ton quotidien que les hommes te prêtent autant d’intention. Habitue-toi ! Tu es comme un rayon de soleil ou pour le dire plus crûment une pomme que je désirerais croquer, dis-je en posant ma main sur la sienne. 

 – Mathieu, tu vas trop vite, rétorque Claudia en enlevant sa main.

 – Trop vite ? Nous sommes assis l’un en face de l’autre à déguster de bons plats.

   J’ai déjà vécu des histoires sans passer par la phase repas. Je suis certain que toi aussi. Pourquoi se mentir ?

 Ennuyée par mes propos, Claudia a le regard fuyant.

 – Désolé, j’ai mal interprété ta présence à cette table.

 

Je finis mon assiette et ne la regarde plus. Claudia boit le vin. Un lourd silence s’installe. Je me lève et lui précise que j’ai un coup de fil à passer et reviendrai dans quelques minutes. 

 – Veux-tu que je te commande un café ? 

 – Non pas pour moi.

  Mon ton est plus sec que voulu. Et je m’éloigne sans un coup d’œil. 

 

 Quand je reviens à notre table, je suis anéanti d’y trouver qu’un petit message écrit à la va-vite. Claudia a disparu. Je m’assieds, demande l’addition et précise au serveur que ma femme a dû partir en urgence. Vexé, je bouillonne de l’intérieur. Je sais qu’il vaut mieux que nous ne nous croisions ni aujourd’hui, ni jamais. Pour me calmer, je finis mon verre de vin rouge, le bois mais regrette qu’il ait pris un goût amer.

 Ma mauvaise humeur est palpable, ne s’estompe pas. Je range mon portable dans ma poche tout en la maudissant d’être partie comme une voleuse. Si seulement je m’étais contenté de la regarder !

 

 Je sors de l’aéroport, rassuré de quitter ce lieu et rejoins mon amante qui passe me chercher. Je me réveille en sursaut, stupéfait de découvrir que je suis hanté par ce fâcheux souvenir, comme si cet

après-midi avait eu lieu la veille.

 Qu’aurait été ma vie si Claudia m’avait accueilli dans son lit ?

 Ma maîtresse d’autrefois serait-elle devenue ma femme ?

 Mon ami a raison, Claudia est belle. Quant à Nadine, elle est jolie. Jacques n’a pas à savoir que sa femme a été une garce avec son vieux copain.

 A l’étage supérieur, Jacques dort. Claudia, vêtue d’un maillot de bain noir, ferme son peignoir puis la porte derrière elle. Un moment au spa de l’hôtel lui fait très envie.

 Mathieu est agité. Il rassemble quelques affaires de sport pour aller se vider la tête au spa de leur hôtel.  Il sort de sa chambre, va vers l’ascenseur et appuie sur le bouton. Il patiente. La cabine s’arrête devant lui. Claudia se retrouve en face de Mathieu et lui adresse un timide sourire. Il ne répond pas 

 

 

 

 

mais se fige. Diverses idées traversent l’esprit de Mathieu, des envies sages et d’autres plus sauvages.

 

 Une heure passe, il est dix-sept heures, Jacques, François, Nadine, Chantal sont à la réception.Nadine précise que son mari n’était pas là à son réveil. Jacques, contrarié, déclare que Claudia non plus.

 

 Personne ne dit rien mais suppose qu’ils sont allés faire un tour dans les environs.Nadine demande à Jacques si elle peut lui emprunter son téléphone, son mari ne sort jamais sans son portable. Jacques le lui prête et patiente plus loin. Elle revient vers son ami en annonçant que Mathieu est inatteignable.

 

  Abattu, Jacques appelle sa femme. La messagerie se met en marche. Il raccroche, sort seul sous le regard perplexe de François, Nadine et Chantal.

 

 

 

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