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© 2017 D. webwriter premium3556 vues

Créé le: 26.09.2013, édité le: 26.09.2013

J’aurais dû faire marche arrière, peut-être. Peut-être qu’il aurait fallu prendre en considération le fait que rien n’avait changé. Que tes démons tapis dans l’obscurité, attendaient seulement le moment propice pour me sauter à la gueule et dévorer ce qu’il restait de mes illusions.

J’aurais du, sûrement. Mais le conditionnel suggère un si et ne devient opérant que lorsque les conditions sont réunies. Or, elles ne l’étaient pas. J’aurais fait marche arrière SI une issue salvatrice s’était présentée de l’autre côté. J’aurais fait marche arrière SI je n’avais pas eu le goût du risque, SI la peur m’avait empêchée de croire encore, SI je n’étais pas restée complètement accro. J’aurais fait marche arrière SI je ne t’avais pas dans la peau. Mais avec des si…

Avec des si, je nous aurais bâti un univers où l’hypothétique n’aurait pas lieu d’être. Vivre aurait été facile, à la portée de tous, mais surtout de la notre. L’histoire ne serait pas ce qu’elle est. Elle aurait pris une tournure plus enchantée et on aurait refermé le livre le sourire aux lèvres, le cœur léger. Digne des meilleurs contes de fée. Sauf qu’un détail fout tout en l’air… Les si et les contes de fées tirent leurs origines de l’imagination, source d’inspiration infaillible quant il est question de refaire le monde. Parce que celui-ci ne suffit plus, ne satisfait pas et que l’esprit humain a le besoin viscéral de concevoir un plan B à la réalité.

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