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© 2017 Nicolas Rochey webwriter premium1431 vues

Créé le: 09.10.2015, édité le: 09.10.2015

Ça a commencé par un nœud au ventre. Comme après un grand verre de Coca. Du genre “Rote un bon coup, faut que ça sorte !” J’ai roté, mais le nœud est resté.

Il faisait beau sur la route, en cette fin d’après-midi de mars, et je rentrai enfin chez moi après une journée difficile. Au fond de mon ventre j’ai senti une douleur pour la première fois. Pas courant, mais j’ai continué à avancer. J’ai roulé, j’étais crevé et je voulais juste m’écraser sur mon canapé.

Les filles étaient là, bruyantes et pleines de vie. C’est sûrement à ce moment que je leur ai dit pour la première fois : “Un peu moins fort, Papa est fatigué ! “.

Le lendemain, le nœud était toujours là ! Je venais d’entrer en DEFCON 4 … mais je n’en savais rien.

Après plusieurs semaines, je me suis résigné à aller voir mon médecin. “C’est pas vraiment une douleur, on dirai plutôt une bille sombre qui irradie”. “Stressé ?” m’a-t-il demandé. “Pas vraiment” j’ai répondu.

Évidement. J’imaginais le stress comme un état d’excitation anormal et en ce sens je n’avais rien qui ressemblait à de l’excitation. On tendait plutôt vers l’apathie, la résignation et le cynisme. “Pas vraiment”. Je n’ai rien ajouté.
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