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© 2017 André Birse webwriter premium2796 vues

Robert Badinter, poème en rose, si j’ose Créé le: 07.12.2015, édité le: 11.12.2015

Il n’est plus de mystère en deçà de l’excellence de pensée et de comportement que vous nommez élégance et le geste suit. Je vous ai vu marcher dans la nuit avec prudence. Les murs aussi vous regardent. Vous avez parlé. Des mots renégats qui sautent dans les fleuves avec votre art accompli de la surveillance de ceux-ci, vos propos; des adresses aux autres, jurys, assemblées, auditoires et vous avez persisté. Je vous trouve admirable et cherche le trèfle à quatre feuilles qui vous aurait ressemblé.

Tout un discours. Au fond de la terre. Tout un discours secret privé de lumière et de feu que vous avez su rendre transparent et apaisant. Votre marche, sienne et vôtre, était légère dans ces premières nuits d’hiver. Vers les portes de la prison. L’allure fine. Excellence de comportement découpant le brouillard. Pas peu fier. Présence du père. Défiance des autres hommes. Les portes sourdes. Les mots abrutis qu’il faut entendre.

Vous y veniez mon frère. Frère de qui je peux. Inégalable duplicité de tous les tiers. La nuit prolonge ses recommencements et vous avez pensé. Il le fallait. Au regard de l’avenir. Les vivants refont la scène. Le crime est un aveu. Chaste serait le monde. Les clauses d’ignorance le sacralisent avec la précision voulue. L’intellectualité des vivants et de leur postérité n’est pas une vaine gageure. La scène est vide. Les cellules s’amenuisent dans la prison qui fait face à tous les cimetières. Les grands communicateurs y sont incarcérés. On dénote une certaine violence dans le monde. Après la guerre, il faut rempiler. Les mots sur les murs, les trottoirs ébahis, vos contradicteurs abasourdis aux mieux de leurs affaires.
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