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© 2017 Asphodèle webwriter premium2169 vues

Créé le: 28.09.2015, édité le: 28.09.2015

Regardez-moi. Vous le voyez cet arbre décharné qui a perdu toutes ses feuilles ? Parfait. A présent fermez les yeux, rappelez-vous bien de l’arbre et mettez-vous sur la pointe des pieds, là, comme ça. Vous pouvez ouvrir les yeux. Maintenant quand vous me regardez, vous voyez des enfants qui jouent autour du tronc, qui courent, qui crient. C’est ça la magie d’un miroir : sous un angle on vous offre une image très mélancolique, presque figée, et sous un autre, tout s’anime et prend vie.
Parce que quand on est un miroir, on reflète toutes sortes de choses. Quand je fais les marchés d’antiquités comme ces temps-ci, ça change tout le temps et c’est vraiment très vivifiant. Un jour je reflète une église de pierres blanches avec son clocher qui se dresse haut et ses quelques marches menant à une grande porte en bois surmontée d’une rosace. Mais si vous vous déplacez de quelques centimètres sur la gauche, c’est une banque que vous apercevrez, gros bâtiment de pierres massives censées donner une impression de sécurité, d’inébranlable. Ou alors si vous vous déplacez sur la droite, ce sera un centre commercial devant lequel foisonne la vie. On ne s’ennuie jamais sur les marchés, il y a toujours une multitude de choses qui se prêtent à la réflexion.
Et des gens aussi…
Des gens qui passent sans s’arrêter. Des gens qui flânent. Des gens qui auscultent mes dorures. Des gens qui font une halte un instant pour s’admirer. Des gens qui m’observent et murmurent «miroir, mon beau miroir…» et repartent le sourire aux lèvres.
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