Les mots trouvés par le chanteur pour dire une fin de journée. Retour en un soi émotionnel d'une chanson que je ne savais pas connaître et qui vient en une toute douce fulgurance m'en dire un peu plus à notre sujet.
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Message quotidien:

 

« Moins de 6 % en thérapie intensive en Italie. Moins 7 % pour le solde des patients positifs. Les décès, les nouveaux cas. Peut-être « Les jours meilleurs » de Maxime Le Forestier »

 

Le soir tombe dans sa lumière de mai. Des robes éclosent aux arbres noirs du boulevard. Les pensées partagées dans l’air et à travers les champs électriques. Nous craignons la transmission pour n’avoir pas vu mourir le nombre, dans l’impérieux et vain souci d’échapper aux statistiques.

 

Le bon côté de la barre, l’envers des précipices.

 

Tous les jours à 18 heures 15, je vérifie les chiffres d’Italie et les communique à quelques amis.

 

Optimisme des faits et mémoire des émotions. Matins gris blancs, cauchemars jusqu’au retour des aurores avant l’immersion dans l’éteignoir. M’est venue à l’esprit la musique, qui est plus qu’une façon de dire, de Maxime Leforestier chantant « les jours meilleurs ». Je ne savais pas que ne n’avais pas oublié cette chanson. Et je la remercie d’avoir bien voulu me revenir. Sans savoir exactement de quoi ça parle, m’étant avec lui perdu dans les latitudes des années six, sept, huit et neuf, j’ai pris la peine de l’écouter mieux et l’ai trouvé très belle, appropriée, bienvenue, douce, lucide, enchantée, animée, charmeuse et charnue. A la fois tout cela, content que Maxime l’ait écrite sans ajouter le couplet « covid » que la réalité nous assène pour ne plus nous en sortir.

 

« juste des jours meilleurs », avec le sourire des variétés qui n’ont plus à taire leur nom. Les temps ne changent pas, c’est notre sourcillement qui se fait, et se veut, différent. Trouvée, regardée, écoutée, transmise, partagée, nul besoin de la désinfecter. Elle est là sobre en soi.

 

Les jours meilleurs sont insensibles à notre appel et ne nous le font pas dire sachant dans leur réel ignorant que nous saurons ravir leur silence pour fleurir à travers ciel.

 

Soirs d’avant…

 

… constitutifs de notre vie. Chansons, sonorité, sens des mots, mots dépourvus de sens, mélodies, un tout émotionnel avec des repères. Spontanéités entrelacées dans ce même tout qui ne s’appartient plus. Une phrase vient, les vagues sur la coque, le sang battu par les cœurs, tranquillité des souvenirs, ressac du silence, vides les coques , la chanson flotte au vent, griffe le visage en passant d’une lune pleine qui se mire dans le noir. Je fais quelques pas. Un homme privé de liberté a sauvé ma journée et Maxime lui a redonné quelque espoir. « Les jours meilleurs » saisis au grand soir de nos amours intérieures m’appartiennent autant qu’ils m’ont échappés. C’est si vrai dans cette pleine et entière facticité au creux d’on ne sait plus trop quelle épaule.

 

C’est le tout que j’avais à l’esprit et ces quelques syllabes sur autant du notes, un son élévé ou rabattu, on ne garde qu’un élan en soi, celui des soirs d’avant, vers les jours meilleurs ici plus qu’ailleurs, par-devant mieux qu’au delà.

 

On aime quelques chansons seulement par auteur, quelques notes peut-être, dans son univers.

 

Avant la fin, on est aimé par l’auteur oublié.

 

 

 

 

 

 

 

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