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© 2017 André Birse webwriter premium3147 vues

Sharon Tate ou le droit à l’absence d’image (violation) (1) Créé le: 21.02.2015, édité le: 06.09.2015

Sharon Tate fut assaillie par un vampire dans son bain en 1967. Demain dimanche au ciné-club : Le bal des vampires, film de Roman Polanski, qui l’épousa après l’avoir dirigée sur ce tournage. Une comédie paraît-il. Le 9 août 1969, elle fut assassinée avec des amis par Susan Atkins et ses complices dans sa maison de star près de Los Angeles. Ce crime de groupe par un groupe, commis dans la fureur et l’extase psychédéliques effraya les lecteurs des tabloïds du monde entier. J’étais enfant. J’avais onze ans. Je lisais ces articles et les déclarations jubilatoires des assassins femmes et hommes. Sharon Tate était belle, tranquille sur ses portraits publiés, très présente dans la presse de boulevard, mais tuée dans le texte et dans la vie. Susan Atkins était jeune, hippie diabolique, incarcérée. Le temps en prison a passé. A l’air libre aussi. Susan Atkins n’en est jamais sortie. Elle est morte en 2009. Lors du procès, auquel elle s’est rendue en chantant, elle avait tenu des propos choquants de banalité meurtrière, et par leur inconscience, puis d’autres quarante ans plus tard, plus respectables et repentants, lors d’une interview donnée à une star de la télé avant de mourir dans l’ombre de son centre pénitentiaire. Tout au long de l’exécution de sa peine, elle a souffert émotionnellement. Sans pardon. En 1969, vu de l’enfance, ce crime paraissait indépassable par son horreur et l’atroce plaisir des assassins heureux d’avoir tué. Quelque chose d’épouvantable s’était passé dans une maison, très lointaine, inaccessible, une scène inhumaine préparée pour susciter notre effroi par journaux interposés. Presque pas vrai. Enfant, je le lisais ainsi.
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