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© 2017 Jacques Defondval webwriter premium2700 vues

Créé le: 15.09.2015, édité le: 22.12.2015

La vie de la psyché n’a besoin ni de l’espace ni du temps.
Elle fonctionne à l’intérieur de sa propre dimension qui est sans limite.
C. G. Jung

J’avais reçu la photo au soir du six mars. Il était déjà tard quand le message de Fabien avait tintinnabulé
sur mon écran.L’entête annonçait un peu pompeusement « Fenêtre sur une promesse ». J’avais jeté un
regard distrait sur la photo attachée qui présentait le reflet d’un arbre dans l’ancien miroir dont ma tante
avait voulu se débarrasser. Trois jours auparavant, j’avais appelé mon ami Fabien pour m’aider dans le
transport de cet objet encombrant mais qui m’était précieux. Fabien, toujours à l’affut d’une nouvelle
image, avait calé le miroir sur le trottoir devant mon appartement et prit une photo.
Il avait retravaillé l’original en la cadrant au plus près et en lui donnant une couleur sépia qui la rendait
un peu mélancolique. Ce que ne savait pas mon ami, c’est que derrière le reflet de cet arbre, trône le
souverain du parc.

Mais j’étais las et j’avais délaissé mon écran, j’avais besoin de dormir. Dans ces minutes incertaines
qui précèdent le sommeil, la photo de Fabien revint devant mes yeux. Dans la torpeur naissante, je
parcourais les branches et le tronc de l’arbre. Puis, mon esprit qui s’engourdissait se fixa sur la tache
floue qui apparaissait sur le bord gauche de l’image, essayant de voir ce qu’il ne pouvait distinguer.
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