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© 2017 Jacques Defondval webwriter premium1448 vues

Créé le: 28.03.2016, édité le: 28.03.2016

Le soleil perçait difficilement les nuages et éclairait le séjour d’une lumière blanche qui ne chauffait pas. Olivier sirotait son café matinal en écoutant la radio et en observant la Place des Jacobins. Il était six heures trente et Lyon s’éveillait sous une météo exécrable qui durait depuis plusieurs jours et qui maintenait une température fraîche et humide malgré un mois de juin déjà bien entamé.
Hier soir, Yanis était venu le chercher comme toutes les semaines. Depuis six mois, comme un chrétien pratiquant qui regagne son église chaque dimanche, Olivier se rendait au club des Goudronneux. Le jeudi soir à vingt heures, Yannis venait le prendre avec sa voiture et ils passaient la soirée, toujours arrosée dans la grande salle du club avec les habitués.
Mais hier soir, les choses ne s’étaient pas bien passées. Théo, qui était déjà bien poivré en arrivant, avait continué à boire en parlant fort et en riant gras. Tout y avait passé, les femmes, les Belges, les négros et encore les femmes.
Olivier sentait l’agacement qui gonflait insensiblement en lui. Le lieu, l’ambiance, le fait que les auditeurs riaient, bon enfant, à ce ramassis d’humour épais, tout lui était déplaisant. À un moment, n’y tenant plus, il apostropha Théo :
— Hé, Théo, tu nous fatigues avec tes salades.
— Ooooh, mais c’est pas fini, poursuivit Théo gouailleur, j’en ai encore, tiens, celle-ci, vous ne la connaissez pas.



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