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© 2017 André Birse webwriter premium2853 vues

L’éphémère qui jamais ne s’arrête Créé le: 24.05.2015, édité le: 15.10.2017

J’ai dû lire quelque chose, je ne sais où, à propos de Bob Dylan. Il parlait du Nord américain de son enfance qui ne lui aurait rien laissé sinon une vision. Nous aurions tous une vision qui émanerait du pays de l’enfance. Peut-être bien. Chez Dylan, il y a de la densité, c’est sûr, du talent, de la constance et de la réserve. Tout est dit. Par lui, pour lui, à travers lui. Il a une façon de nous ignorer qui nous parle. Nous en ferions de même. Il est « song writer », auteur de chansons, et s’est produit cette semaine dans l’une des dernières émissions de David Letterman, un show qui a fait fureur tard le soir à New-York, durant trente ans soit depuis longtemps.

Dylan est allé chanter deux ou trois fois dans cette émission.  Cette fois-ci, il a accepté, chose rare, de faire une apparition, le temps d’une chanson qu’il n’a pas écrite mais qu’il vient d’enregistrer en reprenant des standards de Frank Sinatra. Une chanson sombre dans un décor  qui l’est plus encore sur le thème de la nuit et du jour qui ne semble pas devoir revenir. Il ne tenait pas en place devant son micro entre ses couplets. Après avoir chanté, il a attendu que le présentateur le salue et s’en est allé. Distant, silencieux. Drôle de type, ce Bob Dylan. Peu à l’aise dans sa gloire. Mais il revient à nous par constance et par surprise et traverse nos vies. J’aime ce qu’il fait et ce qu’il est sans le comprendre. Au début cette expression était absolument conforme à la réalité. Aujourd’hui, elle l’est moins, vu ma connaissance progressive de l’anglais, pas du sien, si étrange avec tous les mots qui lui passent par l’esprit, mais d’un anglais de base qui me permet de le déchiffrer, avec l’aide des traducteurs avertis et disponibles sur le marché et sur la toile.
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