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© 2017 André Birse webwriter premium1096 vues

Hannibal lecteur Créé le: 20.07.2016, édité le: 12.08.2016

Cette expression récurrente de dépassement de la fiction par la réalité. Un assassin célèbre aux États-Unis, qui a tué notamment ses grands-parents, dit encore, longtemps après la commission de son acte, combien il a été surpris d’observer la rapidité avec laquelle un être vivant peut être transformé, d’un instant à l’autre, en cadavre un peu ridicule et chosifié. Pour lui, voilà tout. J’ai ce souvenir de lecture. Il y en a d’autres. Comme celui, plus récent, de Sirhan Sirhan qui a assassiné Robert Kennedy, le 5 juin 1968, et doit aujourd’hui encore, pour avoir une chance d’être libéré sur parole, se déterminer sur son geste criminel dont il ne se souvient pas. Dire ce qu’il en pense alors qu’il ne peut y penser, mais le réinventer pour redonner une chance à sa cause comme lui fatiguée, quarante-huit ans après. Il restera enfermé. Pas de liberté sur parole.

Nous sommes imbibés par l’idée du meurtre et de la mort comme des chiffons, des poupées en chiffon que sont devenus, dans sa perception, les grands-parents morts du tueur américain. Les histoires de morts assénées occupent nos vies, nos consciences et nos in- ou sub- conscients ( Il y a peut-être un infra aussi). Le comptoir de réalité nous distribue du réel dans toutes ses formes et ses forces en pourvoyeur de faits morbides et insoutenables. Faut-il allez chercher ces faits dans les séries télévisées, sur la scène et à l’écran, sur les boulevards des bords de mer, dans l’histoire vraie, celle qui semble être survenue, que l’on reconstitue imparfaitement, voire encore dans notre quotidien social ou médiatique dont la violence nous saisit au corps, nous laisse exercer sur elle une fatale attirance?
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