Tu ris, je pleure. Tu dors, je danse…
Je ris, tu pleures. Je dors, tu danses…
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Tu ris, je pleure.
Tu dors, je danse…
Sais-tu quelles seront les couleurs
Qui resteront de notre enfance?
Quand nous seront loin d’elle
Et que nos ailes, si belles
Aux jours de nos «avants»,
Abîmées par le temps,
Ne s’envoleront plus
Qu’au gré des souvenirs…
Et ne frémiront plus
Qu’au rythme des soupirs?
Je ris, tu pleures.
Je dors, tu danses…
Dis-moi quelles seront les couleurs
Que retiendront nos existences?
Quand les sons les plus purs
Ne nous atteindront plus,
Et que les fruits bien mûrs
Ne nous raviront plus…
Le temps, au bout du «conte»,
De ses griffes redoutables
Aura gravé, profonde,
Son empreinte implacable.
Tu pars… J’ai peur.
Je pleure. Tu ris…
Déjà tu devines les couleurs
Qui peupleront ton infini…
Rien ne t’atteindra plus
Lorsque j’aurai vieilli,
Le temps n’a pas voulu
T’accorder de sursis.
Tu minimises, tu me rassures
De paroles essentielles.
Ta flamme s’éteint, je me fissure,
Loin de moi déjà tu t’encielles
Tu t’envoles, je demeure.
Je vis, tu meurs…
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