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Lettre (très) ouverte à ma fille Créé le: 01.04.2016, édité le: 01.04.2016

Ma chérie,

Tu vas bientôt quitter l’âge des friandises sucrées et découvrir celles de l’amour : je vais donc t’en parler dans un langage que tu connais.

Je suis persuadée que tu as déjà trouvé comment allumer ton roudoudou… Alors commençons par le Carambar, qui coûtait 5 centimes à mon époque. Quel plaisir de lécher, suçoter, mignoter ce baton dur, carré, qui peu à peu s’allonge, devient lisse, maléable, chaque sucée t’offrant son plein de saveur… Et bien vois-tu, pour moi, le Carambar, c’est l’amour solide du couple, une véritable alliance fondée sur l’attention à l’autre ; le temps passé ensemble rend souples, généreux, à la fois autonomes et ductiles.

Mais avant de l’atteindre, tu passeras sûrement par de nombreux Malabar : grosse boule de gomme qui occupe toute la bouche, mais dont le goût s’estompe, te fatigue rapidement. Tu prends, tu mâches, tu en tires le jus – et tu jettes. Ne t’attache pas à eux ; et si c’est l’autre qui te plaque, n’en fais pas un drame : ils sont sans importance, si ce n’est pour apprendre l’art, la manière - et le plaisir !- de la sucette à l’anis.
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