Créé le: 14.06.2022
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Le pouvoir des Dieux

Fantastique, Roman

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© 2022 Charrour.r

Chapitre I. Un vent de liberté.

1

Quatre Dieux élémentaires, un monde gouverné par leurs représentants, bénis de dons surnaturels. Quatre royaumes unis par une seule vérité. un petit grain de sable entraine le monde dans les abysses . Une entité malveillante cherche à pervertir l'Humanité. Va-t-elle arrivé à ses fins?
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Rymm

 

Deux mois se sont écoulés depuis la mort du fiancé de Rymm. Celle-ci, dévastée par sa perte , est finalement résolue à accepter la demande en mariage que lui a faite Glènn , le forgeron. Pensant avoir fait le bon choix pour sauver s on père de la ruine, Rymm apprend rapidement qu’elle avait épousé une brute.

 

Les rayons du soleil comme à leur habitude me caressent délicatement le visage, m’obligeant à ouvrir les yeux. Une nouvelle journée tout aussi similaire à celle d’hier commence. La première a choisi que je perçois est mon nouvel époux, encore endormi, allongé de tout son long, la bouche grande ouverte. Quel homme repoussant.

Aujourd’hui, cela fait un mois que nous avons échangé nos vœux. Je n’arrive toujours pas à réaliser qu’à présent je lui appartiens, que chaque instant de ma vie se passe auprès de lui. Cet aspect me rebute, pourtant il représente bien la triste réalité de ma vie. Je donnerais n’importe quoi pour revenir en arrière et dire non tout simplement. Quelle idiote j’ai été de croire un seul instant qu’il serait un bon mari. Au moins, ce sacrifice aura été utile à mes parents. Glènn comme promis s’est engagé à répondre aux besoins de mes parents. Mon père s’étant fait tranché les mains lors d’un conflit arrosé, il ne lui ai plus possible de travailler les champs comme autrefois.

Tous les matins c’est la même routine, je me lève, prépare le repas de mon cher et tendre époux, enfile mes bottes, tresse ma longue chevelure simplement, prend mon arc, attrape mes flèches et pars chasser en forêt.

Je passe globalement la totalité de mes journées à traquer la moindre bête dans les bois, loin de la réalité, de ce statut de femme soumise à son autorité. Mon cœur s’apaise lorsque je suis ici. Cette impression d’étouffer, de suffoquer, s’évapore à chaque bouffée d’air frais que j’inspire.

C’est incroyable comme détenir une arme entre les mains est source de plaisir. Ce sentiment de tout contrôler m’est si plaisant. Être capable en un court moment, d’abattre ce quelque chose qui vole dans les airs ou court sur terre. Voir à cet instant ce bel oiseau coloré voler vers les cieux puis se faire percuter brutalement par ma flèche. Ça en est presque jouissif.

L’homme se sent si puissant lorsqu’il détient le pouvoir d’ôter la vie à autrui. Lorsqu’Arthurr était encore en vie, nous parions souvent chasser ici. Nous utilisions des cibles dessinées directement sur les arbres pour nous exercer correctement à viser. Il n’était pas question de tuer pour le plaisir. Mais depuis peu, je ne peux m’empêcher de ressentir une certaine satisfaction à tuer. Ce pouvoir pour moi est addictif, j’en ai besoin. Il m’est arrivé bien évidement de me demander pourquoi cela était si important pour moi. J’en suis venu à la conclusion qu’il s’agit du moment où je peux avoir l’ascendant sur l’autre. L’instant unique où je me sens libre de mes choix. Enfin, lorsque ce plaisir pervers s’évapore, je finis toujours par trouver ce genre de comportement pathétique.

Je ne peux m’empêcher de penser à ces mots qu’Arthurr avait prononcés, il ya de cela à peine trois mois. « Ensemble nous partirons, si je pars, tu pars avec moi . » Partir ensemble à la capitale, tel était notre objectif commun. Notre futur paraissait si lumineux. Nous étions emplis de rêves, d’ambitions, d’espoir.

Pourquoi m’avoir abandonné ici dans ce monde de misère ? N’entends-tu pas mon âme souffrir le martyr ? Elle hurle ton nom tout les soirs, lorsqu’il me touche, lorsqu’il me salue, lorsqu’il me blesse. Jours et nuits, j’implore les Dieux de te faire parvenir à mes cris de détresse, dans l’espoir que tu puisses venir me sauver de mon tortionnaire. Cela fait du moins que j’attends ton retour, mais en vain. Une partie de mon être espère toujours, que nous pouvons rencontrer à nouveau. Tes baisers, ton touché, ton amour me manque terriblement. Il ne se passe pas un jour où tu n’habites pas mes pensées. Malgré le désir de te revoir vivant, la raison finit toujours par me gagner. Aucun corps n’a été trouvé qui pourrait prouvé ta mort. Tu m’as bel et bien quitté sans aucune justification, sans aucune explication. Ainsi, tu m’as laissé à la merci de mon bourreau. Souffrance et tourmente, voilà ce à quoi tu m’as condamné en disparaissant.

– « Jamais je ne te pardonnerai cet acte . » Dis-je à haute voix.

Je suis pitoyable. Me voilà seule, à lui parler de vive voix, comme comme s’il était capable de me répondre. Je vais finir par perdre la tête. Il serait peut-être préférable de rentrer, je ne suis décidément pas en très grande forme aujourd’hui.

La tête dans mes pensées, je me dirige en traînant lourdement les pieds vers le village. Soudain, un bruit de craquement de branche retient mon attention. Je m’arrête un instant et dégaine mon arc. Vigilante, j’essaye en vain de percevoir d’où provient ce craquement. Le temps passe et passe, mais et rien à signaler. Il s’agissait probablement d’un oiseau ou quelque chose d’autre dans le genre, rien de très alarmant. Sur le point de ranger ma flèche dans mon carquois, j’entends cette fois-ci, un animal pousser un cri que je n’avais encore jamais entendu. Strident, perçant, terrifiant, voilà de quoi qualifié ce son si singulier. Ce dont je suis certain, c’est que ce cri appartient pas à un animal qui se nourrit de végétaux. Mieux vaut rentrer tout de suite, je n’ai aucune envie de tomber sur cette créature.

C’est au pas de course que je rentre au village, essoufflée. Me croyant enfin en sécurité, je me suis rencontré à marcher rapidement en direction de ma maison. Tout à coup, la cloche du village se met à sonner en 2 temps. Présage de Mauvais ! Il est arrivé quelque chose de grave. On ne la sonne ainsi que pour signaler un danger, ou bien une mort. Je n’ai même pas le temps de comprendre ce qu’il se passe, que la totalité du village sort paniquée. Tout le monde semble se diriger vers le puits du village, non loin de là où habite mon père. Je parviens à entendre des cris de terreur. Je m’approche timidement de la foule, puis aussitôt avancé, mes yeux se posent sur une masse de chaise sanglante. Horrifiée par cette vision d’horreur, aucun mot ne sort de ma bouche. Déchiqueté, ensanglanté, ses membres ont été tous arrachés. Sa peau est tailladée et flétrie, ses yeux ont été également arrachés. Par tous les Dieux, je n’ai jamais vu pareille boucherie ! De qui s’agit-il ? Je me penche de plus prêt afin de décélérer le moindre indice mais l’odeur de putréfaction me prend au nez. Écœurée, je recule immédiatement tout en couvrant ma bouche, de peur de régurgité tout ma nourriture. Le regard fixé sur le cadavre, je n’ai pas le temps de réaliser que l’on criait mon nom.

– « Bon sang, o ù étais-tu passé ? Je me suis inquiété pour toi ! » Tempête Glenn.

Indifférente et muette, je l’observe un court instant, puis remarque sans grand étonnement qu’il est alcoolisé. C’est Assez cocasse, lorsque ce dernier se permet l’insulter mon pauvre père d’ivrogne. Voyant que je l’ignore, il finit par répondre à sa propre question.

– « En forêt comme toujours. Enfin, ce n’est pas le sujet. Nous allons devoir prévoir des funérailles pour ton père à présent. Même décédé, il a reçu à me causer des ennuis ! » se révèle-t-il.

– « Des funérailles pour mon père ? De quoi parles-tu enfin ? »

– « Nous ne savons pas ce qu’il lui est arrivé pour ce retrouver dans cet état mais c’est bien lui juste là. » Affirme-t-il en pointant du doigt le tas de chaise pourrissant.

– « Comment peux-tu en être si certain ? » Balbutiais-je.

– « Voyons, ne le reconnais-tu pas ? On peut distinguer ses traits assez facilement. De plus, sa cabane est déserte. Il est introuvable depuis deux jours.» Répond-t-il avec dédain.

Mon cœur se brise en milles et une pièces, à chaque mot qu’il prononce. Mes jambes cèdent sous l’effet du choc. Non, ce n’est pas possible. Pas lui, pas mon père. Je ne peux pas le croire ! Désespérée, je me mets à ramper vers son cadavre et hurle son nom jusqu’à m’en époumoner la voix. La douleur est telle qu’il m’est impossible de respirer. A bout de souffle, je parviens à prononcer une dernière fois son nom. Je ne peux pas imaginer qu’il soit mort. Pourquoi m’abandonne-t-il tous ? Qu’ais-je donc fait pour mériter un châtiment pareil ? A croire que les Dieux se sont tous liguer contre moi. Glènn, éhonté par ma prestation, me tire subitement le bras.

« Non par pitié, laisse moi le reprendre dans mes bras ! » Cris-je hystériquement.

« Prends se qu’il reste de cette vermine et donne le à tes chiens ! » Suggère Glènn à son ami le boucher.

A cet instant, mes larmes se lancent couler à flot. Prise d’un hélant de rage, je me mets à mordre ardemment le bras de Glènn, afin de sauver la dépouille des griffes du boucher. Il me lâcha immédiatement pour me rattraper immédiatement après. Il me gifla sur le coup, devant tous le monde. Il ne l’avait jamais encore fait en public. Sa gifle ne me fit aucun mal. Je souffre beaucoup trop pour qu’elle soit un effet quelconque. Aucune douleur excède celle éprouvée par la mort d’un père aimant. Froid et insensible, Glènn ne manifeste aucun intérêt pour mes supplications. Sous les regards inconfortables des villageois, il me traîne parle le poignet vers notre maison. La peur au ventre, j’entre de force, puis claque il la porte derrière nous. Je l’implore de me libérer le poignet mais rien à faire, il ne m’écoute plus.

– « Bien, maintenant que nous avons une bonne raison de craindre les bois, tu restes sagement à la maison. C’est clair ? » Dit-il d’une voix gravement autoritaire.

– « Lâche moi le poignet immédiatement ! » Répondis-je d’un ton bien plus agressif que le sien.

– « Je continuerai te le serrer jusqu’à ce que ton sang ne circule plus à travers , si tu t’obstines ainsi à ne pas respecter mes règles. A présent , tu vas écouter attentivement ce que je vais te dire. Tu ne sortiras plus à l’extérieur de ce village et restas à t’occuper de ton époux . Il est temps que tu apprennes où est ta place ! » me commande-t-il après.

Je n’en peux plus, la douleur s’intensifie et les larmes commencent petit à petit à me brouiller la vue. J’ai l’impression d’avoir perdu l’usage de la parole, aucun mot n’arrive à franchir la barrière de mes lèvres. Cette envie d’expulser ma haine et ma colère me démange, me ronge de l’intérieur, mais ma langue est comme paralysée. Son visage s’approche dangereusement du miens. Par réflexe, je tourne le visage de façon à ce qu’il ne puisse pas poser ses affreux yeux sur les miens.

– « Se pourrait-il que tu pleures ? Toi qui d’habitude te montre si forte et sans peur. Je te serre trop fort peut-être ? » Dit-il avec perversion.

– « Et si je n’obéis pas, que feras-tu ? Moi battre ? Me ligoter au pied de notre lit ? Moi tortionnaire à mort ? Me jeter mes restes aux chiens comme tu l’as fait pour mon père ? C’est donc ça que tu veux ? Je suis récemment devenu ta femme et cela malgré moi. Plutôt périr que de me soumettre à une espèce de sous-homme dans ton genre ! Cris-je la voix haletante.

Les yeux écarquillés, il mit un quart de seconde avant de digérer l’ampleur de mes paroles. Un cet instant, je jure avoir vu dans son regard le pire des esprits. D’un coup, il me gifla. La puissance de ce gifle était telle que mon corps tout entier fut propulser contre la porte d’entrée, Ma tête se s’écrasa immédiatement contre cette dernière. La force de l’impact me fit perdre l’équilibre ce qui me fit tomber à terre. Pris d’un élan de rage, il m’a saisi par la gorge, avant que je ne touche le sol. J’ai le souffle coupé et les larmes se mettent à perler le long de mes joues pâles.

– « Petite ingrate ! Depuis le début j’ai été tolérant avec toi. Je t’ai donné tout ce que je possédais. Je t’ai autorisé à aller faire tes maudites sorties dans les bois. Tu ne te rends pas compte de la chance que tu as d’être ma femme et de vivre sous mon toit ! Rappelle-toi, j’ai sauvé t on père de la misère. C’était un faible et un bon à rien. Il n’a jamais été capable de payer honnêtement, jamais capable de rien d’ailleurs. Qui a payer ses dettes, qui lui a offert un toit pour s’abriter du froid ? N’est-ce pas moi ? Tut cela, je l’ai fait pour toi, pour que tu puisses t’ouvrir à moi ! »

– « p-père…» prononçais-je en sanglotant.

Comment ose-t-il parler de mon père ainsi? Comment peut-il être aussi odieux ? Je n’ai qu’une envie, me défaire de son emprise et partir. M’enfuir pour ne plus jamais revenir. A chacune de mes inspirations, la main du prédateur se met à serrer plus intensément ma gorge. Sentant la fin de ma pauvre vie approcher, je ferme les yeux et espère retrouver mes proches. Soudain, l’horloge suspendue au-dessus de la cheminée, se met à sonner. Aussitôt, il lâcha son emprise, ce qui me fit tomber au sol immédiatement.

– « Va préparer le dîner ». M’ordonne t-il.

Je n’arrive pas à y croire. Il allait me tuer. Tu ne vas quand même pas lui faire cadeau de ta propre vie. Il ne mérite pas.

Arborant une expression neutre sur le visage, je me déteste vers la cuisine pour préparer le repas du soir. Un ragoût de sanglier, son plat préféré, voilà qui saura l’apaiser pour un moment. Le regard plongé dans le récipient, je songe aux façons dont je pourrai m’enfuir d’ici. Je pourrai peut-être profiter de son sommeil pour partir. Mauvaise idée, le plancher grimace à chaque pas, si je me fais attraper ce serait la fin. La seule solution est d’attendre qu’il sorte de la maison. Vais-je tenir tout ce temps ?Va-t-il me laisser vivre jusque-là ? Le village est actuellement sous surveillance à cause de l’animal qui a tué mon pauvre père. Glènn ne risque pas de sortir pour le moment, en tout cas il ne risque pas de s’éloigner de la maison. Que faire ?

Nous voilà à présent autour de la table, à dîner. Il a plutôt l’air d’aimer mon plat, c’est déjà ça.

– « Tu t’es surpassée cette fois-ci, ce ragoût est excellent ! » Dit-il étonné.

Muette, je continue à manger sans lui témoigner la moindre attention. Quand soudain, je sentais sa jambe frôler la mienne sous la table. Je lève immédiatement les yeux vers lui et remarque un sourire en coin dessiné sur son visage. L’atmosphère de la pièce devient de plus en plus lourde, au fur et à mesure que son pied me caresse. Ne le supportant plus, je me lève sur le champ et pars éliminer mes couverts. Il me suivit jusqu’à la cuisine et pose grossièrement ses mains sur mes hanches. Je sens une sorte de chaleur angoissante sur ma nuque, il me paralyse. Il se met subitement à me lécher la nuque. Un cet instant, un frisson de dégoût me parcours le corps. Ses mains se posent agrippant ma taille, descendant le long de mon bassin.

– « Je suis désolé pour ce qu’il s’est passé. Je ne voulais pas te faire de mal. J’ai eu si peur pour toi. Le savoir dans les bois avec cette créature me remplit d’inquiétude. Si il arrivait quelque chose à corps sensible, je ne saurai le supporter. » Susurre-t-il dans le creux de mon oreille.

S’il pense qu’une excuse peut effacer ce qu’il a pu faire, c’est un idiot.

– « Lâche-moi, je n’ai pas envie de ça ce soir » . Répondis-je sèchement tout en repoussant ses mains déjà bien avancées.

Aussitôt, je pars désespérément en direction de la cuisine et dépose les couverts sur le plan de travail. Glènn, n’ayant pas envie de refuser à son projet, m’attrape les poignets, puis me plaque violemment contre le mur, criblé de petits accrocs.

– « Je n’ai nul besoin de ton consentement pour assumer mes désirs, alors maintenant tu vas assumer ton rôle de femme et obéir sans protester ». Affirme-t-il avant de me tirer vers notre lit.

Projetée contre les draps telle une vulgaire fille de joie, je n’ai plus aucune issue. Maintenue bien fortement, je ne peux plus bouger. Un par un, il déchire mes vêtements, apparaîtra mon corps nu, à la merci du plaisir pervers de cet homme. Je l’observe disposer de mon corps, le regard sans vie, comme si mon âme au fil du temps me quitta.

Une nouvelle fois, je redeviens sa chose, à qui il peut faire subir toutes les tortures possibles et imaginables. S’imposant au-dessus de moi, son poids ainsi que sa taille font que je ne peux le repousser, ni me débattre. Je suis coincée, immobilisée, prise au piège. Dans ce genre de moment, la seule a choisi que je puisse faire pour ne pas craquer est de fermer les yeux. Ainsi, la douleur que me provoque ses violents coups de reins me semble plus supportable. Il me prend par la gorge et le sert au fur et mesure que son plaisir s’intensifie.

Tiens bon. C’est ce que je me répète sans cesse. Pourtant, j’ai beau user de toutes les forces que j’ai en moi, les larmes finissent toujours par couler.

Un long et lourd gémissement résonnant dans toute la pièce, signale la fin de ce supplice.

Une fois s’être soulagé en moi, il se laisse retomber lourdement sur le côté avant de s’endormir comme à son habitude. Inutile de dire que trouver le sommeil après cela est impossible. Je me tourne à ma droite comme chaque nuit, tenté d’observer par-delà mes larmes, la fenêtre donnant sur le clair de lune.

Un énorme ronflement vient me sortir de cette belle vision. Le petit sourire qui s’était dessiné sur mon visage, ravagé par des torrents de larmes, s’efface subitement.

Il dort profondément on dirait. Je me retourne face à lui et constate qu’il dort à poings fermés. Sa bouche entrouverte a laissé couler un filet de bave en témoigne. Plus je l’observe plus l’envie de vomir s’intensifie.

C’est décidé, je m’en vais maintenant ! Il est hors de question que je pourrisse ici plus longtemps. Je préfère combattre cette bête qui rode dans les bois, que de continuer à vivre avec lui.

Enfin décidée à partir, je repousse les draps de mon corps lentement et discrètement. A l’instant où mes pieds touchent le sol, le plancher grimace bruyamment. Je ferme immédiatement les yeux, suppliant les Dieux de ne pas avoir réveillé Glènn. Je souffle un bon coup avant de voir s’il a changé de position, mais non. Je reprends une grande inspiration et m’en vais complètement dénudée vers la penderie, chercher mes vêtements de chasse et ma paire de bottes la plus rigide. Une fois prête, je descends les escaliers avec prudence, jusqu’à la porte d’entrée. Aussitôt sortie, je me précipite hors de la maison direction l’étable, détermine à son voler son cheval, celui-ci étant le plus endurant. Une fois avoir vendu ma nouvelle monture, j’attrape mon arc, mes flèches ainsi qu’une hache appartenant également à Glènn. Il ne m’en voudra pas trop. Qu’importe, de toute façon, je la manie bien mieux que lui.

Je suis enfin prête pour le grand saut. C’est décidé, avec ou sans Arthurr, je partirai à la capitale. C’est le cœur libéré de toute anxiété, que je quitte pour de bon le village où j’ai grandi. C’est ici que je délaisse tout ce à quoi je suis attachée, les souvenirs de mon enfance heureuse et les personnes qui l’on composée. Tournée vers le futur, il est temps d’attaquer le prochain chapitre de ma vie.

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