Insérer un lien

Choisissez l'histoire et la page vers laquelle vous souhaitez faire pointer le lien

Insérer Annuler

© 2017 Rose webwriter premium915 vues

Créé le: 26.09.2016, édité le: 26.09.2016

Je séjourne dans un petit village crétois, un règne de calme et de silence.
Un bruissement dans les branches de palmiers. Le vent s’annonce par son sifflement, il souffle en rafales et, en traversant la terrasse emporte des feuilles, des fleurs séchées, déplace un ustensile oublié.
Au loin, on entend l’ondoiement de la mer comme un bâton de pluie qu’un guide balancerait pour aider les méditants à se centrer.
Le vent se tait et l’oreille perçoit des chants d’oiseaux, des piaillements. Un chien aboie, il se croit obliger d’avertir son maître du passage d’une moto. Quelques mouettes criardes traversent le ciel. Deux corbeaux se poursuivent en croassant à qui mieux mieux.
Oh ! Maître coq est resté endormi, son cocorico retentit tous azimuts alors que le soleil, déjà à son zénith, darde ses rayons. Dames poules caquettent moqueuses et semblent lui dire : nous n’avons pas attendu ton appel pour pondre nos œufs.
Plus loin, on reconnaît des jeux d’enfants et des roucoulements de pigeons. Alors que le soleil descend lentement derrière la montagne, des bêlements de moutons se font encore entendre.
Avant le coucher du soleil, je monte avec ma harpe sur la colline d’Asclépios. Je m’installe sur les marches du temple en ruine mais je n’ai pas le temps d’appuyer la harpe contre mon épaule que cette dernière se met à jouer. Est-ce le vent ou le dieu guérisseur qui a choisi cette musique? Les cordes vibrent et des sons cristallins retentissent dans les airs rendant ce site mystérieux. Mes doigts restent figés sur le corps de l’instrument. Tous mes sens sont émereillés par la magie de cette mélodie.
Page 1 sur 2 1 commentaire 1 2
r