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© 2021 Jordann

Chapitre 1

1

Une histoire de rencontre pleine de promesses mais qui se termine mal!
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Black and Tan Fantasy

 

Synopsis/personnages : Elle, 43 ans, avocate, célibataire, liaison avec un commissaire de police, parents aisés vivants à Nice, une sœur mariée à un enseignant. Elle aime lire, nager, elle est gourmande, sensuelle, indépendante mais fleur bleue. Elle peint, des aquarelles, suis des cours d’anglais et passe ses vacances chez ses parents.

Lui, 32 ans, publicitaire, divorcé, une fille de 10 ans, aime écrire (il a la passion des slogans), réaliste et romantique, il aime le cinéma, la bonne chère et les bons vins, il sort épisodiquement avec un mannequin de 24 ans.

 

 

Elle ‘’ vous me permettez de partager votre table ?

Lui ‘’ je vous en prie !

Elle ‘’ avec ce soleil, il y a foule ‘’

Lui ‘’c’est une des terrasses que je préfère

Lui, elle a des yeux.. et avec cette coupe de cheveux !

Elle, Il est bien ce type, jolie chemise, manteau cachemire.

Lui, elle à l’air mince, jolies mains, très soignées.

Elle, pas de bide, je dirais la belle quarantaine.

Lui ‘’ c’est la première fois que je vous vois ici ‘’

Elle ‘’ le mercredi, quand il fait beau, je vais dans un institut, tout près ‘’

Lui ‘’ c’est ce nouvel institut en bas de la rue, welness.. quelque chose ‘’

Elle ‘’ c’est ça, ils sont magnifiquement équipés ‘’

Elle, j’aime ses cheveux, quoique un peu longs derrière.

Lui, sac coûteux, a priori pas d’alliance.

Elle, dommage qu’il fume et puis cette gourmette.. discrète mais je déteste, c’est drôle, ça ne colle pas avec le personnage.

Lui, il y longtemps que je n’avais croisé quelqu’un qui me fasse autant d’effet.

Lui ‘’ j’espère beaucoup qu’il fera beau mercredi prochain ‘’

Elle ‘’  seulement le mercredi ?

Lui  ‘’ le jour où vous reviendrez ‘’

Elle ‘’  aux hasards du temps alors, au revoir monsieur ‘’

Lui  ‘’ madame ’’

 

Le mercredi suivant..

 

Lui ‘’ ohé, bonjour, j’espérais vous voir ‘’

Elle ‘’ ah, c’est gentil, bonjour  .. ‘’

Lui  ‘’ je m’appelle Frédéric Sand et vous.. ‘’

Elle ‘’ Mareva Berci, enchantée, le temps n’est pas aussi beau que la semaine dernière, enfin, il fait doux ‘’

Lui, elle est encore plus belle que la dernière fois.

Elle, j’ai vraiment du plaisir à le revoir, je n’aurai peut-être pas dû venir !

Lui, si elle savait comme j’ai souvent pensé à elle.

Elle, pourquoi est-ce qu’il à mis son Lacoste dans le pantalon, il est si tendu qu’on voit un début de bourrelet.. au lieu de le laisser flotter ..

Elle ‘’ Je n’ai pas beaucoup de temps, mon cours est dans une demi-heure ‘’

Lui ‘’ qu’est-ce vous prenez ? de l’eau, comme la dernière fois.. ‘’

Elle ‘’ oui, volontiers, c’est plutôt indiqué quand on va se dépenser ‘’

Lui ‘’  vous me paraissez être dans une forme magnifique, vous devez avoir un secret ‘’

Elle, il me regarde comme un gamin regarde un sapin de Noël à l’heure des cadeaux, c’est plutôt agréable.

Lui, j’aimerai la prendre dans mes bras là, tout de suite.. ma parole, je suis en train de tomber amoureux !

Elle, je ne suis pas sûr que c’était une bonne idée de m’arrêter à cette terrasse aujourd’hui ; mais c’est vrai que j’en avais envie.

Lui, il faut que je la revoie, que je l’invite, il ne faut pas qu’elle s’échappe.

Elle ‘’  un secret.. pas vraiment, plutôt l’art de cacher ses défauts ‘’

Lui ‘’ j’aimerai avoir la chance de les découvrir.. Excusez mon franc parler mais j’aimerai vraiment que vous m’accordiez une chance de vous connaître mieux ‘’

Elle ‘’ comme vous y allez, je ne suis pas sûr que cela soit une bonne idée, qu’est ce qui vous fais croire que je suis libre ?

Lui ‘’ je n’imagine pas que vous n’ayez pas un ou des hommes à vos pieds, ce qui est sûr c’est que je les déteste d’ors et déjà cordialement ‘’

Elle, hé bien, sabre au clair le jeune homme, ça n’est pas désagréable mais je n’ai pas besoin d’une nouvelle histoire et d’un grand chambardement, c’est juste un gentil dragueur.

Lui, aïe, elle se ferme, j’ai été trop vite, il faut que je limite les dégâts.

Elle, avec son air contrit, il est à croquer.

Lui, ouf, elle sourit, rien n’est perdu, il faut que je trouve les mots.

Elle ‘’  j’ai quelqu’un dans ma vie et c’est quelqu’un de très bien et qui me convient parfaitement ‘’

Lui ‘’ d’accord, touché, je suis maladroit mais convenez que c’est un peu de votre faute, cela devrai être interdit d’être aussi séduisante ‘’

Elle ‘’ Vous avez le compliment un peu facile, non.. ‘’

Lui ‘’ J’en pense sincèrement chaque mot, je vous en prie, permettez-moi de vous revoir ; ce sera la dernière fois, ensuite, si c’est ce que vous souhaitez, je vous promets de disparaître ‘’

Elle, un peu gonflé quand même, avertissement !

Lui, tant pis, je fonce, je ne me reconnais plus

Elle, décidément, il a l’air sérieux..

Lui, c’est le moment de vérité, j’ai comme une barre à l’estomac..

Elle ‘’ Il est temps, je n’aime pas être en retard..’’

Lui ‘’ donnez-moi au moins un numéro où je puisse vous joindre ‘’

Elle ‘’ ça ne me paraît pas très raisonnable, enfin, voilà mon numéro au bureau, extension 42, je me sauve, au revoir ‘’

Lui ‘’ formidable, à bientôt’’

 

5 jours plus tard, au restaurant..

 

Lui ‘’Je suis ravi de vous revoir, je vous en prie, asseyez-vous’’

Elle’’ bonjour, je suis en retard, une audience qui à traîné’’

Lui’’ vous êtes toute pardonnée cher maître, difficile à mettre au féminin, vous en conviendrez..’’

Elle ‘’ Je l’ai déjà entendu souvent, avec des variations, c’est un bon exemple de ces nombreux métiers qui ont été trop longtemps la chasse gardée des hommes ‘’

Lui, ce tailleur orange lui va à ravir, elle à l’air si fraîche, on ne dirai pas qu’elle sort d’une journée de travail.

Elle, tiens, le coiffeur est passé, c’est mieux. Il a vraiment l’air d’être aux anges et plutôt nerveux.

Lui, je ferai bien d’essayer d’être plus spirituel ou de me taire, c’est fou ce qu’elle est délicieuse.

Elle, mais qu’est-ce que je fais là, est-ce que je vais en parler à Roger ?

Lui’’ c’est formidable que vous soyez là, je n’ai pensé qu’à ce moment-là tous ces derniers jours.. Pardon d’être si direct mais je préfère me montrer comme je suis, sans trop de détours.

Elle ‘’ j’avoue que je me surprends moi-même, la dernière fois que l’on s’est vu, j’étais décidée à ne pas donner suite..’’

Lui’’ je le prend comme un compliment.. alors vivons le moment présent, disons que ce soir nous sommes deux naufragés sur une île déserte, pas d’échappatoire disons.. jusqu’à l’heure de cendrillon.

Elle ‘’ va pour l’île déserte, tant que c’est un ‘désert’ comme celui-ci, cet endroit est très chaleureux.

Elle, il a vraiment du charme, un côté juvénile avec quand même pas mal de maturité, j’aime ses mains fortes, les ongles courts.

Lui, je plane, tout m’enchante, ses pattes d’oie au coin de ses yeux verts, étrangement clairs, les dents régulières, canines pointues quand même !

Elle, il est très à l’aise avec son environnement, il à été parfait avec le maître d’hôtel, bonne éducation.

Lui, j’ai tellement de questions, par où commencer ? Elle est quand même intimidante par moment.

Elle’’ alors, qu’est-ce qu’on mange de bon ici, c’est plutôt la cuisine du sud si j’en crois le décor et l’atmosphère’’

Lui’’ le patron est de Marseille, c’est un ami. Il y a d’excellents poissons grillés et plein d’autres bonnes choses, en général c’est lui qui me fait le menu, je n’ai jamais été déçu, vous aimez la cuisine méditerranéenne ?

Elle’’ j’ai passé toute mon enfance à Avignon, alors.. je suis comme à la maison, vous avez fait un bon choix’’

Lui’’ génial, goûtez-moi ce petit rosé, c’est une petite merveille. Je bois à ce moment, c’est un peu magique, ça fait partie des moments cadeaux.

Elle, il est beau quand il s’anime, il a un regard tellement pénétrant, j’ai de la peine à le soutenir, ça n’est pas habituel, c’est grisant et un peu déstabilisant, il me fait vraiment de l’effet, il faut que lui trouve quelques bons gros défauts !

Lui, voilà Jean-Pierre, le patron, je vois qu’il est impressionné, il va faire son grand numéro.

Elle, le patron et lui c’est comme deux larrons en foire, je parie qu’il fait partie de l’offensive de charme, c’est Pagnolesque.

Lui, sacré Jean-Pierre, il ne décolle plus, quand il part dans ses recettes..

Il est aussi sous le charme, c’est une épidémie !

Lui ‘’ C’est parfait Jean-pierre, dis donc, il me semble que ça sent le brûlé.. Il a compris, c’est un mec en or, trop généreux pour gagner vraiment de l’argent, son bonheur c’est de faire plaisir, c’est pour ça qu’on est devenus très copains, on partage la même philosophie.

Elle’’ c’est vrai qu’il est adorable, j’ai un peu l’impression d’être en vacance chez moi, enfin à Nice, chez mes parents.

Lui ‘’ comment en êtes-vous arrivée à faire du droit, c’est une vocation ?

Elle ‘’ non, c’est plutôt une démission, j’aurai voulu être danseuse.. et cela ne plaisait pas à mon père, de plus je ne crois pas que j’avais la volonté suffisante pour aboutir.

Lui  ‘’ j’espère qu’il vous reste quelques rêves à réaliser, ça aide à vivre vous ne trouvez pas ?’’

Elle ‘’ plutôt oui, alors parlons des vôtres, quels sont ceux que vous avez réalisés ?

Lui ‘’ je fais un métier que j’aime, enfin que j’aimais, publicitaire. J’ai moins de plaisir maintenant, tout est devenu très.. comment dire ? inféodé, encadré, c’est le client qui dicte le plus souvent sa volonté ; c’est au détriment d’une certaine liberté créatrice. En même temps, le positif c’est que l’imagination est au pouvoir, il n’y a plus guère de tabous et le volume de travail est considérable, c’est une branche qui ne cesse de se développer.

J’ai été un peu moins bon dans ma vie personnelle, je suis divorcé, enfin je n’aime pas le mot, je préfère séparé, une séparation volontaire, sans trop d’amertume. Et puis j’ai une fille de 10 ans, une petite merveille !’’

 

Elle » j’aime ce qu’il dit et comme il le dit, c’est un tendre, quand il penche la tête avec son sourire en coin, je craque, il me fait envie, c’est complètement dingue !

 

Lui »elle mange avec tellement de grâce, on ne voit jamais ce qu’elle a dans la bouche, pas comme Sandra. Cette bouche, j’en mangerais, respirons, je sens comme une raideur, incroyable l’effet qu’elle me fait, il faut que je pense à autre chose, juste un moment, tiens, à la concierge d’en face avec ses pantoufles éculées, ses bas en tire-bouchon et ses poils au menton. Voilà, ça marche pas mal. .mais pour combien de temps ? Ouf, je peux me lever pour aller aux toilettes sans une gênante protubérance.

 

Elle » il est un peu chiffonné du pantalon mais c’est est bien coupé, ça lui fait un joli cul, j’y mettrai bien la main ! Dis donc tu débloques ma fille, je me conduis comme si j’avais 20 ans, si ce pauvre Roger savait, lui qui est déjà facilement soupçonneux.

Lui » de retour ‘’ Parlez-moi de vous, si j’ai bien compris, il y a un heureux homme dans votre vie’’

Elle ‘’ oui, cela fait 4 ans, bientôt 5.

Lui ‘’ pas de mariage en vue ?

Elle ‘’ non, je n’aime pas les contrats, c’est peut-être paradoxal pour un avocat.. enfin je suis aussi bien placée pour en connaître les contraintes. En fait j’ai fait un choix professionnel et je trouve que c’est trop tard pour avoir des enfants, alors.. et puis il est policier, pas une vie très rangée c’est le moins que l’on puisse dire ; il est commissaire à la « BRB «

Lui, elle en parle avec ..un certain détachement, un peu de lassitude peut-être .. mais un flic, quand même. Je me vois mal coincé entre le code et la matraque, c’est bien ma chance !

Elle, la maison poulaga, ça fait toujours de l’effet, il a l’air un petit peu refroidi.

Lui, ça à l’air de l’amuser, je ne vais quand même pas me laisser impressionner par la maréchaussée. Elle à des mais si fines, j’imagine ses doigts autour de.. ça recommence, vite penser à autre chose.

Elle, je vais le bousculer un peu pour voir.

 

Elle ‘’ je vous le présenterais si vous voulez, il est assez ombrageux, mais très sympathique quand on le connaît ‘’

Lui ‘’ je comprend qu’il soit jaloux, j’irai même jusqu’à dire que voudrai bien lui donner de bonnes raisons de l’être !

Elle ‘’ et des bonnes raisons ce serait..’’

Lui ‘’  je ne sais pas.. lui faire perdre son exclusivité par exemple, si exclusivité il y a bien sûr !’’

 

Elle, ça se corse, il est vraiment déterminé et puis.. le culot avec son exclusivité, il me prend pour qui ! Calme, ma fille, je le provoque, il me provoque à son tour, c’est de bonne guerre et puis j’aime plutôt ça, il y a tellement de mecs qui s’écrasent pour un oui ou un non aujourd’hui..

 

Lui, elle n’a pas trop aimé, je me demande comment elle va réagir..

Elle, toujours son petit sourire narquois et charmeur, si je l’avais entre quatre yeux, je lui ferai changer de registre.. je me demande comment il est au lit ?

Son portable sonne, elle consulte l’écran..

Elle ‘’ quand on parle du loup.. bonsoir toi, oui, ça été, j’ai obtenu six mois de moins.. je sais mais c’est mon boulot. Je suis en train de dîner avec un monsieur, non tu ne le connais pas.. où ? ça s’appelle ..heu ! le Panier, c’est très agréable. Toujours la même affaire, mon pauvre, soit prudent, au revoir, moi aussi.. non, non, je me lève tôt demain.. ciao !’’

 

Elle ‘’ il est intrigué, ce n’est pas mon habitude de passer une soirée avec un inconnu..’’

Lui ‘’ un inconnu, c’est un peu vache, sans jeux de mots ; il me semble que je vous connaît depuis longtemps.. ou que je vous attendais depuis longtemps !’’

Elle ‘’ écoutez Frédéric, vous êtes quelqu’un de plaisant, pas ordinaire à certains égards et j’avoue que je vous trouve un certain charme sinon je ne serai pas là mais.. essayez, je vous en prie, de ne pas me considérer comme une conquête, j’aime quelqu’un d’autre, ma vie me convient, je ne suis pas en manque.. alors d’accord pour une soirée copains.. ou il vaut mieux couper là !’’

Elle, non mais ! Ce coup de fil de Roger à un peu rompu le charme, pourquoi est-ce que je me laisse embarquer comme cela ? Est-ce que ça veut dire que je suis à la fin d’une histoire. Je ne sais plus où j’en suis et lui qui a l’air tout catastrophé ! si on était seul j’irai me mettre à califourchon sur lui et je prendrai sa tête dans mes bras.. et puis, ces lèvres pleines sur de belles dents régulières..

Lui, Sand tu es un con, pourquoi la ramener alors qu’elle vient de parler avec son Jules, bien fait pour ma pomme. .n’empêche, elle est encore plus désirable que jamais, j’ai vraiment envie de me battre, même contre un chef poulet, on est deux dans la basse-cour maintenant !

 

Elle, ce qu’il me faut c’est un dessert avec un bon verre de ce rosé qui se boit comme de l’eau, on dirait qu’il m’a entendu, le voilà qui remplit mon verre, surtout, il se donne une contenance.

Lui, bon, profil bas, laissons passer l’orage, d’ailleurs elle sourit en regardant un couple voisin, le genre ‘Dubout’.

Elle ‘’ Vous avez vu, c’est trop drôle, elle pioche dans l’assiette de son vis à vis qui à l’air complètement résigné, elle doit bien faire le triple de son poids à lui, pardon mais j’ai un fou-rire.. j’espère qu’ils ne sont pas aperçus qu’ils en sont la cause ‘’

Lui ‘’ elle est tournée vers vous, elle mastique comme une vache au pré, attention, je crois qu’elle se lève, elle vous à entendu, elle vient vers nous.. elle à l’air furax, vous êtes dans de beaux draps !

Elle ‘’  vraiment, je n’ose plus me retourner, on va lui expliquer qu’on rit d’une plaisanterie que vous avez faites sans rapport avec eux..’’

Lui ‘’ moi, rien du tout, je vais lui dire la vérité, que vous êtes en train de vous ficher d’eux..’’

Elle se retourne ‘’ mais vous êtes un horrible menteur, et comédien en plus, j’étais sûr que c’était vrai et que vous étiez un trouillard et.. et.. voyou va !’’

Lui, j’adore son rire et quand elle s’est penchée en retenant ses cheveux, il m’a semblé qu’elle n’avait pas de soutien-gorge, cette vallée me donne le vertige, plutôt poires que pommes, mûres, un peux tombantes.. juste comme je les aime, au secours. .en plus ces longues jambes quand elle s’est levée tout à l’heure, elle marche comme une princesse. Jean-Pierre n’arrête pas de me faire des signes, les pouces levés et il se marre !

Elle, bien joué sa petite comédie, Il me semble qu’il y a longtemps que je n’ai pas ri comme ça ; il faut peut-être que je freine un peu sur le vin, je me connais, un petit verre de trop et j’aurai de la peine à garder la distance. Allez, petit tour chez les Lady’s, pipi, revue de détail et rafraîchissement de la façade.

 

Lui, elle à bon appétit, plus mangé que moi et elle ne crache pas dans son verre, je suis sûre qu’elle cuisine bien, je me demande comment c’est chez elle.. voilà mon Jean-pierre qui profite de la pause pour ramener son grain de sel !

Jean-Pierre ‘’ alors mon grand, tout se passe bien, t’as l’air d’être sur un petit nuage.. faut dire, y a de quoi ! superbe cette nana, autre chose que ton mannequin à roulette, ça c’est une femme ! Alors ne la laisse pas filer..’’

Lui ‘’ du calme, on se connaît à peine et elle est surveillée par la police..’’

Jean-Pierre, qu’est que tu me bonimente, c’est pas le genre délinquante ça, t’es sérieux ? ‘’

Lui ‘’ elle vient de me l’avouer, paraît qu’elle a tous le temps quelqu’un au train, tu te rends compte.. ! D’ici à ce que je me retrouve au Quai..’’

Jean-Pierre ‘’ c’est pas possible, tu charries et..’’

Lui ‘’ fait gaffe elle revient ‘’

 

Elle ‘’compliment, les rougets étaient parfaits et votre Tatin, un délice, j’ai pris deux kilos ce soir, alors.. on complote ! ‘’

Jean-Pierre ‘’ non.. non,  je disais justement que c’était un plaisir de faire la cuisine pour ceux qui, comme vous, qui apprécient vraiment.. je me sauve, je vous envoie deux petits blancs de blanc de derrière les fagots, rien de tel pour digérer ! ‘’

Elle ‘’ c’est bizarre, il me regarde d’un drôle d’œil, qu’est-ce que vous lui avez raconté.. ? ‘’

Lui ‘’ moi, oh juste que vous travaillez pour la répression des fraudes et que vous aviez des scrupules à le contrôler, comme c’est un ami et qu’il nous a si bien reçu.. ! ‘’

Elle ‘’ non, vous avez fais ça, mais vous êtes un affreux, le pauvre, il faut que je rétablisse la vérité..’’

Lui ‘’ laisser-le mariner, je le connais, il ne vous laissera pas partir sans vous faire l’article, pour autant qu’il me croie.. il est plutôt méfiant avec moi, j’ai l’habitude lui faire des blagues ‘’

Lui, elle s’est parfumée, c’est discret mais perceptible, ces boucles d’oreilles lui vont bien.. comme j’aimerai qu’elle les enlève pour moi, en général quand une femme les ôte c’est qu’elle s’est décidée à sauter le pas. Elle les posera sur une table de nuit ( ma table..) ou dans la salle de bain( ma salle ..), c’est le premier ou le dernier geste intime du déshabillage..

 

Elle, je l’imaginais plus compassé, il est très gai avec par moment comme une ombre de tristesse, c’est un mélange plaisant, excitant même. Bon, il est temps que je rentre, voyons comment il organise la sortie.. s’il me propose un dernier verre, je refuse.. je serai curieuse de.. mais non, je suis fatiguée et j’ai besoin de prendre un peu de distance.. de voir où j’en suis.

Lui, elle a rangé ses cigarettes, jeté un coup d’œil à sa montre, le signal est donné, je  demande l’addition.

Elle, heureusement que j’ai ma voiture, on va se quitter sur le pas de porte, c’est très bien comme ça.

Lui ‘’ Vous avez envie de rentrer ? ‘’

Elle ‘’oui, j’ai passé une très agréable soirée mais j’ai eu une longue journée, je me réjouis de me plonger dans ma baignoire’’

Lui ‘’ comme tout ce qui est bon, c’était trop court.. Jean-Pierre, l’addition s’il te plaît ! ‘’

Elle sourit, sans commentaires

Lui ‘’ je vous raccompagne ! on va prendre un taxi ‘’

Elle ‘’ c’est gentil mais j’ai ma voiture’’

Lui ‘’ Est-ce que je peux vous demander de me déposer, j’habite à cinq minutes d’ici ? ‘’

Elle ‘’ pas de problème’’

Elle, c’était trop simple, il va faire une tentative, bah, on verra bien !

Lui, je vais lui proposer un dernier verre, on ne sait  jamais et puis j’ai changé les draps, donné un coup à la salle de bain, caché le peignoir de Sandra et j’ai des préservatifs dans la table de nuit.

Elle, il paye cash, je me demande combien ça fait, à mon avis il ne doit pas rouler sur l’or avec une pension sur le dos.

Lui, j’ai trop mangé, je me sens un peu gonflé, il faut que je rentre mon ventre.

Ils prennent congé du patron et gagnent la voiture

Elle, il m’ouvre la porte, c’est agréable, la galanterie devient rare.

Lui, elle moins grande que je pensais, j’ai frôlé ses cheveux, soyeux, ils sentent bon.

Elle, en route, allez, on dépose le colis et dodo.

Lui, sa jupe est un peu remontée, il faut que je repense cette brave concierge !

Elle, ma parole il bande ou est-ce que j’hallucine, il a replié sa jambe, sûrement parce que cela le gêne. Ça me rend toute chose, je suis quand même tentée.. je me le prends et après fini, petite récréation.. Mais je crois que j’ai envie de le revoir, dans ce cas, exclu. Il me fais signe que l’on arrive.. c’est l’instant de vérité !

Elle ‘’ je m’arrête là, c’est cet immeuble ? ‘’

Lui’’ oui, au troisième, dans l’angle, la vue est pas mal… vous ne voulez pas vous arrêter quelques minutes.. j’aimerai beaucoup, je veux dire… j’ai pas envie de me retrouver tout de suite en tête à tête avec ma brosse à dent, c’est trop déprimant ! ‘’

Elle rit ‘’ non, merci, peut-être une autre fois, il faut que je rentre ! ‘’

Lui ‘’ bon, mais vous me promettez que l’on se reverra, je peux vous appeler..’’

Il se penche, l’embrasse au coin des lèvres, elle ne se dérobe pas, il s’empare de ses lèvres, l’échange est tendre mais bref, elle le repousse gentiment mais fermement.

Elle ‘’ allez-vous en maintenant ou j’appelle la police.. ! merci pour cette soirée, j’ai eu beaucoup de plaisir,  bonne nuit ! ‘’

Lui ‘’ ok, je m’incline, mais je ne vous quitte pas, je sais que je ne vais pas cesser de penser à vous.. il faudra vous y habituer, dieu que vous êtes belle.. au revoir Mareva, Mareva, comme on se reverra ! ‘’

Elle ‘’ bonne nuit Frédéric’’

Elle démarre et avec un grand sourire..

‘’ et mes amitiés à votre brosse à dent ! ‘’

Il reste planté sur le trottoir jusqu’à ce que la voiture ait tourné le coin de la rue.

Lui, ah la vache, salutations à ma brosse à dent ! Et avec son magnifique sourire ‘’ je vous adore, espèce de petite peste’’

Elle, tout en roulant, hou là, j’ai failli craquer, je me sens toute chose et lui était dans tous ces états, c’est fou ce que c’est craquant un mec qui vous désire et qui se retient dignement. J’ai été un peu vache quand même, enfin, je dois quand même avoir un petit verre de trop pour faire des plaisanterie sur la police et sur sa brosse à dent.. le pauvre, je le vois dans sa salle de bain, avec sa brosse plantée dans la bouche et une belle érection..

Elle rit aux larmes.

Elle n’a pas pu éviter le camion des éboueurs déjà engagé dans le carrefour, le choc est terrible, mortel.

Il a entendu l’horrible bruit et il a couru, comme un fou, vers le désastre, l’insupportable évidence. Il se rappellera à jamais cette musique, elle jaillissait d’un bar sur la place…Black and Tan Fantasy, Duke, Duke Ellington.. je ne l’oublierai jamais !

Cris d’acier dans la nuit

Larmes de suie, en pluie

Une vie qui s’enfuit

Ses yeux fermés, il supplie

*

Black and Tan Fantasy

          Please Duke, play for me

Black and tan Fantasy

Encore and more
More and encore, and more, and more..

Néons et gyrophares, trop tard

Il ne veut pas y croire

Ne plus jamais la revoir

Que dans les miroirs de sa mémoire

*

Tape, tape sur le noir tambour

De la mort, de l’amour

Rythmes d’un cœur explosé

Sur les asphaltes glacés

*

Il voit tourner les oiseaux noirs

Dans le ciel d’ivoire

Galoper des chevaux d’ébènes

Hurler les sirènes

*

Entre les voiles noirs

De cette nuit de charbon

Il déchire les écritoires

De sa raison à l’abandon

*

Il n’est plus qu’une ombre

Couleur d’outre-tombe

Et il boit ces notes noires

Pour noyer son désespoir

Black and Tan Fantasy

Play Duke, play for me

More et encore

Black and tan Fantasy

Please Duke, play for me

Black and tan Fantasy

Encore and more, and more, and more..

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