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© 2017 André Birse webwriter premium2441 vues

Grand prix du silence Créé le: 27.03.2015, édité le: 27.03.2015

Je l’ai revu. Son silence est le même. De lui, de ses tréfonds, il ne dit rien.
Bien sûr, nous avons parlé de tout et de rien justement. Mais ce tout est
impressionnant sans parler du rien qui est si présent, en abîme. Il ne l’admettra pas,
n’entrera pas en matière. Il aura ses sujets, son champ libre. La politique et la formule
un. Ses prédilections. Enfin, ses prédilections verbales, formelles ses sujets de surface.
Là où il semble vivre. Les chiffres, les noms, les classements et les votations tout cela
sera dit, exprimé. Assertif, descriptif, il ne cède rien. Il est lui-même. C’est bien. J’ai essayé.
Je ne devrais pas, mais j’ai essayé. Il ne faut ni provoquer ni surprendre dans ces cas-là,
mais suggérer, prolonger. Aller dans son sens comme on dit. Une narration ininterrompue
et factuelle exclusivement. Les faits les uns après les autres, chronologiquement.
Logiquement. L’histoire se défait, se déroule, emplit l’espace relationnel.
Il reprendra bien son souffle. Chaque mot est prononcé avec une apparente sérénité
mais le tout, la phrase, la suite des phrases, leur accumulation, le tout devient envahissant.
C’est bien ça, il m’étouffe avec son vide. Je dis cela amicalement, référence faite au temps
où l’échange avait lieu. Un espace libre était créé. Une disponibilité par le silence, la nuance,
l’humour, l’espoir, relationnel. La présence sociale. Un élan. Parler pour ne rien dire est une
expression peu judicieuse à son propos. Ce qu’il dit a tout son sens, dit quelque chose.
Parler pour ne pas dire, pour taire, serait plus opportun. Prononcer un mot clairement.
Eviter toute hésitation. C’est un ajustement des mots, une ribambelle de vocables,
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