Insérer un lien

Choisissez l'histoire et la page vers laquelle vous souhaitez faire pointer le lien

Insérer Annuler

© 2017 AnneB2259 vues

Créé le: 11.08.2014, édité le: 11.08.2014

Pour chacun d’entre nous, la mère est la personne la plus important au monde, celle qui vous protège de tous les maux ambiants. Il est très révélateur de voir des vieillards arrivés à la fin de leur vie appeler maman comme si cette présence pouvait les éloigner de la mort.
J’ai eu avec ma mère une relation privilégiée. Non seulement elle m’a donné tout son amour, mais elle m’a permis de m’approprier un passé que je connais grâce à elle.
Maman était née en 1898, l’année où Elisabeth d’Autriche fut assassinée. C’était la fin des empires. Adolescente, elle vécut la guerre de 14-18. Elle me racontait à quel point cette boucherie avait aussi été un traumatisme psychologique. Avec les progrès industriels, avec de plus en plus d’aisance dans les classes favorisées, il régnait un sentiment diffus que le progrès apporterait le bonheur à l’humanité. Et l’on s’apercevait que ledit progrès n’en était pas un et que l’homme restait aussi barbare qu’il l’avait toujours été.
La mère de maman, Sonia, était polonaise du temps où la Pologne n’existait pas. Elle avait fait des études de médecine, s’était mariée, vivait à Vienne et avait eu deux petites filles, Vera, ma mère, et Lily, sa sœur. Comme les ménages bourgeois, mes grands-parents avaient un nombreux personnel, mais Sonia estimait que si elle voulait être bien servie, il fallait qu’elle-même sache comment les choses se faisaient et elle avait alors appris à faire la cuisine. Malheureusement mon grand-père Sigmund Fuchs souffrait de diabète, ce qui le rendait particulièrement irritable et il s’énervait contre ses filles qui étaient trop bruyantes dans leurs jeux. Vera avait l’impression qu’on ne l’aimait pas.
Page 1 sur 9 0 commentaire 1 2 3 ... 7 8 9
r