Insérer un lien

Choisissez l'histoire et la page vers laquelle vous souhaitez faire pointer le lien

Insérer Annuler

© 2017 Mouche webwriter premium2520 vues

Qui vit d’espoir mourra de désir (nouvelle version) Créé le: 24.11.2015, édité le: 05.01.2016

Comme tous les matins, j’enfile mon uniforme – je suis liftière dans une banque cossue du centre-ville. Un deux-pièces bordeaux agrémenté d’un coquin chapeau de groom, il est seyant, mais aujourd’hui c’est mercredi et je prends tout particulièrement soin de ma toilette. De l’aiguille de mes hauts talons aux amples boucles de ma rousse chevelure, tout en moi est lissé, pomponné, parfumé. D’élégants bas aux reflets satinés soulignent le galbe de mes jambes élancées, laissant le haut de mes cuisses et mes fesses savourer la douceur du fourreau interne de ma jupe. Ma blouse en soie légère invite au contact, d’autant que mes seins, excités par anticipation, tendent à déborder de la fine dentelle de leur nid pigeonnant. Ma gorge est tendre, à peine soulignée par un collier de quartz qui lance quelques feux. J’ai soigné mon maquillage, mettant discrètement en valeur mes lèvres charnues, mes hautes pommettes, mes yeux noisette qui brillent d’impatience. Je me sens belle ; je suis prête. Il est 10h27 et, comme chaque mercredi, le voici.

Je l’attendais et pourtant mon cœur tressaille à son entrée dans le grand hall ; de mon abri, je m’emplis les yeux de sa beauté arabisante, fredonnant en silence « il était grand, il était beau, il sentait bon le sable chaud… ». Quel homme ! Je le vois approchant de sa démarche souple, tel un félin dont il a le poil noir, les yeux étincelants, l’attitude prédatrice. La pointe de sa langue parcoure ses lèvres pulpeuses avant de m’offrir ce fameux sourire qui toujours m’éblouit.
Page 1 sur 5 0 commentaire 1 2 3 4 5
r