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© 2017 Thierry Villon webwriter premium2395 vues

Créé le: 24.04.2015, édité le: 29.04.2015

Dans ma cabine ensoleillée, les nuages m’entourent de leur blancheur immaculée. Je pourrais les toucher. Il me suffirait de tendre la main.
Je tire un petit peu sur le manche, pour me sentir sur une nappe, 3000, 3500, 4000, c’est suffisant.

Je me penche un peu pour voir en bas. Entre les nuages, la terre m’apparaît par endroits, verte ou brune, ou toute bleue quand elle dévoile de l’eau. Voler un peu trop loin n’est pas la solution.

Je vire et tourne en rond au-dessus de ce terrain. La manche à air est dégonflée. Le calme est plat, le lac immobile, le ciel serein. Mes cadrans sont stables, rien à dire, mélange pauvre, économie de carburant, vol régulier, sensations paisibles.

Je ne reste pas longtemps à faire des ronds, car la radio me signale qu’un fou arrive derrière moi, plein SW, et qu’il me faut sans tarder dégager l’aire de descente.

J’amorce un petit virage court qui a le don de me soulever le cœur. Mais produit aussi en moi une sensation que j’apprécie, qui me fait me sentir vivant, je vibre avec la voilure, je communie avec les hélices. Voilà, Papa Tango Western a toute la place pour lui.
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