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Milazzo, Sicile 22.07.2011 Créé le: 26.06.2016, édité le: 26.06.2016

A l’entrée du port de Milazzo, cette inscription: “Dimmi dove sei? Da sola al mondo sto morrendo.”
Dis-moi : où es-tu ? Je meurs seule au monde. Milazzo, trou de poussière sur la carte, est le parfait décor pour cette échange de solitudes.
Je viens de passer une belle nuit de sommeil dans une pension à 20 euros, spacieuse et propre. Non loin de là, le bar Pic-Nic, sorte de méga-source de bruit, s’appaise vers trois heures du matin. Tout le monde ici est vieux sauf les jeunes qui constituent 70% de la population. Entre ces deux tranches d’âges: rien. Pareil pour les arbres; grands beaux et vieux ou jeunes rabougris assoiffés.
De la pension, je suis passée au bistrot, puis chez le coiffeur “prego… grazzie…buongiorno”, errances parcourues à l’ombre, côté nord des trottoirs. Le but étant de passer la journée dehors jusqu’à ce que le skipper ait nettoyé de fond en comble le bateau réparé le moteur, le zodiac… Ma valise reste fermée, prête au cas où dois repartir faire mes vacances ailleurs. Je serai sur le port à 19h en même temps que les prochains vacanciers attendus sur le bateau.
Le soleil, contrairement à une idée répandue, ne fait pas ressortir les couleurs, mais les reliefs. Le bleu du ciel, le vert des arbres, l’horizon… tout le paysage semble délavé, fade et fatigué de la lumière. L’ombre, quant à elle, souligne les contours, abrite la fraîcheur, sculpte les façades et fait ressortir les balcons. L’ombre est l’élément précieux de l’été, huile essentielle de la vie. Elle disparaît à l’approche de l’hiver.

Le bistrot
Voilà trente minutes que le garçon hurle, vocifère en direction de sa patronne.
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