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Il est tombé - juin Créé le: 02.11.2015, édité le: 02.11.2015

Qui aurais pu imaginer que nous étions sur un jeu de l’oie ? Un jeu immense à l’échelle de notre vie de tous les jours, mais vu d’en dessus. Comme les Dieux de l’Olympe qui manipulaient les marionnettes que nous sommes.

Dans un premier temps, il fallait régler l’urgence: réparer, opérer, décider rapidement, rester dans l’incertitude. L’hôpital d’urgence où tout le monde court et personne prend le temps de vous dire: “Asseyez-vous, racontez-moi qui vous êtes, que faites-vous ici, qui est dans la salle d’opération, que voulez-vous savoir?”
Nous étions dans l’ignorance de la gravité des conséquences de cet accident. Nous pension que mon père pouvait être sauvé, c’est à dire au moins rester en vie. Les médecins oeuvraient dans ce sens et nous avions l’espoir

Puis ce fût le combat pour aller mieux, sortir de la salle de soins continus pour rejoindre les chambres plus tranquilles. Chaque jour mon père allait un peu mieux, mais la valse des infirmières et des médecins entretenaient une confusion et une instabilité constante. Mon père en souffrait, lui, le méditerranéen qui s’attache, sociabilise, s’accroche à l’humain. Pour ces relations-là, il n’y avait pas de place. A force de trouer des ruses pour parler au médecin qui courrait d’un patient à un téléphone, nous avons pu obtenir des bribes d’informations. Ce fut un choc de recevoir un coup de fil justement, d’une infirmière qui nous demandait du jour au lendemain si nous pouvions donner notre accord pour transférer mon père à Bâle.
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