14.09.2020 52 0 Le raton-laveur

Fiction

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© 2020 Clotaire

Le destin, le hasard se répète Édouard dont les pensées soudain s’effilochent. Il regarde Anna, ne se rappelle plus le prénom de sa femme à qui pourtant elle ressemble, et puis cette chaleur pour un 29 février, ce n’est vraiment pas normal. Quelque chose se détraque.
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Le parc s’épanouit sous le soleil de juillet. Une foule bourdonnante d’insectes s’active entre arbustes et parterres floraux, l’odeur des bégonias et des hortensias embaume l’air, on entend le clapotis de l’étang caressé par une douce brise. Le long des allées gravillonnées, à l’ombre des tilleuls, on somnole. Quelques résidants tapent le carton sous l’auvent tandis que d’autres, courageux, arpentent le périmètre au bras qui d’un fils, qui d’une conjointe encore vaillante.

On passe le temps, les secondes s’accoudent aux balcons, les minutes s’éparpillent en souvenirs, les heures ne sont plus que des vêtements déchirés juste bons à nettoyer les vitres. À la cafétéria, vaste pièce meublée de tables en formica, de chaises en plastique et de plantes vertes en hydro-culture, Édouard boit son sixième café. C’est mauvais pour sa tension, on le lui répète sans cesse, mais tant pis. Le directeur de l’établissement ne veut pas priver ses pensionnaires de tous les petits plaisirs de la vie. Déjà que l’alcool est lagona non grata aux Sorbiers, que la cuistance ne féconde que des plats insipides, que le couvre-feu envoie tout le monde au lit avant les poules… Et le sexe, n’en parlons même pas, Édouard en a des démangeaisons sous les testicules. Alors ses cafés, il y a droit. Ils n’ont rien d’italien, bien sûr (l’histoire se déroule dans le Jorat, là où le vent du nord fige les perce-neige au printemps), on ne s’en relèverait pas la nuit, cependant ils suffisent à Édouard qui se revoit, l’espace de quelques instants, étudiant à Rome. Il y avait rencontré Joanna, brune et savoureuse, pulpeuse à croquer, dont il s’était amouraché. Une belle période, mais il ne sait plus comment leur relation s’est terminée.

À son retour d’Italie, il avait rencontré Armande et sa vie d’homme marié s’était déclinée en arpèges – Armande était musicienne – et en sextuor – ils avaient mis au monde quatre enfants évidemment plus beaux les uns que les autres. Puis il y avait eu les petits-enfants, l’arrière-petite-fille, Édouard en a les larmes aux yeux. Mona, qu’Armande n’a pas connue. Édouard pleure aussi sa femme, partie dix ans plus tôt, qu’il aurait voulu tenir par la main encore aujourd’hui, et ils parleraient de leur avenir, du concert qu’elle projetait de mettre sur pied aux Sorbiers, du cachet aussi, Armande ne plaisantait pas sur la rémunération des artistes.

Le fond de sa tasse est vide. Un peu de café y forme une tache, Édouard pourrait y lire l’avenir ou proposer un test de Rorschach à ses condisciples, mais quelque chose soudain le dérange. Il se penche, jette un œil sous les stores à moitié descendus le long des baies vitrées, cligne des paupières à cause de la réverbération.

– La neige a fondu, c’est bizarre ?

– Qu’est-ce qu’il dit ? croasse un homme deux tables plus loin.

– Il digère… s’esclaffe Youri, huitante-trois ans, entouré de sa petite famille.

Trois personnes se lèvent et quittent la cafétéria. La porte coulisse, un courant tiède se déverse dans la salle, un bruit de vaisselle cassée s’échappe de la cuisine.

– De quelle neige parlez-vous, monsieur Breguet ?

– Comment ça, de quelle neige ? Celle qui tombe du ciel, vous savez, blanche comme la cocaïne que vous devez vous enfiler dans les narines pour être autant à côté de la plaque.

L’infirmière ne relève pas. Elle se contente de sourire en déposant un plateau vide sur le comptoir.

– Nous sommes en juillet, monsieur Breguet.

– Mais sotte que vous êtes ! C’est le 29 février, je le sais très bien.

– Le 29, vous êtes certain ?

– Hier nous étions le 28. Alors ?

– Vous ne trouvez pas qu’il fait un peu chaud pour un 29 février ?

– Normal. À jour exceptionnel, climat exceptionnel. Et puis tous ces climato-sceptiques de mon derche peuvent ainsi se rendre compte que quelque chose tourne de travers.

Édouard se lève, chancèle, se rattrape à la chaise.

– Attention, monsieur Breguet, vous allez encore tomber.

– À nonante-quatre ans, j’ai bien le droit de tituber, non ?

À contrecœur, Édouard accepte le déambulateur que lui tend l’infirmière. Il se sent fragile aujourd’hui, en déséquilibre, mais il ne s’étonne pas, un 29 février se doit d’être bancal et hors norme. Comme celui de 1988. Trente-deux ans. C’était hier, pourtant il s’en souvient très bien, les moindres détails sont gravés en relief dans sa mémoire que l’on dit flageolante – les médecins, en cheville avec l’industrie pharmaceutique, sont bien contents de diagnostiquer toutes les afflictions du monde aux vieux pour leur fourguer des médicaments, mais Édouard n’est pas dupe, lui qui se fait vomir tous les matins.

Dehors, la température paraît étouffante. Édouard regrette les févriers de son enfance, quand le thermomètre dégringolait à -20 et que même la porte de l’école refusait de s’ouvrir à cause du gel. On se déplaçait en traîneau, en luge, on résistait aux microbes et aux virus, on appréciait le retour du printemps. Tout cela est maintenant terminé, uniformisé, mondialisé, la météo elle-même semble s’être adaptée par souci de collégialité, elle ferait un magnifique Conseiller fédéral songe Édouard en sortant dans le parc.

Il marche quelques mètres, sue déjà, s’éponge le front avec l’épaule. Son tee-shirt lui colle à la peau. Il avise Maurice et son fauteuil roulant, entouré d’un couple. La jeune femme est grande, brune aux yeux noisette, elle ressemble à une icône de mode. À ses côtés, l’homme fait un peu minet de salon avec sa frange et sa chemisette Lacoste. Des auréoles grandissent sous ses bras. « Tu reconnais Jérôme, mon petit-fils, n’est-ce pas ? » lance Maurice. Comment le reconnaîtrait-il, il ne l’a jamais vu. La jeune femme s’appelle Anna, la nouvelle compagne de Jérôme – Maurice insiste sur nouvelle comme si son petit-fils était un Casanova moderne. Avec sa mine joufflue et son air coincé, il ne doit pas affoler grand monde aux portes des discothèques.

– Bonjour monsieur, dit Anna en tendant la main ; Maurice nous parlait justement de vous.

Ce timbre de voix, bon sang. Grave. Comme Armande. Au téléphone, Édouard s’était mépris sur le sexe de sa future épouse qui avait ri, mais ri… Il balbutie un « Enchanté ! » qui flotte entre ses dents. À côté d’elle, tu es un castrat Édouard, change d’octave si tu peux, et le voilà qui déraille de manière caverneuse :

– Nous pourrions boire le thé à l’ombre de la tonnelle, ça vous dirait ?

– Qu’est-ce que c’est que cette voix d’outre-tombe ? s’étonne Maurice.

– Vous avez un chat dans la gorge ? s’inquiète Jérôme. Un verre d’eau, je vais demander un verre d’eau.

Jérôme s’éloigne, revient en compagnie d’une infirmière et d’une carafe d’eau. La première s’en retourne chercher du thé, la seconde prend place sur une table ronde en fer forgé. Édouard se porte comme un charme. Une verve inhabituelle l’habite. Il pourrait visiter l’intégralité des châteaux de la Loire ou pédaler cinquante kilomètres, c’est fou comme à son âge on peut passer de l’abattement à l’euphorie en quelques minutes. Alors que l’infirmière revient avec une théière et quatre tasses, Édouard recolle les morceaux de ce 29 février 1988 qui squatte son cerveau depuis le matin. Il n’arrive pas à se concentrer, les phrases lui font faux bond, les idées se dérobent – comme les poignées de porte d’ailleurs, mais le personnel des Sorbiers s’amuse à le perturber, il en est convaincu.

« Il faut que je vous raconte quelque chose. », lâche-t-il en crachotant. Ses trois interlocuteurs le fixent, tasse en main, cependant rien ne vient. Édouard a l’impression de marcher dans une pièce vide dont il cherche une issue improbable. Fenêtres closes, absences de porte. Une bouffée d’angoisse lui mord la poitrine. Mains crispées sur les accoudoirs, cœur dans la gorge.

– Édouard, ça va ? » s’inquiète Maurice.

– Il faut appeler l’infirmière, lâche Anna.

La voix. Armande. Les fenêtres s’ouvrent, Édouard aperçoit la porte de la chambre, à l’extérieur le soleil peint des horizons lointains. Raconter. Il veut raconter.

– Ça va ? répète Maurice.

– Très bien, pourquoi ?

– Vous nous avez fait peur, commente Jérôme.

– Maintenant je vais vous étonner, reprend Édouard. Le 29 février 1988, savez-vous ce qui m’est arrivé ?

Maurice soupire.

– Racontez, Édouard, l’intime Jérôme ; on ne sait pas, on vous écoute.

– Eh bien voilà. Le 29 février 1988, nous sommes sortis tôt le matin, Anna et moi.

– Oh, une autre Anna, commente Anna.

– Armande, pas Anna, ma femme, celle qui est morte.

– Tu as une autre femme qui n’est pas morte ? rigole Maurice.

– Si tu m’interromps, ça va nous prendre la journée… Donc nous voilà sortis tôt le matin. Un 29 février. Verglas, brouillard, température sibérienne. Tout pour plaire. J’aimais bien rouler dans ces conditions, mais Armande avait la trouille. Elle se retenait à la portière tel un vampire à son cercueil, elle tendait la jambe comme si elle essayait de freiner, parfois elle criait, ce qu’elle pouvait me stresser… Mais voilà, on devait passer chez Berthe et Germain, nos anciens voisins. Une histoire de tondeuse.

– En hiver ?

– Me coupe pas tout le temps, pitié ! Une tondeuse, oui. À cheveux. Berthe en vendait, elle avait une occase pour nous, un truc qui tranchait même les poils du nez, hyper moderne, tu sais qu’à l’époque j’avais fait faillite et qu’il fallait faire gaffe aux dépenses. Une tondeuse, ça remplace un coiffeur. Armande voulait une coupe courte, ça tombait bien.

– Les cheveux courts, c’est joli chez certaines femmes, admet Anna.

– Ça dépend, mais Armande ça dégageait son cou, ses épaules, elle était ravissante.

– Moi, je peux pas t’interrompre, mais Anna elle peut ? ronchonne Maurice.

Quinte de toux chez Jérôme, qui se rince le gosier à l’Earl Grey. Anna étouffe un rire.

– Donc, nous prenons la route. Souchon à la radio, J’ai dix ans, Armande qui fredonne, elle avait une belle voix, presque un baryton en jupette, j’exagère à peine. Je vais à l’école, et j’entends, de belles paroles, doucement… Bref, déjà à l’aller on se fait une frayeur, une brave dame qui avance tel un pingouin, sans canne, hésitante, et qui dérape devant la voiture. Une main sur le capot, l’autre qui mouline. Un piéton a eu le temps de la rattraper, mais c’était moins une. Après cet épisode, il nous a fallu un remontant. Germain nous a servi une abricotine du feu de Dieu. Il la distillait lui-même, il avait des combines pas racontables, mais ça nous a donné un coup de fouet. On a mangé aussi, fromage, saucisson, salade, un bon Chardonne rouge pour faire descendre, après quoi on a testé la tondeuse. Un truc fabuleux. En deux minutes le chat était nu.

– Hein ? sursaute Jérôme.

– Mon Dieu, non, s’exclame Anna, une main sur la bouche.

– Arrête de déconner, Édouard, t’as jamais tondu de chat.

– Si, il y a longtemps.

Clap font les langues au fond des gosiers. Une hirondelle roucoule dans les branches du tilleul tout proche. Maurice tousse, son emphysème n’a pas l’air de s’arranger.

– Bref, reprend Édouard ; on a embarqué la tondeuse et un carton de cette abricotine à tomber par terre. Puis on a repris la route direction le carnotzet à Francis pour un chibre. Lui et sa fegnaule, c’étaient des tout finauds. Je dis c’étaient parce qu’ils sont morts dans l’incendie de leur bicoque, mais en 88 ils pétaient la forme, je peux vous le dire, et pour les dérouiller aux cartes, fallait se lever de bonne heure. Quatre parties plus tard, on avait péniblement remporté la dernière. Ils ont dû avoir pitié. Je me rappelle qu’Armande rouscaillait encore dans la voiture au retour : « Mais on n’a pas eu de chance Édouard, nos jeux ne se complétaient jamais, et puis les annonces, les annonces… Toujours la gueule ouverte, Francis et Germaine, cent les dix à gauche, cinquante à droite, que du caquet, pas de talent… » J’ai quand même essayé de la calmer, mon Armande, de lui dire qu’ils avaient de l’expérience, des années de jass derrière eux, mais elle vitupérait encore quand le gamin a traversé sans regarder.

Je l’ai à peine vu venir.

Il a pour ainsi dire giclé de derrière une file de voitures, hop au milieu de la strasse, sans regarder, comme une biche effrayée, et j’ai eu beau planter sur les freins, vous imaginez, février, ça a patiné et je suis parti en dérapage. Le choc. En même temps qu’Armande poussait un hurlement, le gamin a passé sous l’aile avant. J’ai crié aussi, braqué, contre-braqué pour finir par heurter le bord du trottoir après un demi tête à queue. Il s’était remis à neiger. J’étais déboussolé, hagard, Armande piornait à côté, elle répétait c’est terrible, c’est terrible et je me suis dit qu’il fallait sortir pour aller voir. Le temps de défaire ma ceinture, d’ouvrir la portière… Le gamin a déguerpi. Je l’ai vu s’enfuir entre les voitures qui pilaient dans un tintamarre de klaxons. Il a dérapé sur le trottoir d’en face, bousculé un couple avant de disparaître dans une ruelle. Comme un raton-laveur. »

– Un raton-laveur, s’étonne Jérôme ?

– Euh…

– C’est ce que vous avez dit, appuie Anna ; ça se passait en Suisse ?

– Tu voulais dire « un voleur », non, ricane Maurice ; tu yoyotes, mon pauvre.

– Peut-être, n’empêche qu’Armande et moi, après cet accident, on n’en a pas dormi. »

Édouard fait une pause. Le souffle court, la bouche aride. Il lape son thé comme un chaton. « Mazette ! » lâche Maurice qui réclame un coup de blanc. Jérôme et Anna se regardent, incrédules. Faut-il croire tout ce que raconte un vieux bonhomme de nonante-quatre ans qui se déplace à l’aide d’un déambulateur ? Faut-il croire ce que racontent les gens, vieux ou jeunes, séniles ou lucides ? Édouard se rend bien compte que son maigre public pense qu’il invente. Qu’il brode pour se rendre intéressant, pour capter encore une bribe d’attention. Qui s’intéresserait à lui, vieux birbe décati, s’il ne déroulait pas ses souvenirs en les épiçant de croquignolettes inventions ? Mais ses souvenirs sont faits de cette roche qui ne s’effrite pas, et le voilà qui reprend le crachoir, où en était-il déjà ? « On n’en a pas dormi », l’aide Anna.

– Ah, oui, merci, on n’en a pas dormi durant des nuits parce qu’on imaginait le mioche agonisant dans un jardinet comme un vulgaire matou, le ventre ouvert, et les parents aux cents coups en train d’alerter voisins, famille, police et armée de l’air pour retrouver le fiston, à l’article de la mort dix mètres derrière leur propriété. Alors on a posé des questions, interrogé le voisinage, téléphoné à la police, à l’hôpital. Rien. Aucun avis de recherche non plus. Comme si nous avions rêvé, comme si cet enfant n’avait jamais existé.

– C’est ça, coupe Maurice ; cet enfant n’a jamais existé.

– Quand même, souffle Anna.

– Ah, ça vous ferait plaisir que je patauge dans la méclette de mon cerveau. Eh bien figurez-vous que les mois ont passé, printemps, été, automne, quelques années aussi, nous avons oublié l’incident, et puis des amis nous ont invités à un tournoi de tennis junior, c’était l’anniversaire d’Armande qui adorait ce sport. C’était adorable de leur part, nous avons passé deux très belles journées au bord de ces courts, et en demi-finale nous avons vu un joueur de onze ans, un gaucher, qui a balayé son adversaire comme un tas de feuilles en automne. Deux sets à zéro en quarante minutes. Armande et moi, on étaient éblouis. Et stupéfaits, surtout. Parce que le garçon qui venait de décimer son adversaire, et bien c’était, c’était ?

– Le mioche que vous aviez écrasé, lâche Jérôme.

– Exact. Mais encore ?

– Quoi, mais encore ? s’énerve Maurice.

– Vous n’avez pas idée de qui ça pouvait être ? Début des années nonante.

– Serena Williams !

– Maurice, c’était un tournoi de garçons, corrige Anna.

– Nadal ? tente Jérôme.

– Trop jeune. Il est né en 86.

– C’est pas vrai ? fait Anna.

– Si. Roger Federer. Vous vous rendez compte que nous avons failli rouler sur la légende du tennis ?

– Tout ça à cause d’un raton-laveur, ironise Maurice.

– Mais vous l’avez reconnu comment ? s’étonne Anna. Vous l’aviez à peine distingué le jour de l’accident.

– On l’a reconnu à son bandeau dans les cheveux.

– N’importe quoi, ricane Maurice.

– Il en portait un semblable des années plus tôt. Ça nous a frappés, Armande et moi, malgré le froid il ne portait pas de bonnet, mais un bandeau de tennis bleu et blanc. C’est souvent ce genre de détails insignifiant qui nous reste en mémoire après une grosse frayeur.

– Et s’il était mort ? commente Anna.

– Justement. Par la suite, surtout dès 2003, nous y avons pensé, je vous prie de le croire. Le destin, le hasard, à quoi ça tient…

Un nuage s’intercale dans le ciel, une ombre se déploie sur le petit groupe qui s’abîme dans une minute de réflexion. Le destin, le hasard se répète Édouard dont les pensées soudain s’effilochent. Il regarde Anna, ne se rappelle plus le prénom de sa femme à qui pourtant elle ressemble, et puis cette chaleur pour un 29 février, ce n’est vraiment pas normal. Quelque chose se détraque. Édouard angoisse. Il se crispe sur sa tasse de thé dont le reste du contenu passe par-dessus bord. L’espace de quelques instants, il ne reconnaît plus les trois personnes qui l’entourent et se demande pourquoi ce parc est aussi verdoyant en plein hiver. Puis le décor bascule. Une main sur son épaule, un parfum – celui d’Armande ?

– Tu as confondu, Édouard, déclare Maurice ; tu as dit que le garçon était gaucher, mais Rodgeur est droitier. C’est pas grave. Tes histoires, on les aime bien.

Édouard hausse les épaules. Il le sait bien, lui, que c’était Federer. Un joueur pareil, ça ne s’oublie pas.

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