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Une histoire d’eau pour les enfants, à rêver avant de s’endormir.©Photo de Slavitch
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L’aventure de Coraline et Ulysse

Il était une fois une grande mer très bleue qui s’étendait jusqu’à l’horizon, là où le soleil se couche. Cette mer pouvait être calme et douce, bercer les habitants de l’eau pour les endormir. Mais elle pouvait aussi être terrible comme nous allons le découvrir dans cette histoire.

 

Ce manuscrit, revenu à la surface de nos mémoires, va nous amener tout au fond de l’eau bleue, tout en bas où vivent les animaux les plus agiles et les plus surprenants de la Terre. En fait, ce sont les premiers habitants de cette planète.

 

Dans ce merveilleux royaume aquatique se trouvait une grande paroi rocheuse habitée par des milliers de poissons de toutes les couleurs, semblable à ce que les humains appellent des «villes», où logent des milliers d’êtres humains. Cette paroi était recouverte d’algues, de corail, d’éponges et d’anémones dans lesquelles se cachaient les poissons. Tout en haut, au sommet de cette paroi habitait une famille de poissons aux yeux d’argent. Le père était de couleur vert émeraude, la mère toute rose. Ils avaient deux beaux petits poissons, des jumeaux: un garçon et une fille, Coraline, dont nous allons vous conter le voyage extraordinaire.

Coraline, ainsi nommée à cause de sa belle couleur corail, avait des yeux striés de beaux reflets dorés qui contemplaient avec une grande curiosité tout ce qui se passait. Elle jouait beaucoup avec son frère Ulysse et ils vivaient heureux ne pensant ni au lendemain ni aux jours suivants jusqu’au jour du grand malheur. Car voici ce qui arriva…

La mer commençait à s’agiter, le ciel à s’obscurcir et l’orage se préparait au-dessus de la Terre. Lentement lentement, les vagues grossissaient, devenant de plus en plus violentes. L’orage éclata si vite que les poissons eurent juste le temps de rentrer chez eux, pour mettre leurs nageoires à l’abri. Mais Ulysse était en difficulté, car le sable tourbillonnait autour de la nasse et Ulysse ne parvenait pas à retrouver la sortie dans ce nuage de sable. Pour tout arranger, le courant se fit si fort que la nasse fut emportée et notre petit poisson emmené malgré lui, la bouche et les yeux grands ouverts, dans un voyage terrifiant dont je vous parlerai plus loin.

 

Mais revenons à notre rocher. La mer se calma quelques jours plus tard et notre famille de quatre n’était plus que de trois. Ils cherchèrent partout Ulysse qui manquait à l’appel. Ils crurent d’abord à une de ses farces, mais ils se rendirent vite compte qu’Ulysse avait bel et bien disparu.

Les parents étaient inconsolables et Coraline passait ses jours à scruter l’eau autour d’elle pour voir si elle trouverait son frère. Plus personne pour jouer, se disputer et faire la paix. Elle ne savait comment aider ses parents à retrouver le sourire et la joie de nager avait disparu aussi. Mais Coraline avait un atout de taille dans son malheur: elle avait jadis nagé dans le même oeuf que son frère et en même temps, puisqu’ils étaient jumeaux. Entre eux existait un lien très fort, une grande complicité. Ainsi, bien que Coraline ne voyait plus Ulysse, elle entendit dans sa jolie petite tête de poisson, un faible message qui disait: Coraline… viens… viens… viens… puis le message disparut. Elle comprit qu’il s’agissait d’Ulysse et qu’il devait être vivant quelque part.

Une joie s’alluma dans son coeur et dans ses yeux. Une joie qui lui donna la force de décider de partir à la recherche de son frère, car elle seule serait guidée par son appel. Elle fit part de sa décision à ses parents qui comprirent que rien n’arrêterait leur fille et qu’elle devait suivre son destin.

Elle fit longuement ses adieux à tous et partit dans la direction de la Lune, car contrairement à ce qui se passe sur Terre, ce n’est pas le Soleil mais la Lune qui marque le passage du temps et les directions à suivre. Le peuple de l’eau compte les marées poussées par la Lune, comme les humains comptent les journées éclairées par le Soleil. C’est ainsi que la Lune, déesse aquatique, marque les saisons. Il faisait nuit, mais la mer était éclairée par une faible lueur produite par des milliers d’algues fluorescentes et microscopiques donnant l’impression, à Coraline, qu’elle remontait le courant de la Voie lactée.

Elle nagea sans relâche et sans voir un chat jusqu’au troisième jour… et c’est alors qu’elle fit une rencontre étonnante…

Loin au-dessus d’elle nageait une bande de dauphins s’amusant joyeusement à plonger dans les profondeurs pour ensuite remonter à toute vitesse et jaillir hors de l’eau (comme seuls les dauphins savent faire). Quelle ne fut pas sa surprise de se trouver nez à nez avec un jeune dauphin qui avait plongé plus loin que les autres. Ils firent connaissance en se nageant autour et Coraline lui raconta la raison de son voyage vers l’inconnu. A son tour le petit dauphin, qui s’appelait Finns, lui raconta sa vie. Il avait apprit à se débrouiller seul très tôt , ayant perdu ses deux parents lors d’une chasse aux dauphins, comme celles encore pratiquées par certains humains. Il était donc libre d’aller où bon lui semble et proposa à Coraline de l’accompagner dans son aventure.

Connaissant bien la mer, il proposa de rendre visite à Méra, la sorcière de l’Épave de l’Ouest, car il est plus prudent lorsqu’on est petit de demander conseil à quelqu’un de sage et d’expérimenté. Ils se rendirent d’un coup de nageoire chez Méra. Cette dernière habitait une très belle épave datant de l’ancien temps, du temps où les humains suivaient les routes encore inconnues de la mer au gré des vents. L’épave était savamment entretenue par une armée de poissons-nettoyeurs, qui astiquaient chaque nuit le corail, faisaient briller les couleurs des anémones et arrachaient les mauvaises algues.

Finns frappa contre un hublot et une méduse apparut. Se glissant par le hublot, de longs filaments vinrent à la rencontre du dauphin et le parcourent comme un aveugle qui caresse de ses mains un visage afin de le reconnaître. C’était Méra.

Elle disparut avec lenteur pour se retirer dans la nuit de l’épave. Finalement, Méra apparut sur le pont au-dessus de leurs têtes. Elle semblait les appeler mais aucun son ne sortait de cette forme mystérieuse qui ne semblait jamais se fixer. Tantôt elle ressemblait à un être humain, tantôt à une sphère. Seuls ses filaments semblaient doués d’un esprit qui exprimaient des émotions. Finns et Coraline s’approchèrent pour la saluer. En y regardant de plus près des couleurs apparurent dans cette masse gélatineuse. Coraline eu la sensation étrange que des pensées, qui n’étaient pas les siennes, apparurent dans sa tête. Des pensées qui semblaient dire:

– Méra, sorcière de l’Épave de l’Ouest, vous salue. Le courant m’a annoncé votre visite dont la raison m’échappe.

– Puissante Méra, dit Finns, la raison de notre visite est une bien triste histoire et nous te remercions de nous accueillir. Avec ton aide, si tu décides de nous l’accorder, nous retrouverons peut-être le frère de Coraline.

– Entrez me raconter ce qui vous amène chez Méra.

Les couleurs s’estompèrent et ils la suivirent à l’intérieur de ce bateau qui avait dû appartenir à un richissime marchand des mers, car malgré l’usure que l’eau avait exercée sur l’épave pendant des siècles, on devinait un mobilier sculpté dans les bois les plus rares. Des chandeliers en or, décapités, posés ça et là qui n’avaient de bougies que le souvenir. Méra passa devant un grand miroir, mais son reflet n’apparaissait pas, ce qui étonna grandement ses invités. Peut-être que Méra n’était qu’un fantôme après tout.

Leur hôtesse s’installa dans ce qui avait dû être un canapé rouge et fit un geste curieux. Sur la table se trouvait une étoile que Méra prit par un bras et plaça sur sa «tête», comme un petit chapeau de guingois. Nos amis eurent de la peine à garder leur sérieux, tout en racontant les raisons de leur visite.

-… et nous ne savons pas dans quelle direction commencer notre recherche, Méra.

– Vous avez bien fait de venir me voir, dit la pensée. Finns, va me chercher le grand rouleau qui se trouve dans le coffre dans la cale, pendant que Coraline me prépare un fourbi.

Finns partit à la recherche du coffre, pendant que Coraline se demandait bien ce que pouvait être un «fourbi». Il traversa plusieurs pièces sombres, illuminées par des petits poissons d’argent, et il vit soudain le coffre dont Méra avait parlé. Mais ses nageoires se figèrent quand il vit un squelette appuyé sur le coffre avec la nonchalance d’un gentilhomme. Ou un pirate peut-être? Malgré le sourire figé de ce personnage, rien ne semblait rassurer Finns qui rassembla tout son courage pour se rapprocher lentement du coffre et en ouvrir le couvercle. L’eau rendait la chose plus facile mais il dût pousser le squelette pour ouvrir le coffre et c’est dans un fracas au ralenti que soudain le pirate s’effondra en un tas d’os enchevêtrés. Finns prit rapidement le rouleau et nagea précipitamment vers le haut de l’épave, heureux de retrouver une ambiance moins glauque.

Il fonça à la surface pour prendre un peu d’air et redescendit aussitôt vers l’épave. Comme tous les dauphins, il avait besoin d’aller prendre l’air de temps en temps.

Quand il arriva dans ce qui semblait être la cuisine, il vit Coraline affairée au-dessus d’un grand plat

où grouillaient des algues, des escargots et des coquillages totalement inconnus. A la mine déconfite de son amie, il comprit que, hélas oui, Méra tenait à les honorer d’un repas avant de les laisser repartir. Les visites étant rares dans cette contrée, Méra avait bien l’intention de profiter un peu de cette compagnie bienvenue avant de les aider à poursuivre leur chemin. Chaque minute était précieuse et nos amis se demandèrent avec inquiétude combien de temps ils allaient rester, non pas des hôtes, mais des otages.

 

Dans le salon, un poulpe énorme s’affairait à dresser la table. La lenteur saccadée de ces nombreuses tentacules lui donnait une étrange précision pour accomplir sa tâche quotidienne. Car chaque jour, bien que Méra ne recevait pas souvent des visites, il mettait la table pour 8 personnes. Des assiettes qui restaient vides, des verres en cristal vides, des chaises à fantômes. Aussi, était-ce véritablement un jour (ou nuit ?) spécial. Sur les deux grands chandeliers s’étaient posés des centaines d’algues fluorescentes dont la lueur brillaient comme des étincelles d’épi de Noël. L’effet étaient saisissant.

 

Finns revint à la réalité quand Méra lui fit le geste d’approcher avec le rouleau. Il s’avança et Méra eut un geste insolite en lui caressant la tête comme à un chien qui amène un os. Finns trouva cela très déplacé, mais se ravisa en pensant que c’était bon signe.

Il allait enfin savoir ce qui se trouvait sur ce fameux rouleau où devait se trouver une piste. A sa grande déception, Méra, se leva, posa le rouleau sur le fauteuil et l’emmena par la nageoire en direction de la table en envoyant une pensée circulaire:

– Mais d’abord, mangeons, buvons et prenons le temps de se connaître un peu.

Finns ne put s’empêcher de sourire au mot «buvons» entourés d’eau comme ils l’étaient. Coraline les rejoignit et ils s’installèrent autour de cette magnifique table. Monsieur Poulpe amena la casserole et servit les convives. D’autres plats de coquillages, d’algues, de fruits de mer s’accumulèrent. Un véritable festin! Des centaines de crevettes s’activaient au service d’une manière fort curieuse: elles vidaient les coquillages, nageaient jusqu’à la bouche des invités et déposaient la nourriture sur leur langue. Il n’y avait qu’à se laisser nourrir.

Un flot de pensées diverses, tantôt chaleureuses, tantôt froides, accompagnèrent le repas, car Méra leur posa mille questions dont elle avait déjà les réponses. Une façon de sonder ses invités, car chaque fois qu’ils parlaient, des petites vagues se propageaient jusqu’à Méra qui les absorbait, en quelque sorte. Si bien qu’elle captait leurs émotions et tant qu’à faire, leurs pensées. Coraline et Finns se sentirent un peu engourdis par la richesse du repas et la magie du décor. Monsieur Poulpe apparut pour servir à chacun un concombre de mer comme digestif. Devant l’air surpris de Coraline, il lui montra comment faire en pressant doucement le concombre de mer. Un liquide blanc ressemblant à du plastique, jaillit en volutes qui flottaient dans l’eau. Il suffisait de saisir un bout et de l’absorber comme un spaghetti. Le goût était très sucré et Coraline comprit que c’était ce qui

ressemblait au plus près à l’acte de «boire» pour les créatures de la mer.

 

Il se fit tard. Même au plus profond de la mer, où le temps n’existe pas, il y a des rythmes et des sommeils à respecter. Finns sentit l’envie urgente de remonter à la surface pour prendre l’air, car un dauphin ne peut respirer dans l’eau. Tout le contraire des requins. Méra se fit silencieuse tout à coup, perdue dans ses pensées, que ses invités respectèrent. Elle se leva et ondula en direction de Finns le frôlant de ses tentacules de lumière. Elle semblait chanter des paroles inconnues qui eurent un effet apaisant sur Finns. Il était temps de leur révéler l’étendue de son pouvoir et en quoi il leur était utile. Soudain, le rouleau flotta vers le petit groupe de convives et se déroula lentement. Méra pria ses hôtes de s’approcher. Un étrange plan figurait sur le rouleau, une sorte de carte marine des profondeurs en trois dimensions. Méra leur indiqua l’endroit où se trouvait l’Épave de l’Ouest. Celle-ci était située tout proche de l’Abysse du Triton, -8’500 m de profondeur ! Ils apprirent qu’ils devaient continuer leur voyage dans cette direction et longer la crevasse vers le nord. Elle conseilla de ne quitter cette route sous aucun prétexte. En suivant les courants marins, ils arriveraient certainement à l’endroit où Ulysse avait été emporté. Avant que Finns proteste qu’il ne voyait pas comment entreprendre un tel voyage sans remonter à la surface pour respirer, Méra lui envoya le message qu’elle lui avait fait le don de l’élément EAU, c’est à dire qu’il pourrait, comme tous les autres poissons, vivre dans l’eau sans se noyer, sans avoir besoin de remonter à la surface. Ce don disparaîtrait dès qu’il deviendrait adulte.

Ils firent leurs adieux, quelque peu soulagés de quitter cet étrange navire perdu au fond de l’océan. Le poulpe leur donna à chacun un coquillage rempli de friandises de la mer, de quoi tenir un jour ou deux sans chasser. Méra devint plus brillante à mesure qu’ils s’éloignaient comme un dernier phare visible une dernière fois avant de prendre le grand large. Quelques poissons pilotes les accompagnèrent en chemin pour les guider dans la bonne direction. Peu à peu le silence devint leur seul compagnon de route. De chaque côté s’étendait un désert de sable et en dessous se dessinait un serpent sombre: la grande crevasse ou Abysse du Triton. Il suffisait de suivre ses ondulations vers une destination inconnue.

Ils avaient nulle part de chaleureux à proximité et ils se reposaient parfois en restant immobiles au dessus du vide. Ils entamèrent leurs réserves sans plaisir, en mangeant rapidement avant de continuer leur route dans cette morne plaine. Finns appréciait de pouvoir respirer sous l’eau ce qui lui permettait de rester à une profondeur toute nouvelle pour lui. Ils nagèrent pendant des nuits et des nuits perdant au fur et à mesure leur enthousiasme et leurs espoirs. Ils commençaient à regretter le monde de couleurs corail qu’ils avaient quittés. Et soudain, une nuit, quelque chose se passa. Au fond de la crevasse remplie de noir scintilla une toute petite lumière. Finns l’aperçut en premier. Puis une deuxième et une troisième petite lumière apparurent. Une grande forme sombre semblait porter ces lumières et se déplacer très lentement. Avant que Coraline n’ait pu émettre un son, Finns avait déjà plongé en direction de la crevasse pour approcher la chose. Coraline n’eut pas d’autre choix que de suivre son ami impétueux pour ne pas rester seule, d’autant plus que le courant était fort et que les poissons pilotes avaient disparus depuis longtemps.

Finns s’approcha de du géant sombre qu’il prit, à tort, pour une baleine. Sa joie de jouer avec elle tomba vite quand il heurta son museau à une surface métallique noire et glacée. C’était un sous-marin. Mais cela Finns ne comprit que trop tard et quand le sous-marin plongea dans les abysses, Finns et Coraline furent entraînés dans la chute. Lorsqu’il s’arrêta, nos deux aventuriers étaient dans la nuit la plus totale. Nageant tout collés l’un contre l’autre, tremblant de peur et de froid, ils amorcèrent leur ascension, mais rien ne leur indiquait qu’ils montaient vers la surface du précipice. Aucun repère, aucin objet. Il n’y avait rien. Sauf… une petite lueur au loin. En désespoir de cause, ils se dirigèrent vers elle. Soudain ils se trouveèrent museau contre museau avec la plus étrange et effrayante créature imaginable. Cela ressemblait à un assemblage d’os fluorescents, surmonté de deux immenses trous noirs à la place des yeux et une antenne, disons effectivement gracieuse, surmontée d’une petite lampe. Le plus effrayant était la gueule pleine d’immenses dents! Finns et Coraline restèrent pétrifiés devant ce poisson-pêcheur qui semblait mort. Soudain, ses yeux roulèrent pour les fixer d’un regard rouge de veines serpentines. Sa surprise fût égale à celle de nos amis. Il les salua très lentement et leur demanda ce qui les amenait si profond. Finns tenta en style télégraphique d’expliquer leur quête. Mais le froid paralysait sa bouche et il articula quelque chose comme :

– B’jour… che’chons f’ère Co’alie pe’du…

– Ah vous cherchez aussi ?

– … ?

– Moi aussi je cherche ma femme pêcheuse pour l’épouser, mais dans cette immense pénombre, comment la trouver ?

– Non, nous che’chons Ulysse !

– Abysse ? Mais vous y êtes !

– Ulysse est un poisson BLEU

– Ici, c’est tellement plus noir que bleu. Vous ne verrez RIEN.

Finns perdit courage à parler à ce poisson immobile et sourd qui tournait de l’œil. Il était vraiment effrayant. Le poisson-pêcheur sembla comprendre leur désarroi et il s’alluma un peu plus. Ce qui devait témoigner d’une certaine émotion.

– Je peux vous aider à voir mieux !

– Comment ?

– Attrapez ma boule lumineuse et elle se détachera. Ne vous inquiétez-pas, elle repousse. Vous la lâcherez et elle vous guidera vers le haut de la falaise.

Finns s’approcha de la boule qui dodelinait au bout de l’antenne et la détacha doucement. Effectivement, elle se mit à monter lentement comme un ballon vers ce qui semblait être la direction du ciel. Sans s’attarder, ils remercièrent le poisson-pêcheur désormais dans l’ombre et suivirent la petite boule lumineuse. A mesure qu’elle montait, la boule devint de plus en plus grande jusqu’à devenir de la taille d’un ballon de foot. Il leur fallu une bonne heure pour voir le bord de la falaise qui se découpait comme une rivière. Leur joie était immense, même s’ils avaient perdu un temps précieux. Dès qu’ils dépassèrent le bord de la falaise, le courant les entraîna vers le nord.

 

Suite: 2e partie “Et Ulysse dans tout ça?

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